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TUNISIE

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3.  La Tunisie indépendante

  Le nouvel État tunisien

La crise de l'indépendance

Président du parti qui avait dirigé le Mouvement national, Habib Bourguiba n'apparaissait pas, à l'aube de l'indépendance, comme un leader incontesté, conforme en tous points à la stature conférée par la suite au « combattant suprême » par l'imagerie officielle. Le Néo-Destour constituait alors la principale force politique du pays mais non la seule. Il lui fallait compter avec la longévité du « vieux » Destour, la présence du Parti communiste, l'hostilité des maîtres et étudiants de la mosquée-université de la Zitouna, l'assise de la monarchie beylicale et le poids de son propre allié, l'Union générale des travailleurs tunisiens (U.G.T.T.). Au demeurant, le Néo-Destour lui-même ne témoignait pas d'une cohésion à toute épreuve. La signature des conventions franco-tunisiennes d'autonomie interne en juin 1955 devait donner libre cours à l'expression de divergences stratégiques, de conflits idéologiques et de rivalités personnelles au sein du groupe dirigeant. Elle a été l'occasion d'une crise faisant peser sur le pays la menace d'une guerre civile opposant les partisans d'Habib Bourguiba à ceux de Salah ben Youssef, secrétaire général du Néo-Destour.

La crise dite « yousséfiste » n'était pas réductible à sa cause immédiate : les conventions d'autonomie interne, dénoncées par ben Youssef comme « un pas en arrière par rapport au traité du Bardo ». Elle ne se résumait pas non plus en une partie de bras de fer entre deux prétendants au pouvoir. Elle mettait en lumière des clivages culturels, sociaux et régionaux plus ou moins masqués jusque-là par les impératifs de la lutte pour l'indépendance. Salah ben Youssef maniait des thèmes sollicitant le potentiel « identitaire » arabe et islamique, tandis que Habib Bourguiba investissait le terrain du modernisme et des idéaux de progrès et de justice sociale. Le président du Néo-Destour recevait le soutien de la direction de l' … ]

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TUNISIE - Chronologie (1990-2008)

Écrit par :  Universalis

le tribunal militaire de Tunis rend son verdict à l'égard des auteurs de l'obscur « complot » islamiste contre le régime, révélé en mai 1991 par le pouvoir : trente-cinq des cent soixante et onze membres du mouvement clandestin Ennahdha sont condamnés à la prison à vie, dont le chef du mouvement, Rached Ghannouchi, réfugié à Londres. Le 30, un… Lire la suite
TUNISIE - Actualité (2009)

Écrit par :  George JOFFÉ

Lors des élections présidentielle et législatives du 25 octobre 2009, le président sortant Zine El Abidine Ben Ali est, comme prévu, élu pour la cinquième fois à la tête de l'État, tandis que son parti, le Rassemblement constitutionnel démocratique (R.C.D.), confirme sa domination à la Chambre des députés. Certains pensent que ce nouveau mandat… Lire la suite
TUNISIE - Actualité (2010)

Écrit par :  George JOFFÉ Universalis

Le gouvernement tunisien conforte son hégémonie en mai 2010, avec la victoire du parti du président Zine el-Abidine Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratique (R.C.D.), lors des élections municipales. Ce dernier remporte 90,7 p. 100 des sièges et prend ainsi le contrôle de la totalité des conseils municipaux du pays. Cette domination… Lire la suite
AFRIQUE (Histoire) - Les décolonisations

Écrit par :  Marc MICHEL

Dans le chapitre "Le Maroc et la Tunisie"  : …  *Au moment où la Libye accédait à l'indépendance et allait grossir les rangs du groupe afro-asiatique à l'O.N.U., les questions marocaine et tunisienne faisaient irruption sur cette même scène dans des conditions infiniment plus dramatiques. Les positions de départ avaient été clairement affirmées à travers les manifestes de l'Istiqlāl en 1943, puis… Lire la suite
AFRIQUE ROMAINE

Écrit par :  Noureddine HARRAZIClaude NICOLET

Dans le chapitre "Archéologie et art"  : …  par les agrimensores, auxquelles furent soumises différentes portions de ce territoire.* On distingue trois systèmes principaux couvrant la plus grande partie de la Tunisie actuelle où se situent les exemples les mieux connus. Du nord au sud le pays fut couvert d'un réseau dont les mailles avaient 700 mètres de côté environ. Les… Lire la suite
ALGÉRIE

