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TROUBADOURS ET TROUVÈRES

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La forme poétique que Roger Dragonetti appela le « grand chant courtois » se constitua dans la France occitane durant la première moitié du xiie siècle. À partir de 1150-1180, elle fut progressivement adoptée dans la plupart des nations occidentales. Son dynamisme initial et ses tendances originales se maintinrent avec une remarquable cohérence jusque vers 1300 ; par la suite, diverses transformations en affectèrent les structures ; l'élan retomba, tandis que des besoins expressifs inconnus jusqu'alors se faisaient jour à travers une esthétique d'ores et déjà dépassée. Dans cette évolution, Pétrarque en Italie, puis ses imitateurs à travers l'Europe, Guillaume de Machaut en France marquent au xive siècle le point de non-retour.

Les poètes auxquels nous devons le grand chant courtois sont désignés dans les différentes langues par des termes spécifiques qui, en occitan, en français, en italien, en espagnol, sont dérivés des verbes trobartrovartrouver, et renvoient à l'invention musicale (du latin médiéval tropare, « composer des tropes ») ; en allemand, Minnesänger se réfère au chant. La nature essentiellement musicale de cette poésie est par là revendiquée. Le mot occitan cansochanson, fut sans doute forgé pour en désigner expressément les œuvres, ainsi que vers qui suggère un mouvement de retour mélodique. La plus grave altération que subit cette poésie au xive siècle fut d'ailleurs l'abandon de son caractère musical. Néanmoins, et en dépit d'une opinion répandue mais erronée, c'est par sa musicalité propre, beaucoup plus que par ses thèmes, que le grand chant courtois a très profondément marqué, à l'aube de la civilisation européenne, notre sensibilité poétique.

1.  Les troubadours

C'est chez les poètes occitans, les troubadours, que l'on saisit le mieux ce qui fait le propre du grand chant courtois. Non seulement ils en furent les créateurs, mais ils fournirent (indirectement, ou de façon personnelle, à l'occasion de leurs voyages) des modèles à ceux qui, partout ailleurs […]

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ADAM DE LA HALLE (1235 env.-env. 1285)

Écrit par :  Paul ZUMTHOR

Dans le chapitre "L'œuvre poétique et musicale"  : …  motets à texte profane sur teneur liturgique, de facture traditionnelle, font d'Adam le premier *trouvère à être en même temps « déchanteur » ; il faut y ajouter seize « rondeaux », en comprenant également sous ce nom virelais et balettes. Les rondeaux comptent parmi les monuments les plus importants de la musique du xiiie … Lire la suite
AIMERIC DE PÉGUILHAN (av. 1175-env. 1225)

Écrit par :  Charles CAMPROUX

… *Sa Vida fait naître Aimeric de Péguilhan à Toulouse et le dit fils d'un bourgeois « qui tenait draps à vendre ». Son nom est celui d'un village de la région de Saint-Gaudens et semble indiquer qu'il aurait pu obtenir le château du lieu en fief de l'un de ses nombreux protecteurs. En tout cas, c'est, d'après la Vida, l'amour pour… Lire la suite
AQUITAINE

Écrit par :  Jean DUMASCharles HIGOUNET Universalis

Dans le chapitre "Civilisation"  : …  et écrivait gascon à Bordeaux du xiie au xve siècle. *C'est en Aquitaine qu'a pris naissance la poésie lyrique occitane. Guilhem IX, duc d'Aquitaine, qui menait joyeuse vie au milieu d'une troupe de « compagnons », est le plus ancien troubadour ; mais sa langue littéraire écrite était, en Poitou, une… Lire la suite
ARNAUD ou ARNAUT DANIEL (actif de 1180 à 1200)

Écrit par :  Joël SHAPIRO

… *Ezra Pound nous met en garde : « Aucune étude de la poésie européenne ne saurait prétendre au sérieux si elle ne commence tout d'abord par une étude de cet art en Provence », écrit-il. Arnaud Daniel fut certainement, parmi les troubadours, l'un des plus habiles artisans de l'ancien provençal. Dante lui-même en fait un vif éloge dans le « Purgatoire… Lire la suite
ARNAUT DE MAREUIL (XIIe s.)

