Écrivains de langue arabe classique, Moyen-Orient


‘ABBĀS IBN AL-AḤNAF AL- (748 env.-env. 808)

  • Écrit par 
  • Régis BLACHÈRE
  •  • 434 mots

À la différence des autres poètes de son temps, al-‘Abbās s'est refusé à n'être qu'un amuseur ou un panégyriste. Il est plutôt le chantre de l'amour, de l'espérance qui le voit naître, des déchirements qui le voient finir. Toutefois cet élégiaque demeure dans les limites de l'« esprit courtois » dont il est, après Bassār, et bien plus que Muslim, le représentant le plus parfait.Issu d'une famille […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-abbas-ibn-al-ahnaf/#i_0

‘ABD AL-ḤAMĪD IBN YAḤYĀ (VIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Gérard LECOMTE
  •  • 973 mots

La célébrité de ‘Abd al-Ḥamīd tient au fait qu'il est le premier « secrétaire » dont l'existence historique soit confirmée par une œuvre littéraire passant pour l'une des premières manifestations de la littérature arabe en prose.La dynastie omeyyade qui, en 661 de notre ère (41 de l'hégire), prend la direction de la communauté islamique et choisit Damas pour c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abd-al-hamid-ibn-yahya/#i_0

ABŪ FIRĀS AL-ḤAMDĀNĪ (932-968)

  • Écrit par 
  • André MIQUEL
  •  • 693 mots

Sans doute l'exil compte-t-il au nombre des grandes voix de la poésie universelle. Le mérite d'Abū Firās fut de renouveler, sur ce mode, les thèmes traditionnels du lyrisme arabe, ou du moins certains d'entre eux. Ses accents très personnels, remarquablement accordés à une brève existence de bravoure et de malheurs, lui ont valu, dès le Moyen Âge qui le bapt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-firas-al-hamdani/#i_0

ABŪ L-‘ALĀ' AL-MA‘ARRĪ (979-1058)

  • Écrit par 
  • André MIQUEL
  •  • 1 764 mots

Le poète aveugle de l'Islām, Abū l-‘Alā' al-Ma‘arrī, fait entendre, vers l'an 1000, une voix singulière : misanthrope et réformateur, musulman sincère et penseur audacieux, détaché des honneurs officiels et passionné de gloire personnelle, le personnage est à coup sûr attachant, unique en tout cas dans la littérature arabe, même si ses accents retrouvent, dans l'histoire de la pensée universelle, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-l-ala-al-ma-arri/#i_0

ABŪ L-‘ATĀHIYA (747 env.-env. 825)

  • Écrit par 
  • Régis BLACHÈRE
  •  • 1 430 mots

« Tête folle », sobriquet sous lequel est resté célèbre un des plus purs lyriques en langue arabe, de son nom Ism̄‘il ibn al-Qāsim, né à Coufa avant 747 (129 de l'hégire) et mort à Bagdad entre 825 et 828 (210 et 213 de l'hégire).Abū l-‘Atāhiya tirait son origine de paysans araméens fixés en Babylonie et qui étaient tombés en servage lors de la prise d'‘Ayn Tamr (en 634). Sa famille, après avoir e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-l-atahiya/#i_0

ABŪ L-FARADJ ‘ALĪ AL-IṢFAHĀNĪ (897-967)

  • Écrit par 
  • Régis BLACHÈRE
  •  • 613 mots

De son nom ‘Ali ibn al-Ḥusayn, un des plus célèbres humanistes arabes du xe siècle, né à Ispahan, mort à Bagdad. Ses études dans cette ville portèrent à la fois sur les sciences religieuses et sur ce vaste domaine nommé adab qui recouvre à la fois la littérature, l'histoire, la géographie et même la musicologie. Une grande partie d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-l-faradj-ali-al-isfahani/#i_0

ABŪ L-FIDĀ (1273-1331)

  • Écrit par 
  • Jean-C. VADET
  •  • 514 mots

Issu de la dynastie kurde des Ayyūbides fondée par Saladin, Abū l-Fidā naquit à Damas où son père s'était réfugié pour fuir l'invasion des Mongols. Hamat, aux pieds de l'Anti-Liban, sur le territoire de l'antique Coelo-Syrie, était depuis cinq générations le fief de sa famille. Il en devint le prince à partir de 1340 (71 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-l-fida/#i_0

