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WEBERN ANTON VON (1883-1945) - (repères chronologiques)

3 décembre 1883  Anton Friedrich Wilhelm von Webern naît à Vienne.

Automne de 1904  Webern commence à étudier avec Arnold Schönberg.

4 novembre 1908  La Passacaille pour orchestre, opus 1 (Passacaglia für Orchester), est créée au Musikverein de Vienne sous la direction du compositeur ; il s'agit de la dernière œuvre écrite par Webern pendant ses études avec Schönberg.

8 février 1910  Les Cinq mouvements pour quatuor à cordes, opus 5 (Fünf Sätze für Streichquartett), sont créés à Vienne par le Quatuor Rosé ; il s'agit de la première œuvre instrumentale de Webern entièrement atonale.

31 mars 1913  Les Six Pièces pour orchestre, opus 6 (Sechs Stücke für Orchester), sont créées à Vienne sous la direction de Schönberg, leur dédicataire ; c'est la seule œuvre dans laquelle Webern fait appel à un effectif orchestral très important ; il en rédigera une version pour orchestre réduit en 1928 (opus 6b). Ce concert, au programme duquel figuraient également des pièces de Schönberg, Zemlinsky, Mahler et Berg, ne parviendra pas à son terme, du fait de violentes manifestations de réprobation du public : il est connu sous le nom de « Skandalkonzert ».

Novembre 1918  La Société pour l'exécution privée de musique (Verein für Musikalische Privataufführungen) est fondée à Vienne : dédiée à la diffusion d'œuvres contemporaines auprès de membres souscripteurs, elle a Schönberg pour président ; Webern en sera un des trois directeurs musicaux. Cette société donnera 117 concerts entre 1919 et 1921, avant d'être dissoute en 1922.

19 juillet 1924  Les Six Bagatelles pour quatuor cordes, opus 9 (Sechs Bagatellen für Streichquartett), sont créées à Donaueschingen par le Quatuor Amar ; ces pièces constituent l'un des exemples les plus parfaits d'épuration dans l'œuvre de Webern : leur durée n'excède pas quatre minutes.

Automne de 1924  Webern compose sa première pièce dodécaphonique, une Enfantine (Kinderstück) pour piano.

2 décembre 1924 […] 

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WEBERN ANTON VON (1883-1945)

Écrit par :  Jean-Yves BOSSEUR

Webern s'est efforcé de résoudre les paradoxes d'une liaison organique entre les formes contrapuntiques les plus strictes et les formes sérielles fondamentales. Poursuivant l'enseignement de Schönberg, il met en tension les structures musicales les plus ancrées dans la tradition occidentale et les recherches les plus « déchargées » de références à… Lire la suite
VARIATIONS POUR ORCHESTRE, OPUS 30 (A. von Webern)

Écrit par :  Alain PÂRIS

Anton von Webern est le troisième représentant de l'école de Vienne, avec Arnold Schönberg – dont il est l'un des premiers disciples – et Alban Berg. Mais, plus que Schönberg et Berg, c'est Webern qui appliquera avec la plus grande rigueur la technique sérielle, ouvrant la voie à Boulez et à Stockhausen. Composées en 1940, créées le 3 mars 1943 à… Lire la suite
ATONALITÉ

Écrit par :  Juliette GARRIGUESMichel PHILIPPOT

Dans le chapitre "Le dodécaphonisme, la série de douze sons"  : …  ou non chacune de ces formes de la série ainsi que chacune de leurs transpositions. Le premier, *Webern eut cependant l'idée d'utiliser des séries de douze sons qui, en réalité, pouvaient elles-mêmes se subdiviser en trois séries de quatre sons ou quatre séries de trois sons. La notion stricte de série – présentation dans un ordre donné d'un… Lire la suite
BAIRD TADEUSZ (1928-1981)

Écrit par :  Alain PÂRIS

… *Moins connu en France que Penderecki ou Lutosławski, Baird fait partie, comme eux, des figures marquantes de la musique polonaise contemporaine, à laquelle il a apporté un langage nouveau dans un style authentiquement slave qui lui valut d'emblée l'adhésion populaire. Tadeusz Baird voit le jour à Grodzisk Mazowiecki le 26 juillet 1928, dans une… Lire la suite
DARMSTADT ÉCOLE DE

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

Dans le chapitre "L'esprit de Darmstadt"  : …  toute trace suspecte de post-romantisme et, par conséquent, Schönberg et Berg, mais encensèrent* Webern, car ce dernier avait « compris » que le sérialisme ne pouvait se limiter aux hauteurs mais devait s'étendre aux autres paramètres du son : les compositeurs qui fréquentèrent Darmstadt éprouvèrent le besoin de généraliser le principe de la… Lire la suite
MÉLODIE