Écrit par :  Charles CAMPROUX

… *L'activité poétique d'Arnaut de Mareuil se déroule entre 1171 et 1190. Originaire de Mareuil-sur-Belle (Dordogne), issu d'une famille fort humble, il est d'abord clerc avant de se faire troubadour pour aller chanter Azalaïs de Burlatz, femme de Roger II Taillefer, vicomte de Béziers et de Carcassonne. Il aurait excité la jalousie du roi-troubadour… Lire la suite
BERNARD DE VENTADOUR (1145 env.-env. 1195)

Écrit par :  Universalis

… La poésie *du troubadour Bernard de Ventadour est considérée comme l'une des expressions les plus achevées de la langue d'oc. Les quelques éléments de sa vie ne nous sont connus qu'à travers le texte des vidas, ces courtes biographies postérieures d'un demi-siècle au moins et destinées à présenter l'œuvre des troubadours à un auditoire… Lire la suite
CATALOGNE

Écrit par :  Mathilde BENSOUSSANChristian CAMPSJohn COROMINASMarcel DURLIATRobert FERRASJean MOLASJean-Paul VOLLE

Dans le chapitre "La littérature catalane"  : …  une autre qui jouissait déjà ou devait bientôt jouir d'un très grand prestige : le provençal des *troubadours. On suppose que la Chansó de Santa Fe fut écrite par un anonyme catalan de Saint-Michel-de-Cuxa ou de Saint-Martin-du-Canigou, vers 1054-1076. Depuis le milieu du xiie siècle et jusqu'au milieu du xiiiLire la suite
CHANSON

Écrit par :  Louis-Jean CALVETGuy ERISMANNJean-Claude KLEIN

Dans le chapitre "Troubadours"  : …  *L'art des troubadours nous renseigne sur ce que pouvait être l'art populaire de l'époque. On estime que l'art de cour, qui était encore monodique et que pratiquèrent les Bernard de Ventadour, Jaufré Rudel, Marcabru, Raimbaut d'Orange, Peire d'Auvergne, Guiraut de Borneill, Guiraut Riquier, avait de nombreux points communs avec la chanson pratiquée… Lire la suite
CHANSON DE GESTE

Écrit par :  Italo SICILIANO

Dans le chapitre "Les cycles"  : …  la classification a été établie, dès le commencement du xiiie siècle, par le *trouvère Bertrand de Bar-sur-Aube. Dans une autre chanson du même siècle (Doon de Mayence), un trouvère anonyme raconte la légende de la prodigieuse naissance des chefs des trois grandes familles. Au même jour, à la même heure, en des… Lire la suite
CHANSON FRANÇAISE

Écrit par :  Hélène HAZERA

Dans le chapitre "De la révolution occitane à la chanson populaire"  : …  certaine : la première grande révolution chansonnière se situe en Occitanie, avec l'apparition des* troubadours, dans la première moitié du xiie siècle. Dans cette société extrêmement raffinée qui bénéficie des apports de l'Espagne musulmane, la chanson est le véhicule privilégié de l'amour courtois. Avec la répression du… Lire la suite
CHANSONS, Arnaut Daniel

Écrit par :  Emmanuèle BAUMGARTNER

ArnautDaniel *Du troubadour Arnaut Daniel, « gentilhomme de Ribérac » (comme le dit Aragon dans La Leçon de Ribérac ou l'Europe française) et né vers 1150-1160, ont été conservées peu de choses : un sirventès (poème satirique) obscène, seize cansos (chansons d'amour) etLire la suite
COURTOISIE

Écrit par :  UniversalisPaul ZUMTHOR

Dans le chapitre "Des troubadours aux trouvères"  : …  Flamenca). L'influence occitane sur la culture française, en revanche, fut profonde. Quelques *troubadours traversèrent des cours septentrionales : ainsi, Bernard de Ventadour séjourna vers 1154 chez Aliénor en Angleterre. À partir de 1160-1170, le « grand chant courtois » commence à susciter des imitations : celles-ci s'étendront, en moins d'… Lire la suite
DÉBAT, genre littéraire

Écrit par :  Véronique KLAUBER

… *Le terme générique « débat » correspond à une série de genres poétiques dialogués que les trouvères et les troubadours cultivaient depuis le début du xiie siècle : d'abord en latin, sous le nom de disputatio, puis en langue vulgaire ; il est appelé tenson ou jocpartit en langue d'oc, parture … Lire la suite
ÉROTISME

Écrit par :  Frédérique DEVAUXRené MILHAUJean-jacques PAUVERTMario PRAZJean SÉMOLUÉ