ABŪ MIḤDJĀN (mort apr. 638)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 152 mots

Poète arabe de la tribu des Thaqīf du Ḥidjāz. Abū Miḥdjān s'opposa d'abord, avec sa tribu, à la prédication de Mahomet, avant de se convertir en 631 et de combattre, brillamment assure-t-on, aux côtés des troupes musulmanes. Cela ne l'empêcha pas d'avoir maille à partir avec l'autorité califale, et il fut plusieurs fois expulsé du Ḥidjāz parce qu'il s'adonnait à la boisson. Il semble qu'il mourut […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-mihdjan/#i_0

ABŪ NUWĀS (entre 747 et 762-env. 815)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 1 678 mots

La mémoire culturelle arabe retient Abū Nuwās comme l'un de ses plus grands poètes, lui dont l'origine était persane par sa mère, dont la vie se passa à braver les règles de l'éthique dominante, et dont l'art enfin prit le contre-pied de l'académisme, bientôt et pour longtemps triomphant. Ces trois traits le situent au cœur des tensions qui désignent les sites principaux où se décida la culture ar […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-nuwas/#i_0

ABŪ TAMMĀM (804-845)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 1 191 mots

Nous ne savons presque rien de la vie d'Abū Tammām, alors qu'il fut le commensal d'un calife. Grand classique, il s'attire cependant les foudres des maîtres de la critique médiévale qui tiennent son écriture pour le modèle de l'anti-poésie arabe. Ainsi, sa fortune doit autant à son talent, qui fut grand, qu'aux controverses théoriques qu'il provoqua.Les rares sources qui parlent de Abū Tammām, al- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-tammam/#i_0

ANVARĪ AVḤAD AL-DĪN MUḤAMMAD (1125?-1189 ou 1191)

  • Écrit par 
  • Michèle ÉPINETTE
  •  • 185 mots

L'un des plus brillants panégyristes persans du xiie siècle. Anvarī passe sa jeunesse à Tūs, où il étudie la littérature, les mathématiques, la philosophie et la métaphysique.Admis à la cour du sultan seldjūkide Sandjār, il jouit de grandes faveurs. Durant la captivité de son protecteur, il compose une élégie célèbre, Larmes du Khorassā […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/avhad-al-din-muhammad-anvari/#i_0

BĪRŪNĪ (973-1050)

  • Écrit par 
  • Roger ARNALDEZ
  •  • 2 159 mots

Abū l-Rayḥān Muḥammad b. Aḥmad al-Bīrūnī (ou Bērūnī) naquit à Kāth, capitale du Khwārizm, ou peut-être dans un faubourg d'où il aurait tiré son nom de Bīrūnī (persan : bīrūn, à l'extérieur). Selon A. M. Belenitski, il serait issu d'une famille pauvre et artisanale (il fait lui-même allusion à la gêne qu'il connut étant jeune, et il parle de sa mère en la désignant, selon une ex […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/biruni/#i_0

DJĀḤIẒ ou ĞĀḤIẒ (776-868)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 2 779 mots

La culture arabo-islamique connaît, au iie siècle de l'hégire, une période de haute élaboration, lorsqu'elle entreprend de réaliser la synthèse des éléments qui la constituent. Une dynastie nouvelle fonde Baġdād qui, très vite, draine vers elle les hommes les plus remarquables de l'empire. Un pouvoir théocratique jette les bases d'une philosophie poli […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/djahiz-gahiz/#i_0

DJALĀL AL-DĪN RŪMĪ ou GALAL AL-DIN RUMI (1207-1273)

  • Écrit par 
  • Eva de VITRAY-MEYEROVITCH
  •  • 818 mots

Poète persan né à Balkh, dans le Khorasan, mort à Konya, où son père, Bahā al-Dīn Walad, théologien éminent, avait été invité par le sultan seldjoukide à diriger une madrasa. Après avoir passé plusieurs années d'études à Alep et à Damas, où il rencontra sans doute Ibn al-‘Arabī, Djalāl al-Dīn s'installe à Konya, où il enseigne la jurisprudence et la loi canonique, succédant ainsi à son père et ent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/djalal-al-din-rumi-galal-al-din-rumi/#i_0

