BRASSINOSTÉROÏDES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

En 1970, était identifiée, à partir de 226 kg de pollen de colza, une substance capable de provoquer l'élongation et la division des cellules de la tige chez le haricot (un effet qui avait fourni le bioessai nécessaire pour suivre la purification de cette substance). Il s'agissait d'un nouveau stéroïde, le brassinolide ; ensuite, plus de trente composés apparentés furent isolés, qui constituent la famille des brassinostéroïdes. Ils ont été retrouvés dans de nombreux organes végétaux, mais à des concentrations plus faibles que dans le pollen.

Leur rôle physiologique vient d'être élucidé à partir de l'étude de mutants nains de l'arabette (Arabidopsis thaliana), caractérisés également par une baisse de la dominance apicale, la présence de chlorophylle dans les racines, etc. (J. Li et al, « A Role of Brassinosteroids in Light Dependent Development » in Science, 272, pp. 398-401, 1996).

Deux de ces mutations (det2 et cpd) affectent des gènes codant respectivement pour une 5α-réductase et une 23-hydroxylase, deux enzymes de la biosynthèse du brassinolide. L'administration de brassinolide à ces mutants (M. Szekeres et al, « Brassinosteroids Rescue the Deficiency of CYP90 », in Cell, 85, pp. 171-182, 1995) est capable de rétablir leur croissance normale, ce que ne peut faire aucune des autres hormones végétales testées. La même substance provoque également une augmentation rapide de l'activité de la xyloglucane endotransglycosylase (XET), une enzyme impliquée dans les mécanismes d'élongation des cellules végétales (elle augmente la plasticité de leur paroi cellulosique).

—  René LAFONT

Écrit par :

Classification


Autres références

«  BRASSINOSTÉROÏDES  » est également traité dans :

COMMUNICATION CELLULAIRE

  • Écrit par 
  • Yves COMBARNOUS
  •  • 6 579 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Contrôle du développement et de la reproduction »  : […] Les phytohormones (hormones végétales) participent au développement des différents organes des plantes puis à la coordination de leurs fonctions ainsi qu’aux communications avec d’autres organismes. Ainsi l’auxine, les cytokinines, l’acide abscissique (ABA), les brassinostéroïdes, l’éthylène, les gibbérellines, l’acide jasmonique, les strigolactones, le florigène et peut-être d’autres encore part […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/communication-cellulaire/#i_23726

Pour citer l’article

René LAFONT, « BRASSINOSTÉROÏDES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/brassinosteroides/