CROSS HENRI EDMOND DELACROIX dit HENRI (1856-1910)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

« Mais n'est-il pas possible d'instituer un tableau de façon précise et consciente ? — M. Georges Seurat en prit l'initiative et en établit les termes dans son tableau Un dimanche à la Grande Jatte (1884-1886). » Félix Fénéon a défini ainsi le départ du néo-impressionnisme, et Henri Cross allait devenir, après sa rencontre avec Seurat et Signac, l'un des principaux adeptes de ce mouvement. Il s'agissait de donner une base scientifique, appuyée sur l'étude approfondie des phénomènes optiques, à cette division des tons que les impressionnistes, eux, avaient pratiquée d'instinct. Cette recherche convenait à sa nature, dont il a lui-même donné la caractéristique : « Dans la création, il y a, à côté de l'instinct, une grande part de volonté, et la volonté ne peut s'appuyer que sur une base précise. Cette précision m'occupe. Je la cherche dans les lois du contraste des teintes. Je ne me laisse pas aller à trop raisonner, je crois au contraire que c'est ce qui me manque le plus. Mes sensations, par suite de la qualité de mon tempérament demandent la grammaire, la rhétorique et la logique. » Un rêveur, un imaginatif bien décidé à refréner sa sensibilité sans toutefois tomber dans le dogmatisme, tel aura été ce peintre. Et ce sont finalement ses qualités d'indépendance, sa liberté vis-à-vis du sujet, l'éclat de ses couleurs « pointillistes » qui devaient, avec l'art de Signac, favoriser l'évolution de Matisse. Ses paysages et ses marines d'Italie et du midi de la France (Les Îles d'or, musée d'Orsay, Paris) donnent une impression de douceur et d'harmonie. Plus que la science de ses couleurs, c'est bien leur finesse et leur ondulation dans la lumière qui touchent le spectateur.

Les Îles d'or, Henri-Edmond Cross

Les Îles d'or, Henri-Edmond Cross

photographie

Henri-Edmond Cross, Les Îles d'or, 1891-1892. Huile sur toile, 59 cm × 54 cm. Musée d’Orsay, Paris. 

Crédits : Josse/ Leemage/ Corbis/ Getty Images

Afficher

—  Antoine TERRASSE

Écrit par :

Classification


Autres références

«  CROSS HENRI EDMOND DELACROIX dit HENRI (1856-1910)  » est également traité dans :

FAUVISME

  • Écrit par 
  • Michel HOOG
  •  • 4 010 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les sources du fauvisme »  : […] L'accord est loin d'être fait sur les sources proches ou lointaines du fauvisme. La plupart des fauves ont laissé entendre – l'exemple de Van Gogh, trop évident pour être nié, étant excepté – qu'ils s'étaient formés à peu près seuls. Certes, le fauvisme est d'abord la libre expression d'un tempérament et une influence n'est subie qu'autant qu'on y est prêt. Il n'en reste pas moins que les fauves […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fauvisme/#i_14207

NÉO-IMPRESSIONNISME

  • Écrit par 
  • Pierre GEORGEL
  •  • 1 312 mots
  •  • 6 médias

Mouvement dont l'activité s'affirme avec le plus de cohérence entre 1885 et 1890 environ, et dont Seurat , Signac , Cross, Angrand et Camille Pissarro sont, en France, les principaux représentants. Le néo-impressionnisme se définit d'abord, comme son nom l'indique, par rapport à l'impressionnisme ; mais « néo » est un préfixe ambigu : il indique une renaissance, ce qui signifie à la fois mort et h […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-impressionnisme/#i_14207

Pour citer l’article

Antoine TERRASSE, « CROSS HENRI EDMOND DELACROIX dit HENRI - (1856-1910) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 01 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cross-henri-edmond-delacroix-dit-henri/