CROIX-DE-FEU

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« L'association des combattants de l'avant et des blessés de guerre cités pour action d'éclat », dite « les Croix-de-Feu et Briscards », est créée en 1927 par l'homme de lettres Maurice d'Hartoy pour unir les anciens combattants titulaires de la croix de guerre dans une « grande force antirévolutionnaire et antidéfaitiste ». Elle est en fait au service de François Coty, chevalier d'industrie, parfumeur, directeur du Figaro, rêvant d'être un Mussolini français. Poussé par l'entourage du maréchal Foch, François de La Rocque entre au comité directeur (décembre 1931) pour éviter un tel fourvoiement. En avril 1932, il devient président général du « mouvement Croix-de-Feu », qui associe aux anciens combattants les générations d'après guerre, rassemblées dans les « Fils et Filles de Croix-de-Feu », puis dans les « Volontaires nationaux ». L'ensemble, à partir de 1933, se transforme en Regroupement national. Leur origine, leur organisation poussée et leur discipline font penser à des formations paramilitaires, entretenues dans un état d'alerte face aux « ennemis de l'ordre ». Dans les faits, les membres ne sont pas armés, ne portent pas d'uniformes, et se dérobent souvent aux différentes formes de la guerre de rue. Leur hebdomadaire, Le Flambeau, et ses nombreuses éditions de province constituent un des premiers réseaux de propagande politique. De 35 000 membres au moment du 6 février 1934, le mouvement Croix-de-Feu passe à 60 000 à la fin de 1934, à 800 000 au printemps de 1936, hommes, femmes et adolescents. En juin 1936, le gouvernement de Front populaire prescrit sa dissolution en tant que « ligue armée », Léon Blum ayant donné de ce terme une définition assez large. La Rocque peut alors envisager une activité politique hors de la mouvance combattante, avec la création du Parti social français.

Front populaire, 1936

Front populaire, 1936

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En 1934, le Parti communiste français, dirigé par Maurice Thorez, change de stratégie. À la suite de la violente manifestation des ligues, le 6 février 1934, la gauche française identifie les anciens combattants Croix-de-Feu du colonel de La Rocque au fascisme, et se mobilise. Poing levé,... 

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—  Jacques NOBÉCOURT

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«  CROIX-DE-FEU  » est également traité dans :

LA ROCQUE FRANÇOIS DE (1885-1946)

  • Écrit par 
  • Jacques NOBÉCOURT
  •  • 496 mots
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Fils de général et frère d'officiers, François de La Rocque sort de Saint-Cyr en 1907. Durant la Première Guerre mondiale, il se trouve dans l'Atlas marocain. Grièvement blessé, en 1916, il rejoint le front de France. Après un passage à l'état-major du maréchal Foch, il suit Weygand en Pologne, au cours de la campagne contre l'Armée rouge, puis Pétain dans le Rif. Il revient en France et démission […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-de-la-rocque/#i_3592

PARTI SOCIAL FRANÇAIS (P.S.F.)

  • Écrit par 
  • Jacques NOBÉCOURT
  •  • 686 mots

Créé le 29 juin 1936 sur les traces du mouvement Croix-de-Feu, dissous en vertu de la loi du 10 janvier 1936 interdisant les « ligues » qualifiées de paramilitaires, le Parti social français (P.S.F.) devient à la veille de la Seconde Guerre mondiale le premier parti de masses dans l'histoire de la République, dépassant le Parti communiste, avec bien plus d'un million de membres, en dépit des assau […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parti-social-francais/#i_3592

Pour citer l’article

Jacques NOBÉCOURT, « CROIX-DE-FEU », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/croix-de-feu/