DJAMĪL (660 env.-env. 701)

  • Écrit par 
  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 305 mots

Poète arabe, Djamīl b. ‘Abd Allāh b. Ma‘mar al-‘Udhrī est un représentant exemplaire de la poésie d'amour ‘udhrite. Avant lui, les poètes n'abordent la poésie amoureuse que dans le prologue de la qaṣīda ; il crée la tradition littéraire des poèmes d'amour exprimant des sentiments chastes et idéalisés qui rappellent l'amour platonique des Grecs et annoncent l'amour courtois du M […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/djamil/#i_0

DJARĪR (653 env.-env. 733)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 369 mots

Poète arabe du Yamāma, Djārīr b. ‘Atiyya b. al-Khaṭafā b. Badr illustre la grande tradition de la poésie bédouine, et reste avant tout le chantre de sa tribu et de la confédération des Qays, ou Arabes du Nord. Parallèlement, il mène une carrière de panégyriste et prononce l'éloge de princes locaux d'abord, celui des souverains umayyades ensuite. Il s'attache spécialement au service du terrible gou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/djarir/#i_0

FARAZDAQ AL- (apr. 641-728)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 310 mots

Célèbre poète arabe né au Yamāma. Très jeune encore, Tammām ibn Ghālib al-Farazdaq se signale à l'attention de sa tribu par son talent, et entame une très longue carrière de panégyriste et de satiriste dont les péripéties seront nombreuses. Son but est de devenir le protégé de la dynastie régnante, les Ummayades. Sa fortune, quelquefois changeante, le conduit à Médine de 669 à 675, en Iraq, à Dama […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-farazdaq/#i_0

FOUZOÛLÎ (1495 env.-env. 1556)

  • Écrit par 
  • Louis BAZIN
  •  • 1 296 mots

Arabes, Persans et Turcs (Azéris ou Ottomans) se sont accordés pour reconnaître en Fouzoûlî l'un de leurs plus grands poètes « classiques ». La critique moderne le considère unanimement comme l'un des auteurs les plus brillants et les plus représentatifs de la littérature islamique du xvie siècle.Lettré accompli d'origine turque, Fouzoûlî (Muhammad ib […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fouzouli/#i_0

ḤĀFIẒ DE CHĪRĀZ (1320 env.-env. 1389)

  • Écrit par 
  • Mohammad Hassan REZVANIAN
  •  • 1 280 mots

S'il est vrai que des affinités de pensée lient étroitement les écrivains majeurs d'un pays et le peuple auquel ils appartiennent, Ḥāfiẓ peut être considéré comme un exemple particulièrement remarquable à cet égard dans la littérature persane.Au mépris des contraintes religieuses et sociales qui sévissaient à cette époque de fanatisme et d'obscurantisme virulents, où les moindres écarts aux conven […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hafiz-de-chiraz/#i_0

ḤALLĀDJ AL (858 env.-922)

  • Écrit par 
  • Georges C. ANAWATI
  •  • 1 992 mots

Attachante figure, à la vérité, que celle d'al-Ḥallādj, mystique musulman mort sur un gibet, à Bagdad, pour avoir chanté l'amour de Dieu en des termes que l'islam officiel jugea blasphématoires. Depuis que Massignon lui consacra, en 1922, son livre monumental, sa personne se profile, à la fois sublime et pathétique, derrière toutes les grandes études sur la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-halladj/#i_0

ḤARĪRĪ AL- (1054-1122)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 317 mots

Grammairien et écrivain arabe, né en 1054 près de Bassora (Irak), mort en 1122 à Bassora.Les œuvres d’Abū Muhammad al-Qāsim ibn ‘Ali al-̣Harīrī, plus connu sous le nom d’al-Harīrī, comprennent un long poème sur la grammaire (Mulhat al-i’rab fi al-nahw) accompagné d’un commentaire, et un ouvrage sur le mauvais usa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-hariri/#i_0

ḤASSĀN IBN THĀBIT (563 env.-env. 660)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 417 mots