Écrit par :  Charles-Robert AGERONJean LECASid-Ahmed SOUIAHBenjamin STORA

Dans le chapitre "Le 13 mai 1958, naissance de la Ve République"  : …  *Le F.L.N. ayant établi ses bases arrière en Tunisie, l'aviation française décide d'y pourchasser les « rebelles » algériens et, le 8 février 1958, bombarde le village tunisien de Sakiet Sidi Youcef. Il y aura de nombreuses victimes civiles. La France se retrouve isolée sur le plan international, souvent condamnée par l'Assemblée générale de l'O.N.U… Lire la suite
BEN ALI ZINE EL-ABIDINE (1936- )

Écrit par :  Universalis

… *Président de la Tunisie de 1987 à 2011. Né le 3 septembre 1936 à Hammam-Sousse, Zine el-Abidine Ben Ali reçoit une formation militaire en France, à Saint-Cyr et à l'école d'artillerie de Châlons-sur-Marne (aujourd'hui Châlons-en-Champagne). Il effectue également des études d'ingénieur électronicien aux États-Unis. De 1964 à 1974, il dirige les… Lire la suite
BEN SALAH AHMED (1926- )

Écrit par :  Pierre SPITZ

… *Originaire d'une famille de la petite bourgeoisie de Mouknine, dans le Sahel tunisien, Ahmed ben Salah se lance, ses études terminées, dans l'action syndicale. Il se révèle rapidement comme un animateur de l'Union générale des travailleurs tunisiens (U.G.T.T.), reconstituée en 1945 par Ferhat Hached : il représente, à Bruxelles, l'U.G.T.T. auprès… Lire la suite
BEN YOUSSEF SALAH (mort en 1961)

Écrit par :  Emile SCOTTO-LAVINA

… *Djerbien de naissance, avocat de formation, politicien de vocation, Salah ben Youssef (Salāḥ ibn Yūsuf), figure de proue, avec Bourguiba, du nationalisme tunisien, était promis, par ses éminentes qualités, à l'avenir que lui assurait auprès du Combattant suprême son rôle de brillant dauphin. Secrétaire général du Parti socialiste destourien, le Néo… Lire la suite
BEY

Écrit par :  Robert MANTRAN

… *Titre turc, signifiant seigneur, qui apparaît déjà, joint à divers noms, dans les inscriptions de l'Orkhon (viiie siècle) ; « bey » a un sens honorifique qu'il a d'ailleurs retrouvé à la fin de l'Empire ottoman comme équivalent de « monsieur ». Entre-temps, après l'entrée des Turcs dans le monde musulman, le mot beg est… Lire la suite
BIZERTE

Écrit par :  Roger COQUE

… *Ville portuaire de la Tunisie septentrionale (120 460 hab. en 2004), Bizerte (ou Banzart) doit son importance à sa remarquable position sur le détroit de Sicile. Jusqu'au protectorat français, elle reste, cependant, une modeste bourgade, héritière d'un comptoir phénicien antérieur à Carthage et situé sur l'étroit goulet reliant le lac à la mer.… Lire la suite
BOURGUIBA HABIB (1903-2000)

Écrit par :  Jean LACOUTURE

…  le nom se confond le plus totalement avec la fondation et les premiers développements d'un État.* Créateur de la première organisation qui posât avec sérieux le problème de l'indépendance tunisienne, chef de parti et d'insurrection, négociateur, prisonnier, fondateur de l'État, « combattant suprême » et guide incontesté, il aura de 1934 à 1987… Lire la suite
BULLA REGIA

Écrit par :  Roger HANOUNE

… *Bulla Regia est un site archéologique important du nord-ouest de la Tunisie, à proximité de la ville actuelle de Jendouba, en lisière de la grande plaine traversée par la Medjerda : les ruines sont repérées sur une cinquantaine d'hectares entre les nécropoles à l'est et à l'ouest, la plaine au sud et le Djebel R'Bia (649 m) au nord (cf. A.… Lire la suite
CARTHAGE

Écrit par :  Abdel Majid ENNABLILiliane ENNABLIGilbert-Charles PICARD Universalis

