CERVEAU ET LANGAGE ORAL

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Bases cérébrales de la perception de la parole chez l’adulte

Concernant l’anatomie fonctionnelle de la perception de la parole, sa spécificité par rapport à la perception d’autres sons complexes n’apparaît qu’en aval de la mise en jeu de l’aire auditive primaire située, dans chaque hémisphère, au sein du gyrus de Heschl qui contient le cortex auditif primaire.

Les aires du cortex cérébral impliquées dans la perception de la parole

Les aires du cortex cérébral impliquées dans la perception de la parole

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Vue du cerveau dans laquelle le lobe frontal gauche et une partie du lobe pariétal gauche ont été sectionnés, révélant ainsi la face supérieure du lobe temporal gauche. Le cortex auditif primaire dans lequel les informations auditives parviennent à partir des voies auditives est situé dans... 

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Au sein de ce cortex auditif primaire, on trouve de multiples cartes « tonotopiques » codant pour telle ou telle gamme étroite de fréquences sonores. Après cette étape, on pense que le signal de parole est traité selon un gradient antérolatéral dans des régions du cortex auditif associatif. Cette progression traduirait la combinaison progressive d’éléments auditifs de bas niveau en percepts de plus en plus complexes, de type phonologique.

Chez une majorité d’individus, le cortex temporal postérieur et supérieur (appelé planum temporale) et le cortex frontal inféro-postérieur sont de surface plus grande dans l’hémisphère gauche que dans le droit. Cette asymétrie est interprétée comme facilitant le traitement du langage oral par l’hémisphère gauche. Cependant, la latéralisation à l’hémisphère gauche des processus de perception auditive de la parole pose question. La région antérieure du gyrus temporal supérieur (GTS) et du sillon temporal supérieur (STS) des deux hémisphères est en effet souvent considérée comme impliquée dans la perception de la parole. La latéralisation gauche de processus cruciaux pour le langage s’exprimerait seulement dans certains contextes : lorsqu’ils contraignent le type de traitement de l’information, ou lorsqu’ils impliquent certains aspects psychophysiques du stimulus. Ainsi, les transitions auditives rapides sont traitées de manière privilégiée par la région gauche. La région droite, de son côté, serait plus sensible aux variations lentes au sein du spectre sonore, rendant compte notamment de son rôle dans le traitement des éléments prosodiques de la parole et de la voix.

Décours temporel des ondes électriques cérébrales impliquées dans le codage de la parole

Décours temporel des ondes électriques cérébrales impliquées dans le codage de la parole

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En a, le cerveau peut coder des variations très rapides des ondes sonores correspondant à la prononciation des syllabes ; une très fine différence distingue les deux phonèmes /p/ et /b/ qui tient à la présence d’une brève émission de son laryngé (pendant environ 30 ms) avant... 

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Par analogie avec les deux voies de traitement dans le système visuel, [...]


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Les aires du cortex cérébral impliquées dans la perception de la parole

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Décours temporel des ondes électriques cérébrales impliquées dans le codage de la parole

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Les deux voies de la compréhension de la parole

Les deux voies de la compréhension de la parole
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Les principales aires du langage à la surface du cortex de l’hémisphère cérébral gauche

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Écrit par :

  • : professeur de neurologie, université de Lausanne (Suisse), directeur de recherche à l'INSERM

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Jean-François DÉMONET, « CERVEAU ET LANGAGE ORAL », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cerveau-et-langage-oral/