Poète arabe de la tribu médinoise des Khazradj, Ḥassān ibn Thābit serait né vers 563. Il composa plusieurs éloges en l'honneur des souverains Ghassanides de Syrie et Lakhmides de Ḥīra. On ignore la date et les circonstances de sa conversion à l'islam. Parmi les poèmes qui lui sont attribués, on trouve un thrène à la gloire des martyrs musulmans de la bataille de Uḥud et trois pièces célébrant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hassan-ibn-thabit/#i_0

ḤUṬAY'A AL- (av. 600-apr. 661)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 258 mots

Poète arabe, Djarwal b. Aws al-Ḥuṭay'a se convertit à l'islam avec sa tribu, mais il est permis d'avoir des doutes sur la sincérité de sa conversion. Il apostasie, en effet, sous le califat d'Abū Bakr, successeur de Mahomet, et est emprisonné sous le calife ‘Umar b. al-Khaṭṭāb. Il mène une carrière de panégyriste itinérant, s'attachant à la fortune de seigneurs dont il tire sa subsistance.L'histoi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-hutay-a/#i_0

IBN AL-FĀRIḌ (1181-1234)

  • Écrit par 
  • Georges BOHAS
  •  • 320 mots

Poète ṣūfi. Si l'on excepte deux pèlerinages qu'il a faits à La Mecque, ‘Umar b. Alī (Sharaf al-dīn) Abū l-Qāsim al-Miṣrī al-Sa‘di Ibn al-Fāriḍ mène une vie de retraite sur les collines voisines du Caire, ville où il est né et dans laquelle il revient à la fin de sa vie. « D'une magnifique indépendance de caractère, assez riche, matériellement, pour ne quémander la protection d'aucun mécène, il s' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-al-farid/#i_0

IBN AL-MUQAFFA‘ (714-759)

  • Écrit par 
  • Mostafa Ibrahim MORGAN
  •  • 774 mots

Célèbre prosateur arabe, traducteur d'un recueil de fables indiennes, Kalīla wa-Dimna, traduites par la suite dans presque toutes les langues, Abū ‘Amr, et plus tard Abū Muḥammad, ‘Abd Allāh Ibn Rōzbih Ibn Dāduway dit al-Muqaffa‘, est surtout l'auteur d'essais sur le réformisme politique et administratif de la dynastie abbaside. D'origine persane, il est né à Djūr, l'actuelle F […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-al-muqaffa/#i_0

IBN AL-NADĪM (936/37-env. 995)

  • Écrit par 
  • Michèle ÉPINETTE
  •  • 289 mots

On connaît peu de choses de la vie d'Ibn al-Nadīm, sinon qu'il exerce à Baghdad le métier de copiste-libraire, vendant et copiant des manuscrits. Il partage avec ses anciens maîtres, al-Sīrāfī et le philosophe ‘Abū Sulaymān al-Manṭiqī, un intérêt pour la philosophie grecque, en particulier celle d'Aristote. Il appartient au cercle d' ‘Īsā b. ‘Alī, chez lequel il rencontre le philosophe chrétien Ib […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-al-nadim/#i_0

IBN DJUBAYR (1145-1217)

  • Écrit par 
  • André MIQUEL
  •  • 985 mots

Écrivain de l'Espagne andalouse, célèbre par son récit de voyage (Riḥla) en Orient, Ibn Djubayr, en même temps qu'un témoin de premier ordre, devait devenir l'initiateur d'un genre littéraire aux confins du récit pur, de la géographie et de l'histoire.Né à Valence, Ibn Djubayr reçut l'instruction solide et classique que lui devait […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-djubayr/#i_0

IBN DURAYD (837-933)

  • Écrit par 
  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 240 mots

Philologue, lexicographe et poète d'Iraq. Originaire de Qaḥṭān, Abū Bakr Muḥammad b. al-Ḥasan al-Azdī ibn Durayd, fit ses études à Baṣra (Bassora) où d'éminents savants recueillaient auprès des Bédouins les poèmes anciens, les proverbes, les morceaux d'éloquence et le vocabulaire des tribus. Il eut pour maîtres les philologues Abū ‘Uthmān al-Ushnāndānī, Abū Ḥātim al-Sidjistānī et Ibn Akli l-Aṣma‘ī […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-durayd/#i_0

IBN FAḌL ALLĀH AL-‘UMARĪ (1301-1349)

  • Écrit par 
  • André MIQUEL
  •  • 537 mots

Écrivain arabe et l'un des plus importants représentants de l'encyclopédisme qui se développa dans le cadre de l'État et du domaine mamlūk. Né à Damas, Shiḥāb al-dīn Aḥmad ibn Faḍl Allāh al-‘Umarī appartient, par sa famille, à la bourgeoisie des fonctionnaires : il finira par remplacer son père à la tête de la chancellerie, au Caire. Ayant été un temps en disg […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-fadl-allah-al-umari/#i_0

IBN FAḌLĀN (Xe s.)