Dans le chapitre "Kart Hadasht, la « Ville neuve »"  : …  Carthage est située au fond du golfe de *Tunis, sur une presqu'île baignée à l'est par la mer, au sud par le lac de Tunis, au nord par la sebkha el-Riana qui formait jadis le fond du golfe d'Utique avant qu'il ne soit comblé par les alluvions de la Medjerda. Des collines disposées en arc de cercle dominent la ville à l'ouest ; sur la plus… Lire la suite
DÉCOLONISATION

Écrit par :  Charles-Robert AGERON

Dans le chapitre "La décolonisation française"  : …  les nationalistes arabes, notamment ceux du Maghreb, orchestrée par la Ligue des nations arabes. En *Tunisie, le nationalisme s'était solidement implanté pendant l'entre-deux-guerres sous l'impulsion du parti du Destour (Dūstūr signifie constitution), puis du Néo-Destour. Pendant la guerre, le nationalisme fut incarné, dès juin 1942, par le… Lire la suite
DEY

Écrit par :  Robert MANTRAN

… *Déformation du mot turc dāyi̊, qui signifie « oncle maternel » et semble avoir été utilisé chez les Ottomans comme titre honorifique décerné aux marins qui se sont illustrés en combattant en Méditerranée. Par la suite, ce titre a désigné un officier de la milice des janissaires de Tunis et d'Alger. En 1590, une révolte de la milice amène l… Lire la suite
DJERBA

Écrit par :  Roger COQUE

… *Localisée au fond du golfe de Gabès, Djerba (Djarba) est la plus grande île tunisienne (514 km2). Malgré la proximité du continent, auquel elle est rattachée par une digue routière, son particularisme se manifeste à la fois par la survivance de la langue berbère, par la fidélité au schisme ibādite d'une partie de la population et par le… Lire la suite
DJÉRID

Écrit par :  Roger COQUE

… *Domaine des belles palmeraies, le Djérid (Tunisie) est un des pays les plus anciens et les mieux individualisés du bas Sahara. Dès l'Antiquité, il doit sa réputation d'opulence aux oasis échelonnées sur la bordure septentrionale d'une vaste sebkha, improprement appelée le chott el-Djérid. Leur existence est liée à des essaims de grosses sources,… Lire la suite
ÉGYPTE - L'Égypte républicaine

Écrit par :  Sandrine GAMBLINRobert SANTUCCI

Dans le chapitre "L'effet domino"  : …  L'*étincelle qui permet le soulèvement populaire viendra d'ailleurs, de Tunisie. Le 14 janvier 2011, les Égyptiens assistent à la chute du président tunisien Ben Ali. Dès lors, les mouvements d'opposition appellent, via Facebook, à manifester le 25 janvier, jour férié symbolique puisque c'est la « Journée de la police ». Quelques mois auparavant, en… Lire la suite
FELLAGHA

Écrit par :  Jean-Charles BLANC

… *C'est la forme bédouine fellāg (d'où fellāga) du mot arabe fallāq. La racine du mot est fleg, qui signifie « déflorer », « violer » ; ou encore stefleg : « prendre le maquis ». Le terme s'applique à ceux qui échappent à une sanction, aux condamnés, aux insoumis qui se regroupent et forment des bandes… Lire la suite
FERRY JULES (1832-1893)

Écrit par :  Jean GARRIGUES

Dans le chapitre "« Ferry le Tonkinois »"  : …  où celle-ci est loin d'être populaire dans la classe politique comme dans l'opinion. Il envoie, en *Tunisie, une première expédition qui lui permet d'imposer le protectorat de la France par le traité du Bardo (12 mai 1881), puis une seconde qui pacifie l'Ouest tunisien (août-nov. 1881). Mais c'est surtout lors de son second ministère, l'un des plus… Lire la suite
FRANÇAIS EMPIRE COLONIAL

Écrit par :  Jean BRUHAT

Dans le chapitre "Première période d'expansion"  : …  Il faut agir, avancer sans inquiéter l'opinion. Des résultats importants sont cependant acquis. En *Tunisie des intérêts économiques sont directement en cause (ceux par exemple de la Compagnie Bône-Guelma, de la Société marseillaise de crédit industriel et commercial, de la Banque franco-égyptienne, filiale du Crédit foncier, etc.). Après une… Lire la suite
FRANCE - Chronologie (1990-2008)

