PRÉJEAN ALBERT (1898-1979)

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Le nom d'Albert Préjean est étroitement associé au cinéma du samedi soir des années 1930. Comédien extrêmement populaire de l'avant-guerre, chanteur, voire cascadeur, il sut au mieux utiliser ses dons, les adaptant avec modestie à l'évolution des techniques cinématographiques. Sa personnalité simple et directe permit l'identification totale du spectateur, et cela en une période où le mythe de la star était soigneusement entretenu.

À mi-chemin entre Gabin et Belmondo, le comédien débuta dans Les Trois Mousquetaires en 1921 et acquit très vite la notoriété grâce aux films de René Clair, Paris qui dort et Le Fantôme du Moulin Rouge, et de Jacques Feyder, Les Nouveaux Messieurs. Les divers métiers qu'il avait exercés, son côté « homme de la rue », « parisien » façon Aimos, enrichirent ses premières prestations à l'écran. Mais ce fut surtout Sous les toits de Paris, à l'aube du parlant, qui lui permit d'exploiter son personnage de « mauvais garçon au grand-cœur » et surtout de « jeune premier » capable de chanter et de bien « bouger »... Dans la même veine, il interpréta le rôle de Mackie dans la version française (de G.-W. Pabst) de L'Opéra de quat'sous (1930), au côté de Florelle, actrice du même style.

C'est avec une autre comédienne – Danielle Darrieux – qu'il allait former un couple idéal. Il fut son partenaire dans La crise est finie de Robert Siodmak (1934), qui illustrait bien une certaine conception de la vie et du métier en cours à l'époque – quel que soit le contexte, il faut être un « battant », un optimiste –, dans Quelle drôle de gosse (1935) et dans L'Or dans la rue (1936). Le couple Préjean-Darrieux représentait en Europe ce que le couple Dick Powell-Ruby Keeler incarnait aux États-Unis : il créait une diversion dans un contexte de crise et donnait l'image d'un bonheur simple à la portée de tout un chacun.

Avant la Seconde Guerre mondiale, Albert Préjean eut encore quelques rôles intéressants dans Jenny, où Marcel Carné l'u [...]


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SOUS LES TOITS DE PARIS, film de René Clair

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  • Michel MARIE
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En 1927, Le Chanteur de jazz ( The Jazz Singer ) d'Alan Crosland, avec Al Jolson comme vedette, remporte le premier grand succès international du cinéma sonore et parlant, bien que les dialogues y soient de très courte durée (deux minutes). Le film est distribué à Paris fin 1929 après avoir triomphé aux États-Unis. La même année, le cinéma français ne peut présenter que huit films sonores et accu […] Lire la suite

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André-Charles COHEN, « PRÉJEAN ALBERT - (1898-1979) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/albert-prejean/