  • Écrit par 
  • André MIQUEL
  •  • 501 mots

L'homme désigné sous le nom d'Ibn Faḍlān est connu pour avoir participé à une ambassade chez les Bulgares de la Volga, sur l'ordre du calife ‘abbāside de Bagdad, al-Muqtadir. Le récit de cette ambassade a donné lieu à une « dépêche », Risāla (Kovalevski éd., Kharkov, 1956 ; S. Dahan éd., Damas, [1959] 1379 ; trad. franç. M. Canard, in Annales de l'Institut d'étud […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-fadlan/#i_0

IBN GUZMAN (1095 env.-1160)

  • Écrit par 
  • ETIEMBLE
  •  • 1 259 mots

Dans le Libro de las banderas de los campeones, de Ibn Sa‘īd al-Maghribi, on lit (LVII) : « L'écrivain Abū Bakr Muḥammad ben ‘Īsā ben ‘Abd al-Malik Ibn Ḳuzmān, célèbre pour ses zadjals, appartenait à une famille à la fois noble et lettrée. On me récita ces vers-ci, qui sont de lui : « Délicieuse à manger, la rave ; mais qui s'en régale est ven […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-guzman/#i_0

IBN KHALLIKĀN (1211-1282)

  • Écrit par 
  • Claude CAHEN
  •  • 242 mots

Né à Irbil (Arbèles en Mésopotamie orientale) d'une grande famille arabe, Ibn Khallikān passe la plus grande partie de sa vie en Syrie ; il exerce longtemps à Damas les fonctions de grand qādī. Il doit surtout son renom à un dictionnaire des hommes célèbres (Wafayāt al-a‘yān wa-anbā' abnā' al-zamān) qui a connu tout de suite et conna […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-khallikan/#i_0

IBN QUTAYBA (828-889)

  • Écrit par 
  • Roger ARNALDEZ
  •  • 255 mots

Célèbre polygraphe sunnite, Abū Muḥammad ‘Abd Allah b. Muslim al-Dīnawārī ibn Qutayba est né à Kūfa et est mort à Baghdād. Ayant reçu une bonne formation dans les diverses sciences musulmanes, il est qāḍī de Dīnawār, passe peut-être par le tribunal de la répression des abus (maẓālim) à Baṣra, puis se fixe à Baghdād, où il se consacre à l'enseignement jusqu'à sa mort. Il est d'a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-qutayba/#i_0

‘IMĀD AL-DĪN AL-IṢFAHĀNĪ (1125-1201)

  • Écrit par 
  • Claude CAHEN
  •  • 297 mots

Écrivain de langue arabe et de souche persane, ‘Imād al-dīn Muḥammad b. Muḥammad al-Kātib al-Iṣfahānī s'établit d'abord en ‘Irāq au service des Saldjūqides, puis en Syrie et en Égypte au service de Nūr al-dīn et surtout de Salāh al-dīn. On doit à ‘Imād al-dīn une importante anthologie des poètes arabes de son siècle, la Kharīdat al-qaṣr wa-djarīdat ahl-al-‘aṣr, trois ouvrages h […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/imad-al-din-al-isfahani/#i_0

‘IRĀQĪ (1211-1289)

  • Écrit par 
  • Michèle ÉPINETTE
  •  • 258 mots

Dès la fin de ses études, Fakh ed-dīn Ebrahim ‘Irāqī mène une vie de derviche errant, se rendant successivement en ‘Irāq, en Inde, à Mūltān, où il s'attache au shaykh Bahā' ed-dīn Zakariyyā qu'il célèbre dans plusieurs de ses qaṣida. A la mort de celui-ci, ‘Irāqī prend sa succession, mais, jalousé par plusieurs de ses disciples, il décide de partir vers le Ḥidjāz. Poursuivant s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/iraqi/#i_0