Écrit par :  Universalis

… du régime du président Ben Ali. Ses propos sont critiqués par les défenseurs des droits de l’homme. * au terme de deux années de négociations, la fondation Kadhafi signe un accord avec le collectif des familles des victimes de l'attentat contre un DC-10 d'U.T.A. qui avait fait cent soixante-dix morts dont cinquante-quatre Français, en septembre 1989… Lire la suite
GABÈS

Écrit par :  Roger COQUE

… *Située au fond du large golfe homonyme, à proximité du site romain antique de Tacapae, la ville tunisienne de Gabès (116 323 hab. en 2004) comprend les grosses agglomérations traditionnelles de Menzel et de Djara, des quartiers modernes développés vers la mer et un port marchand. Jadis point d'aboutissement d'un trafic caravanier transsaharien,… Lire la suite
GAFSA

Écrit par :  Roger COQUE

… *Située au bord du Sahara, la ville tunisienne de Gafsa (84 676 hab. en 2004) doit l'ancienneté de son existence (c'est l'antique ville numide de Capsa) à la large trouée ouverte entre les djebels Ben Younès et Orbata, d'où un passage facile vers les hautes steppes de la Tunisie. À cette position privilégiée, l'existence d'un chapelet de sources… Lire la suite
HAFSIDES

Écrit par :  Robert MANTRAN

… *Au début du xiiie siècle, le Maghreb était encore soumis à la domination unique des souverains almohades du Maroc qui déléguaient une partie de leurs pouvoirs à des gouverneurs. Celui de l'Ifrīqiyya (c'est-à-dire la Tunisie actuelle, l'Algérie orientale et la Tripolitaine) fut, de 1207 à 1221, Abou Mohammed b. Abī Hafs, fils du… Lire la suite
HARUN AL-RASHID (766-809) calife 'abbaside (786-809)

Écrit par :  Philippe OUANNÈS

… *Le règne du cinquième calife ‘abbāside marque un tournant crucial dans l'histoire du califat : il amorce la longue décadence de l'empire islamique. Troisième fils d'al-Mahdī, Hārūn al-Rashīd restera longtemps sous l'influence de sa mère, al-Khayzurān, une esclave yéménite affranchie. Son enfance se passe dans le luxe et la facilité. Soumis à son… Lire la suite
KAHINA AL- (morte en 704/05) reine berbère

Écrit par :  Philippe OUANNÈS

… *Surnom de la « reine des Aurès » signifiant « la Prophétesse ». Al-Kāhina régna sur plusieurs tribus de Berbères de l'Aurès, dont la sienne propre, celle des Djarawa, de 685 environ à 704 ou 705. À la fin du viie siècle, l'Afrique du Nord voit s'affronter trois forces : les Byzantins d'abord, solidement implantés sur les côtes,… Lire la suite
KAIROUAN

Écrit par :  Nikita ELISSÉEFF

… *Après la victoire des Arabes sur les Byzantins en 647, Sīdī ‘Uqba ibn Nāfi‘ fonda en 670, à 60 kilomètres de Sousse, Kairouan ou Qayrawān (terme qui signifie place d'armes). C'était un campement permanent, à l'abri des attaques de la flotte byzantine, qui devait servir de base opérationnelle pour lutter contre les Berbères. Importante ville de… Lire la suite
KERKENA ou KERKENNA ÎLES

Écrit par :  Roger COQUE

… *Situé au large de Sfax, l'archipel des Kerkena groupe deux îles principales (el-Gharbi et el-Chergui) et de nombreux îlots. Ces îles (180 km2), très planes, s'élèvent à peine au-dessus du niveau du golfe de Gabès. Soumises à un climat très venteux et sec (200 mm de pluie par an), pauvres en eaux de nappe, recouvertes d'encroûtements… Lire la suite
KROUMIRIE

Écrit par :  Roger COQUE

… *Située dans le nord-ouest de la Tunisie, la Kroumirie correspond à de modestes montagnes, forestières et pluvieuses. Culminant à la frontière algérienne (djebel Ghorra : 1 203 m), ces montagnes se situent généralement vers 900 mètres et s'abaissent assez régulièrement vers l'est, où les collines des Mogods ne dépassent guère 500 mètres. Leur relief… Lire la suite
MADANI AHMAD TAWFIQ AL- (1899-1983)