Écrit par :  Henry BARRAUD

Dans le chapitre "Le chromatisme wagnérien et ses conséquences"  : …  de Schönberg, l'atomisation amorcée par Debussy dans les dernières années de sa vie a trouvé sa postérité dans la musique de Webern, disciple de Schönberg, mais disciple très indépendant. Or, c'est dans cette voie, suivant une filière qui, à travers *Webern, remonte jusqu'à Debussy, que s'est engagée la musique «  sérielle » à partir des années 1950… Lire la suite
MUSIQUE CONTEMPORAINE - L'évolution de la musique depuis 1945

Écrit par :  Michel CHIONJuliette GARRIGUES

Dans le chapitre "Le sérialisme"  : …  *Après la guerre, les jeunes musiciens éprouvent le besoin fébrile de reconstruire sur des bases solides et durables le système sériel, tel que l'a développé A. Webern, mort accidentellement en 1945, et qui fait figure, à leurs yeux, de modèle, de voie à suivre. Pierre Boulez, Karlheinz Stockhausen, Jean Barraqué, Luciano Berio, Luigi Nono, Bruno… Lire la suite
MUSIQUE CONTEMPORAINE - La musique sérielle et le dodécaphonisme

Écrit par :  Pierre BARBAUDRémi LENGAGNE

Dans le chapitre "Arnold Schönberg et la musique sérielle"  : …  école de Vienne » sont les disciples les plus importants de Schönberg, Alban Berg (1885-1935) et *Anton von Webern (1883-1945). Ils appliquèrent, chacun avec son tempérament propre, la technique sérielle, sans y apporter d'extension qui mérite d'être ici exposée en détail. Il faut cependant noter l'attirance de Webern pour les séries tronçonnées… Lire la suite
PERCUSSION, musique

Écrit par :  Jean GAUTHIERSylvio GUALDAPaul MÉFANO

Dans le chapitre "Évolution de la percussion dans l'orchestre occidental"  : …  à dos prolonge la conception du « piano percussion » des Noces de Stravinski. Chez Anton *Webern, on peut citer, entre autres, un exemple d'effet inusité dans la troisième des Cinq Pièces, op. 10 (1911-1913) : un trille des cloches-tubes (deux notes) de vitesse lente et dans la nuance pp avec un trémolo imperceptible des… Lire la suite
POUSSEUR HENRI (1929-2009)

Écrit par :  Alain FÉRON

Dans le chapitre "Le sérialisme intégral"  : …  de Liège (1947-1952) – où Pierre Froidebise et André Souris l'initient à la musique de *Webern – et de Bruxelles (1952-1953), où il remporte un premier prix de fugue dans la classe de Jean Absil. Sa rencontre avec le plus radical des trois Viennois s'avérera décisive quant au choix de son langage musical : si l'une de ses toutes premières œuvres (… Lire la suite
SÉRIALISME (musique)

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

Dans le chapitre "Le sérialisme dodécaphonique"  : …  évoluer, du fait de Schönberg lui-même, mais surtout de ses deux principaux élèves, Alban Berg et* Anton von Webern. Tout d'abord, le champ d'action de la série va être agrandi par la possibilité de la transposer sur chaque degré de la gamme chromatique, de l'écrire en mouvement contraire, et de lire aussi chacune de ces deux versions en… Lire la suite
Variations pour orchestre, opus 30, WEBERN (Anton von)

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

… *L'Autrichien Anton von Webern, troisième représentant de l'école de Vienne, avec Arnold Schönberg – dont il est l'un des premiers disciples – et Alban Berg, a repensé de fond en comble le langage musical. En 1909, il abandonne la tonalité avec les lieder des opus 3 et 4. Il aborde le sérialisme en 1924, avec son opus 17, Drei Volkstexte fürLire la suite
VIENNE ÉCOLE DE, musique

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

Dans le chapitre "Schönberg ou la volonté d'instaurer un nouveau système"  : …  , le monodrame Erwartung (1909), Pierrot lunaire (1912), ou encore des pièces de* Webern comme les Six Bagatelles pour quatuor à cordes opus 9 (1913) illustrent cet emploi de petites formes. Seul Alban Berg parviendra à composer une grande forme avec son opéra Wozzeck (1914-1923) ; mais cette œuvre dont la… Lire la suite

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