KARMĀNĪ AL- (mort apr. 1021)

  • Écrit par 
  • Mostafa Ibrahim MORGAN
  •  • 180 mots

Écrivain, philosophe et propagandiste ismaélien, Aḥmad ibn ‘Abd Allāh al-Karmānī, Hamīd al-dīn, surnommé Ḥuǧǧat al-‘Ārifīn, écrivit de nombreux essais de controverse contre les adversaires de l'ismaélisme, et particulièrement les Druzes : il est aussi l'auteur d'un livre théosophique, Rāḥa al-‘Aql (La Paix de la raison […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-karmani/#i_0

KUMAYT AL- (680-env. 743)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 225 mots

Poète arabe, peut-être d'ailleurs d'origine persane. On possède peu de renseignements sur la vie d'Ibn Zayd al-Kumayt. Il aurait été maître d'école, mais sa culture est grande, il se sent du talent et il essaie de le mettre au service de la dynastie régnante des Umayyades ou de ses soutiens. Ses convictions intimes en faisaient pourtant un partisan des ‘Alides, descendants du neveu du Prophète et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-kumayt/#i_0

KUTHAYYIR (665 env.-env. 723)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 228 mots

Poète arabe originaire du Yémen, Kuthayyir ibn ‘abd al-Raḥmān, malgré son adhésion au parti des légitimistes ‘alides, se met à la disposition des califes umayyades de Damas et compose des panégyriques en l'honneur de plusieurs d'entre eux. L'histoire et la légende, qu'on ne peut plus démêler, ont fait de lui le héros d'un roman d'amour. Une partie de son œuvre est en effet consacrée à ‘Azza, objet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kuthayyir/#i_0

LABĪD (VIIe s. env.)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 152 mots

Converti tardivement à l'islām, après avoir rencontré Mahomet à Médine en 630, Labīd ibn Rabī‘a serait mort dans cette ville vers 660. Il fait partie des auteurs de mu‘allaqāt, et partage de ce fait la gloire des grands poètes arabes. Il s'inscrit dans la pure tradition de la poésie bédouine, et ses poèmes respectent les canons de la qaṣīda classique introduite par un prologue élégiaque. On doit, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/labid/#i_0

MADJNŪN (VIIe-VIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 421 mots

Personnage semi-légendaire, surnommé le Madjnūn parce qu'il devient « fou » d'amour, Qays b. Mulawwaḥ appartient à la tribu de Banū ‘Amīr. Il est le type du poète ‘uḏrî qui meurt à cause de son amour malheureux, d'où sa célébrité dans le monde islamique. Son histoire est simple : il aime une femme de sa tribu, Laylā, et en est aimé. Il lui consacre plusieurs poèmes et demande s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/madjnun/#i_0

MAS‘ŪDĪ AL- (900 env.-env. 956)

  • Écrit par 
  • André MIQUEL
  •  • 1 271 mots

Encyclopédiste et polygraphe du xe siècle, le représentant parfait, à son époque, du système culturel (adab) visant à donner à un public cultivé mais non spécialisé la somme des connaissances jugées composer le savoir.Né à Bagdad, il consacre sa vie à voyager et à écrire : on le trouve en Perse en 915, puis sur les navires de l'océ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-mas-udi/#i_0

MUTANABBĪ AL- (915-965)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 1 449 mots

On peut dire de lapoésie arabe classique qu'elle a cessé d'évoluer dès le iiie siècle de l'hégire (ixe siècle de l'ère chrétienne). Les grands monuments de la production archaïque, notamment les mu‘allaqāt ont imposé des normes qui seront, dans l'ensemble, respectées pendant plus d'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-mutanabbi/#i_0

NĀSIR-E KHOSRAW ou NĀSIR-I KHUSRAW (1004-1088)

  • Écrit par 
  • Roger ARNALDEZ
  •  • 246 mots

Né près de Balkh, d'une famille shī‘ite, Nāsir-e Khosraw se convertit, au cours d'un voyage en Égypte fatimide, à l'ismaélisme, dont il devient un ardent propagandiste ; il a décrit de pieux poèmes à tendances didactiques, un « Livre sur le bonheur » (Sa‘ādat-namah), un « Livre de la clarté » (Rawshanā'ī- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nasir-e-khosraw-nasir-i-khusraw/#i_0

