ACCÉLÉROMÈTRES SPATIAUX

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Satellite Goce de l'E.S.A.

Satellite Goce de l'E.S.A.
Crédits : AOES-Medialab/ ESA

photographie

Gradiomètre du satellite Goce

Gradiomètre du satellite Goce
Crédits : AOES-Medialab/ ESA

photographie

Mission Grace de la N.A.S.A.

Mission Grace de la N.A.S.A.
Crédits : University of Texas Center for Space Research/ NASA

photographie


Le 17 mars 2009, un lanceur germano-russe Rockot décolle du cosmodrome de Plesetsk, dans le nord de la Russie, non loin du cercle polaire, et injecte sur une orbite terrestre très basse Goce, premier des satellites Earth Explorer du programme Living Planet de l'Agence spatiale européenne (E.S.A.). Ce programme scientifique d'observation de la Terre est particulièrement fourni : développées dans les laboratoires et chez les industriels européens, ses missions concernent l'atmosphère, ses vents, ses masses nuageuses, la biosphère, l'hydrosphère, la cryosphère, les phénomènes internes et, bien entendu, le climat et son évolution, avec toujours en arrière-pensée les interactions entre l'homme et sa planète.

La mission Goce

Goce est l'acronyme de Gravity field and steady-state Ocean Circulation Explorer, que l'on pourrait traduire par « Explorateur du champ de gravité et de la circulation océanique ». Ce satellite, d'une masse de 1 050 kilogrammes au lancement, est remarquable à bien des égards. Sa forme, tout d'abord, est presque aérodynamique : sa longueur, supérieure à 5 mètres, semble disproportionnée par rapport à sa section efficace, d'à peine 1,1 mètre carré. Ses deux panneaux solaires et ses deux empennages arrière ont été conçus pour stabiliser naturellement son attitude grâce aux couples aérodynamiques qu'ils engendrent. En effet, au-dessous de 600 kilomètres d'altitude environ – celle-ci dépend de l'activité solaire et du rapport section efficace sur masse du satellite –, la traînée aérodynamique devient prépondérante par rapport aux forces de pression de radiation que les satellites subissent. À 270 kilomètres d'altitude, cette traînée peut atteindre des niveaux plus de cent fois supérieurs et il est essentiel de préserver la vitesse du satellite par l'action continue de deux propulseurs ioniques placés à l'arrière, pour éviter qu'il chute rapidement et ne termine sa vie trop tôt, en se consumant dans les basses couches de l'atmosphère. Goce a en effet été placé sur une orbite très [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 8 pages




Écrit par :

  • : directeur du département Mesures physiques à l'Office national d'études et de recherches aérospatiales, Châtillon
  • : docteur, habilité à diriger des recherches, maître de conférences à l'université Paul-Sabatier, Toulouse

Classification

Voir aussi

Pour citer l’article

Pierre TOUBOUL, Raphaël F. GARCIA, « ACCÉLÉROMÈTRES SPATIAUX », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/accelerometres-spatiaux/