Écrit par :  Sayed Attia ABUL NAGA

… *Historien et homme d'État algérien, né en Tunisie ; il a fait ses études supérieures à al-Zaytūna de 1913 à 1915. Al-Madanī prend part au mouvement nationaliste tunisien à ses débuts et compte parmi les fondateurs du parti du Destour. Exilé en Algérie en 1924, il milite avec les ulémas algériens. Rédacteur politique de la revue Al-Shihāb (… Lire la suite
MAGHREB - Structure et milieu

Écrit par :  Michel DURAND-DELGABouziane SEMMOUD

Dans le chapitre "La chaîne intracontinentale des Atlas"  : …  de failles, en prenant parfois l'allure de colonnes cylindriques (« rochers de sel »). L'Atlas* tunisien voit se développer ces phénomènes. D'énormes diapirs triasiques jalonnent les axes anticlinaux, surtout dans la partie nord (région de l'Ouenza, et au sud de la Medjerda). On note également que les plis s'orientent progressivement vers… Lire la suite
MAGHREB - Le Maghreb politique

Écrit par :  Bruno ÉTIENNEJean-Claude SANTUCCI

« La *République tunisienne constitue une partie du Grand Maghreb, à l'unité duquel elle œuvre dans le cadre de l'intérêt commun », « le Royaume du Maroc... constitue une partie du Grand Maghreb », « l'Algérie est partie intégrante du Grand Maghreb »... et « œuvre au renforcement de la… Lire la suite
MAGHREB - Littératures maghrébines

Écrit par :  Jamel Eddine BENCHEIKHChristiane CHAULET ACHOURAndré MANDOUZE

Dans le chapitre "L'exemple de Kairouan"  : …   Histoire de l'Ifrīqiya et du Maghreb qu'utiliseront Ibn 'Iḍāri et Ibn H̲aldūn notamment. *La Tunisie fournira ainsi toute une lignée de chroniqueurs attachés au destin de leurs pays, tels Ibn Abī Dinār pour le xviie siècle, Ibn Abī Ḍiyāf (1802-1874) et ces érudits modernes qui proposent des thèses de valeur. L'activité… Lire la suite
MATMATA

Écrit par :  Roger COQUE

… *Partie septentrionale du djebel qui domine la vaste plaine de la Djeffara, les monts de Matmata, en Tunisie, sont une cuesta (515 m) dégagée dans les calcaires et les marnes du Crétacé supérieur et moyen, profondément disséquée par les oueds. Des limons lœssiques tapissent en partie ses versants et se concentrent dans les vallons. Un peu plus… Lire la suite
MEDJERDA

Écrit par :  Roger COQUE

… *Caractérisé par un écoulement permanent sur l'ensemble de son cours, la Medjerda est le seul fleuve tunisien. Elle prend sa source près de Souk-Ahras (dans le Constantinois algérien) puis coule vers l'est avant de se jeter dans la Méditerranée (golfe de Tunis). Son bassin-versant s'étend sur 22 000 kilomètres carrés, dont 6 000 en Algérie. Son… Lire la suite
MESSADI MAHMUD (1911-2004)

Écrit par :  Sayed Attia ABUL NAGA

… *Tunisien, agrégé d'arabe, rédacteur en chef de la revue Al-Mabāḥith (1944-1947), secrétaire général de l'Union générale des travailleurs tunisiens (1948-1953), ministre de l'Éducation nationale (1958), Maḥmūd Māṣadī (Messadi) est ensuite devenu inspecteur général de l'enseignement. Māṣadī publia en 1955 une pièce écrite quinze ans… Lire la suite
MORT DE LOUIS IX

Écrit par :  Vincent GOURDON

  *Le roi de France, Louis IX (1226-1270), a pris la croix, pour la seconde fois, en 1267. La « huitième » croisade, en 1270, se dirige vers Tunis et non vers l'Orient comme les précédentes. Le roi espère convertir au christianisme l'émir hafside al-Mustansir et, peut-être, faire de l'Ifrīqiyya (Tunisie) une base d'attaque… Lire la suite
MUSA IBN NUSAYR (640-716/17)

Écrit par :  Georges BOHAS

… *Général umayyade qui s'illustre dans la conquête du Maroc et de l'Espagne. D'abord haut fonctionnaire en Orient, Mūsā ibn Nuṣayr est nommé gouverneur de l'Ifrīqiyya (Tunisie actuelle) aux environs de 698. Il organise alors plusieurs campagnes et, aidé de ses fils, soumet les Berbères du Maroc. Il a l'habileté de pratiquer une large politique d'… Lire la suite
PROCHE ET MOYEN-ORIENT CONTEMPORAIN