NESIMĪ (mort en 1404)

  • Écrit par 
  • Gayé PETEK-SALOM
  •  • 273 mots

Né dans la région de Bagdad et vraisemblablement d'origine turkmène, Nesimī est un grand poète du Divan, mais surtout un poète mystique. Le rôle de cet adepte du houroufisme fut en effet fondamental pour la propagation de cette croyance en Asie Mineure. Il connut d'ailleurs une mort atroce à cause de ses vers jugés blasphématoires et hérétiques par l'orthodoxie sunnite qui ne pouvait tolérer l'exp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nesimi/#i_0

NUWAYRĪ AL- (1279-1332)

  • Écrit par 
  • André MIQUEL
  •  • 470 mots

L'un des plus grands représentants, avec Ibn Faḍl Allāh al-‘Umarī et Qalqashandī, de la littérature encyclopédique arabe à l'époque mamelouke. Né en Haute-Égypte, Nuwayrī appartient, par son père, au milieu bourgeois des fonctionnaires d'État et occupera lui-même divers postes en Égypte ou en Syrie.De son aveu même, il a voulu, partant de son activité même de scribe (kātib), en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-nuwayri/#i_0

QALQASHANDĪ AL- (mort en 1418)

  • Écrit par 
  • André MIQUEL
  •  • 189 mots

Nuwayrī, Ibn Faḍl Allāh al-‘Umarī et Qalqashandī forment un trio considéré comme représentatif de la littérature arabe de l'époque mamlūke. Dernier en date des trois, Qalqashandī représente l'accomplissement parfait d'une tradition encyclopédique qui se propose à la fois la formation du fonctionnaire et, plus généralement, celle de l'honnête homme. Son œuvre majeure, au titre de laquelle les exige […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-qalqashandi/#i_0

QAZWĪNĪ AL- (1203-1283)

  • Écrit par 
  • André MIQUEL
  •  • 1 162 mots

Encyclopédiste arabe, dont l'œuvre connut un durable succès dans l'ensemble de l'Orient musulman, autant arabe qu'iranien et turc, grâce aux traductions qui en furent faites en ces deux langues.Qazwīnī rassemble, à une époque où la compilation et l'encyclopédie sont de règle, le donné géographique de ses prédécesseurs. Mais il s'agit d'un donné au sens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-qazwini/#i_0

QUDĀMA IBN DJA‘FAR (883 env.-948)

  • Écrit par 
  • André MIQUEL
  •  • 546 mots

Encyclopédiste arabe, Qudāma est avant tout, pour la postérité, l'auteur d'une encyclopédie destinée aux fonctionnaires de la chancellerie califienne de Bagdad : le Livre de l'impôt foncier et de la technique du secrétaire (Kitāb al-kharādj wa ṣinā‘at al-kitāba, éditions par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/qudama-ibn-dja-far/#i_0

SEJESTĀNĪ ABŪ YA‘QŪB AL- (Xe s.)

  • Écrit par 
  • Khalifa SOUA
  •  • 282 mots

Penseur et l'un des plus importants écrivains de l'ismā‘īlisme d'Iran, Abū Ya‘qūb Isḥāq ibn Aḥmad al-Sidjzī ou Al-Sejestānī est, d'après le dernier surnom qu'on lui a attribué, originaire de l'antique Sakastana, le territoire des Sakae ou Scythes, au sud de Khoratan, l'actuel Seistan ou Sistan, partagé entre l'Iran et l'Afghanistan ; mais on ne sait pas de quelle partie du Seistan Abū Ya‘qūb était […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sejestani-abu-ya-qub-al/#i_0

SOHRAWARDĪ ou SUHRAWARDĪ SHIHĀBODDĪN YAHYĀ (1155-1191)

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET
  •  • 5 048 mots

Par sa philosophie de l'illumination (ishrāq), Sohrawardī a renouvelé la mystique islamique. Il interprète le monde comme l'effusion hiérarchisée des lumières immatérielles, tombant sur l'écran ténébreux de la matière. Il unit l'héritage d'Aristote et d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sohrawardi-suhrawardi/#i_0

