ALARCOS BATAILLE D' (18 juill. 1195)

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Dans les guerres entre les royaumes chrétiens d'Espagne et le califat des Almohades, la bataille d'Alarcos marque l'apogée de la puissance du califat sur al-Andalus, l'Espagne musulmane. En 1190, le calife almohade Abū Yūsuf Yaqūb avait imposé un armistice aux rois chrétiens de Castille et de León, après avoir repoussé leurs attaques sur les possessions musulmanes en Espagne. À l'expiration de la trêve, vers 1194, Alphonse VIII, roi de Castille, envahit la province de Séville, ce qui détermine Abū Yūsuf à quitter sa capitale nord-africaine, Marrakech, en vue d'une expédition contre les chrétiens. La bataille se déroula à proximité de la forteresse d'Alarcos (Al-Arak). Les Castillans parviennent à surprendre l'avant-garde musulmane ; mais, ayant sous-estimé la puissance de l'armée des Almohades, ils sont sévèrement vaincus par Yaqūb, qui a reçu l'appui de la cavalerie du Castillan Pedro Fernández de Castro, ennemi personnel d'Alphonse. Le roi et son armée s'enfuient vers Tolède et Alarcos, tandis que Yaqūb retourne en triomphe à Séville. Il y prend le titre d'al-Mansūr Billāh (« le Victorieux par Dieu »). Des années durant, malgré le soutien apporté par le roi d'Aragon, Alphonse se montrera toujours réticent à l'idée d'affronter les Almohades, alors qu'ils poussent leur avance sur ses terres, prenant Montánchez, Trujillo, Santa Cruz ainsi que Talavera, et vont jusqu'à détruire les vignobles de Tolède.

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« ALARCOS BATAILLE D' (18 juill. 1195) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 29 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/bataille-d-alarcos/