GIRARDOT ANNIE (1931-2011)

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Née à Paris, le 25 octobre 1931, Annie Girardot commence à suivre les cours du Conservatoire à l'âge de dix-huit ans, tout en se produisant dans des cabarets, comme La Rose rouge et Le Lapin agile, et des revues, notamment avec la troupe de Robert Dhéry. Sortie, avec deux prix, du Conservatoire en 1954, elle est engagée à la Comédie-Française qu'elle quittera en 1957. Après de modestes apparitions dans deux films en 1950, elle fait, en 1955, ses débuts à la télévision et au cinéma, où, après quelques rôles secondaires, elle s'impose face à Jean Gabin dans le rôle de l'épouse prête à tout de Jean Desailly dans Maigret tend un piège, de Gilles Grangier (1957). Elle confirme son talent, doublé d'une extraordinaire présence magnétique à l'écran, en partie due à sa beauté, dans Rocco e i suoi fratelli (Rocco et ses frères) de Luchino Visconti (1960) qui l'avait dirigé peu auparavant sur scène, en 1958, au Théâtre des Ambassadeurs à Paris, dans Deux sur la balançoire, de William Gibson.

Au cours de la décennie suivante, Annie Girardot conforte son statut de vedette, tournant dans près de quarante films, alternant films d'auteur et films commerciaux, films comiques et films dramatiques, films français et films italiens ; ainsi, La Proie pour l'ombre d'Alexandre Astruc (1960), Le Bateau d'Émile de Denys de La Patellière (1961), Le Vice et la vertu de Roger Vadim (1962), I Compagni (Les Camarades) de Mario Monicelli (1963), La Donna scimmia (Le Mari de la femme à barbe) de Marco Ferreri (1963), Trois Chambres à Manhattan de Marcel Carné (1965), qui lui vaut un prix d'interprétation à la Mostra de Venise, Vivre pour vivre de Claude Lelouch (1967), qui lui vaut un prix d'interprétation au festival de Mar del Plata, Dillinger est mort de Marco Ferreri (1969).

Forte [...]

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Écrit par :

  • : critique et historien de cinéma, professeur d'histoire du cinéma

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CAYATTE ANDRÉ (1909-1989)

  • Écrit par 
  • André-Charles COHEN
  •  • 810 mots

Essentiellement connu pour ses films-plaidoyers en faveur d'une justice plus sereine, le réalisateur – avant Justice est faite qui inaugura en 1950 ce cycle d'œuvres « au service de grandes causes humanitaires » – avait tourné de nombreux films de prestige, avec les toutes grandes vedettes de l'époque, dans le contexte du cinéma de l'Occupation. A […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-cayatte/#i_50059

Pour citer l’article

Alain GAREL, « GIRARDOT ANNIE - (1931-2011) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/annie-girardot/