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ATONALITÉ

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John Cage

C'est dans les premières années du xxe siècle, et surtout à partir de 1912 (année de la première audition du Pierrot lunaire d'Arnold Schönberg), que l'on commença à parler de musique « atonale » et, par extension, de ce qui devait être considéré, à tort, comme une technique – ou un ensemble de techniques – de composition musicale, et qui fut nommé « atonalité ».

En réalité, le mot atonalité ne s'applique à aucun style musical déterminé, mais il englobe tous les styles musicaux dans lesquels les règles du système tonal classique ne sont plus appliquées. Il existe donc à l'époque moderne, à partir du début du xxe siècle, quantité d'écoles musicales qui, à un titre ou à un autre, peuvent être qualifiées d'atonales. Le terme, toutefois, ne s'applique pas aux musiques qui existaient avant le système tonal et qui, par conséquent, n'y obéissaient pas encore. Jamais, par exemple, une musique modale (construite à partir d'un mode différent de celui de nos gammes classiques, majeures ou mineures) ne fut appelée atonale.

L'atonalité semble donc être moins liée à la disparition de la tonalité ou de la modalité qu'à celle d'un de leurs caractères communs : en effet, dans ces systèmes, un rôle particulier, prédominant, est accordé à l'une des notes de la gamme ou du mode, cette note apparaissant, sous le nom de « tonique », comme une sorte de pôle d'attraction. Une musique pourra donc être dite atonale lorsqu'elle ne contiendra ni ton, ni mode, ni aucune note ayant un rôle privilégié par rapport aux autres notes.

Dans la musique occidentale, les gammes des divers tons ou modes sont constituées par une suite de sept sons (par exemple : utmifasollasi, pour la gamme appartenant au ton d'ut majeur). Mais l'évolution de cette musique s'est faite dans le sens d'un enrichissement progressif dont le résultat est la coexistence successive de plusieurs tonalités dans une même œuvre musicale (polytonalité). Chacun de ces changements de tonalité, à l'intérieur de la même œuvre, e […]

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Dans le chapitre "La basse chiffrée"  : …  à la pesanteur. La basse y garde pourtant, au moins théoriquement, sa fonction traditionnelle. *C'est avec les premières recherches de la musique atonale que cette fonction commence à lui être délibérément contestée, pour en arriver à perdre toute raison d'être, au sein du système dodécaphonique mis au point par Schönberg après la guerre de… Lire la suite
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CHROMATISME, musique

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COLEMAN ORNETTE (1930- )

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FRAGMENT, littérature et musique

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Dans le chapitre "Le retour du fragment"  : …  n'est plus ligaturée avec elle-même que par le « lien du sans-lien » (G. Deleuze et F. Guattari). *Loin d'être intentionnellement composées de façon fragmentaires, les « formes minimales » de la libre atonalité et de Webern sont, en fait, des micro-totalités ; et, inversement, Schönberg a tendance à n'utiliser la série que comme si elle n… Lire la suite
HAUER JOSEF MATTHIAS (1883-1959)

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JOLIVET ANDRÉ (1905-1974)

Écrit par :  Alain PÂRIS

Dans le chapitre "Une recherche solitaire"  : …  , orchestrées par la suite. Les bases de son langage sont alors jetées et c'est autour de cette « *atonalité naturelle » qu'il construit une « manifestation sonore en relation directe avec le système cosmique universel ». Il abandonne les procédés traditionnels de l'écriture polyphonique et crée une dynamique de la sonorité qui complète une… Lire la suite
MUSIQUE CONTEMPORAINE - La musique sérielle et le dodécaphonisme

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Dans le chapitre "Le dodécaphonisme de J. M. Hauer"  : …  placer ce mot qu'entre guillemets, ne se compose donc que de douze demi-tons tempérés. La mélodie* atonale nouvelle éliminera donc avec une intransigeance égale l'émotion physique ou sensuelle au même titre que la vulgarité ou la sentimentalité. La loi immuable de la musique atonale, sa règle d'or, consiste en ce que les douze sons de la gamme… Lire la suite
PIERROT LUNAIRE (A. Schönberg)

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VIENNE ÉCOLE DE, musique

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

…  Cependant, cette polytonalité reste inséparable du système diatonique et s'oppose en cela* à l'atonalité, qui constitue l'aboutissement du chromatisme. Et c'est cette exacerbation du chromatisme par des compositeurs comme Richard Wagner puis Gustav Mahler qui va conduire à l'atonalité puis à l'organisation de cette atonalité – le… Lire la suite
WEBERN ANTON VON (1883-1945) - (repères chronologiques)

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Cadences parfaites : exemples en ut majeur Cadences parfaites Liszt : Accord final de «Nuages gris» Les séries dodécaphoniques (1) Les séries dodécaphoniques (2) La série verticalisée Schönberg Webern John Cage

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