SUYŪṬĪ AL- (1445-1505)

  • Écrit par 
  • André MIQUEL
  •  • 397 mots

Un des plus grands polygraphes de la littérature arabe et sans doute de tous les temps. Né au Caire d'un père juriste, Suyūṭī reçoit une éducation soignée. Il visite l'Égypte et accomplit le pèlerinage à La Mekke. Juriste et enseignant, il connaît la disgrâce en 1501. Il vit dès lors dans une retraite studieuse, jusqu'à sa mort.Venant à la fin de l'époque mamlūke, Suyūṭī semble résumer et porter à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-suyuti/#i_0

ṬIRIMMĀḤ AL- (660 env.-apr. 738)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 232 mots

Poète arabe d'origine yéménite, al-Ṭirimmāḥ ibn Ḥakīm achère à une branche extrémiste de la secte des khāridjites et met à son service ses talents de tribun et de poète. Il est possible qu'il ait participé à des actions armées en Perse. Toujours en Perse, à Rayy, il aurait été maître d'école, continuant ainsi à propager ses idées. Par la suite, il s'assagit et mène une carrière de panégyriste qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-tirimmah/#i_0

UMAYYA IBN ABĪ Ṣ-ṢALT (mort en 630 ou 632)

  • Écrit par 
  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 206 mots

Issu de Thaqif (près de La Mecque), Umayya Ibn Abī ṣ-Ṣalt fait partie de ces quelques personnages mystérieux qui sont appelés par le Coran et par la tradition hanifs, c'est-à-dire ceux qui, sans être chrétiens ni musulmans, ont compris le monothéisme abrahamique. Des conteurs et des sermonnaires musulmans le présentent comme un esprit anxie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/umayya-ibn-abi-s-salt/#i_0

USĀMA IBN MUNQIDH (1088-1183)

  • Écrit par 
  • Claude CAHEN
  •  • 248 mots

Membre de la famille des seigneurs de Shayzar sur l'Oronte, Usāma ibn Munqidh passe l'essentiel de son âge mûr et de sa vieillesse au service d'une succession de princes, et finalement de Salāḥ al-dīn (Saladin), laissant partout la réputation d'un lettré dans la tradition arabo-bédouine, d'un compagnon charmant, mais aussi d'un intrigant incorrigible. Son principal titre de gloire, auprès des Mode […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/usama-ibn-munqidh/#i_0

WALĪD II AL- (708/09-744) calife omeyyade (743)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 636 mots

Prince et poète arabe d'origine syrienne. Bien que fils du calife umayyade Yazīd, Al-Walīd II ne lui succéda pas directement car son oncle Hishām devint souverain des musulmans. Al-Walīd n'accéda au trône qu'en 743 et pour peu de temps, car il fut assassiné en 744.C'est un des personnages les plus controversés et les plus attachants de la littérature arabe. Les uns n'ont voulu voir en lui qu'un pr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-walid-ii/#i_0

YA‘QŪBĪ AL- (mort en 897)

  • Écrit par 
  • André MIQUEL
  •  • 542 mots

Écrivain arabe, historien et géographe, Ya‘qūbī appartient à une famille vouée par tradition à l'administration et au shī‘isme : un de ses ancêtres, préfet d'Égypte, paya de sa vie son attachement aux descendants de la famille d'‘Alī.Comme géographe, Ya‘qūbī paraît s'inscrire, à première vue, dans la lignée des géographes administrateurs inaugurée par Ibn Khurdādhbeh. Mais il la déborde considérab […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-ya-qubi/#i_0

YĀQŪT (1179 env.-1229)

  • Écrit par 
  • André MIQUEL
  •  • 970 mots

Encyclopédiste arabe, né en territoire byzantin et capturé alors qu'il n'était encore qu'un enfant, Yāqūt se retrouve à Bagdad, où son maître lui fait donner une solide éducation avant de l'envoyer faire du négoce pour son compte dans les pays riverains du golfe Persique et en Syrie. Affranchi en 1199, Yāqūt partage son temps entre l'érudition et les voyages. Peu après la mort de son protecteur, i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yaqut/#i_0