Écrit par :  Nadine PICAUDOUAude SIGNOLES

Dans le chapitre "Le tournant des « révolutions arabes »"  : …  qu'un nouveau cycle historique s'ouvre pour les populations de la région au début de 2011. *Les « révolutions » tunisienne, puis égyptienne, qui ont rapidement acculé au départ Zine el-Abidine Ben Ali (le 14 janvier 2011), puis Hosni Moubarak (le 11 février), les présidents de ces deux pays au pouvoir depuis plusieurs décennies, insufflent… Lire la suite
PUPPUT, archéologie

Écrit par :  Aïcha BEN ABEDMarc GRIESHEIMER

… *Située sur la côte méditerranéenne, à 70 kilomètres au sud-est de Carthage, Pupput se trouve désormais au cœur de la zone touristique d'Hammamet. L'engagement d'une fouille préventive, dès 1996, sur des terrains agricoles situés à 300 mètres au nord du parc archéologique, a permis de fouiller une surface de 5 000 mètres carrés et de dresser un plan… Lire la suite
QUATRIÈME RÉPUBLIQUE

Écrit par :  Pierre BRÉCHON

Dans le chapitre "La politique à l'égard des colonies"  : …  militaire subie. En huit ans, près de 100 000 soldats et 400 000 à 500 000 civils ont été tués. En* Tunisie et au Maroc, le début des années 1950 est marqué par des politiques assez fermes des « résidents » qui incarnent l'autorité de la France dans ces « États associés ». Les nationalistes tunisiens sont sévèrement réprimés au début de 1952, le… Lire la suite
RAPATRIÉS

Écrit par :  Jean-Louis MIÈGE Universalis

Dans le chapitre "Italie"  : …  1950. Il faut y ajouter, encore qu'il ne s'agisse que d'une colonie « informelle », les Italiens de *Tunisie. Ils avaient joui jusqu'en 1943 d'une situation de quasi-autonomie dans le protectorat, disposant de privilèges individuels et collectifs confirmés en 1935. La dénonciation de ces conventions par la France, à laquelle l'Italie dut souscrire… Lire la suite
RELIGION - Religion et État

Écrit par :  Louis de NAUROIS

Dans le chapitre "La « déconfessionnalisation de l'État »"  : …  source principale d'inspiration de la législation. De même, la Constitution de 1959 de la *Tunisie du président Bourguiba déclare simplement que « la Tunisie est un pays... de religion musulmane », sans proclamer l'islam religion d'État. La plupart des autres États de population musulmane ont adopté le régime de l'État confessionnel et… Lire la suite
SFAX

Écrit par :  Roger COQUE

… *Édifiées sur le site de l'antique cité romaine de Taparura, Sfax (Sfaqus) et sa banlieue représentent l'agglomération urbaine la plus dynamique de Tunisie. Après la longue période de repliement consécutive aux invasions arabes du xie siècle, l'essor de la ville commence dès le début du xixe siècle. Il se… Lire la suite
SOUSSE

Écrit par :  Roger COQUE

… *La ville tunisienne de Sousse, ou Sūsa (173 000 hab. en 2004), connaît depuis la plus haute antiquité une grande prospérité, seulement ralentie par de brèves crises, notamment lors des invasions arabes. Ville punique puis romaine (Hadrumetum), capitale du Byzacium au iiie siècle, elle est grande exportatrice d'huile et de… Lire la suite
TUNIS

Écrit par :  Pierre-Arnaud BARTHEL

… Avec *2,4 millions d'habitants en 2008 contre 750 000 en 1966, Tunis est passé, entre l'indépendance (1956) et les années 1980, du caractère de ville à celui d'agglomération composée de trente et une communes débordant le strict cadre de la « commune de Tunis ». Puis une aire métropolitaine (appelée « le Grand Tunis » dans les documents… Lire la suite

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Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Tunisie Tunisie : drapeau Toujane, Tunisie Grande Mosquée de Kairouan Bédouins Sousse Amphithéâtre romain de la cité antique de Thysdrus 400 à 500. Royaumes barbares Bourguiba, lors de sa première arrestation (1934) Cimetière militaire allemand, 1943 Habib Bourguiba, 1961 Monastir : mausolée de Bourguiba

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