Dans le chapitre "L'érotisme des troubadours"  : …  le phénomène social et littéraire européen communément appelé « courtoisie », ou « fine amor ». Les *troubadours exploraient dans leurs poèmes (ou plutôt leurs chansons) tous les registres du sentiment amoureux. Le premier d'entre eux (chronologiquement comme par la profondeur de son inspiration), Guillaume IX d'Aquitaine (l071-1127), en parcourt,… Lire la suite
ESTAMPIE

Écrit par :  Pierre-Paul LACAS

… *Avec l'estampie apparaît, aux xiiie et xive siècles, la première musique instrumentale indépendante de paroles préexistantes ; il s'agit probablement d'un genre inspiré par les musiques à danser, nées en France, et qui se développa tout particulièrement en Angleterre ; l'estampie passa également en Italie (… Lire la suite
FOLQUET DE MARSEILLE (1160 env.-1231)

Écrit par :  Charles CAMPROUX

… *Évêque de Toulouse et troubadour. Par son activité poétique, Folquet de Marseille appartient à la quatrième génération connue des troubadours (1175-1200). Fils d'un riche marchand génois établi à Marseille, il continue le métier de son père jusque pendant les dernières années de son activité poétique. Il est l'ami de plusieurs grands : le roi… Lire la suite
GAUTIER D'ÉPINAL (mort en 1270 env.)

Écrit par :  Charles CAMPROUX

… *Gautier d'Épinal (ou d'Espinau) a rang parmi ces chevaliers du Nord que séduisit la poésie du joi d'amor, inventé par les troubadours, et dont ils feront la poésie courtoise. Il chante l'amour courtois dans des chansons composées pour la plupart pendant le deuxième quart du xiiie siècle. Il est protégé par les comtes de… Lire la suite
GUIRAUT DE BORNELH (1140 env.-1199)

Écrit par :  Charles CAMPROUX

… *Poète de langue d'oc dont l'activité littéraire s'étend de 1165 à 1199, Guiraut de Bornelh est salué par ses contemporains comme le « maître des troubadours ». « Il fut meilleur trouveur qu'aucun de ceux qui ont été avant lui et qui furent après lui », dit la Vida (œuvre célèbre concernant l'aventure des troubadours). Dante s'enthousiasme… Lire la suite
GUIRAUT RIQUIER (1254-1292)

Écrit par :  Charles CAMPROUX

… *D'origine populaire, Guiraut Riquier gagne d'abord sa vie de poète de métier auprès du vicomte de Narbonne Amalric IV et des bourgeois de sa ville. Il passe ensuite en Catalogne, puis à la cour d'Alphonse X de Castille. Vers 1279, il est à la cour du comte Henri de Rodez, un des derniers centres occitans (avec les cours gasconnes d'Astarac et de… Lire la suite
GUITARE

Écrit par :  Robert Jean VIDAL

Dans le chapitre "Origine et transformations"  : …  On sait que Richard Cœur de Lion (1157-1199) participa à divers concours de crwth avec des *troubadours de Provence. La cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle possède, au porche de la Gloire (1168-1188), une sculpture qui représente une guitare, avec ses incurvations extérieures traditionnelles. On en trouve également en France, à l'… Lire la suite
IBN GUZMAN (1095 env.-1160)

Écrit par :  ETIEMBLE

Dans le chapitre "Questions pendantes"  : …  zadjals n'est composée en langue romane), mais à cause de ses relations avec la technique des *troubadours de langue d'oc. Quand on ne cède pas au chauvinisme, il semble malaisé de contester l'heureuse influence du zadjal sur la métrique et quelquefois la thématique des troubadours. Comme le signalait déjà E. Lévi-Provençal,… Lire la suite
JAUFRÉ RUDEL (1130-1170)

Écrit par :  Charles CAMPROUX

… *Prince de Blaye, Jaufré Rudel prend part à la IIe Croisade en compagnie d'Alphonse Jourdan, comte de Toulouse, de Guillaume Taillefer, comte d'Angoulême, de Hugues VII de Lusignan, comte de la Marche. Marcabru, dans la seconde moitié de l'année 1148, envoie sa chanson Cortezament vuelh comensar à Jaufré Rudel ultra marLire la suite
JEAN BODEL D'ARRAS (1167 env.-1209/10)

Écrit par :  Daniel POIRION

… *Trouvère arrageois, Jean Bodel débute dans la carrière littéraire comme jongleur vers 1190. En 1194, il est membre de la confrérie des jongleurs et bourgeois d'Arras en même temps que sergent de l'échevinage. Il prend la croix en 1199 ou 1200, lors de la prédication de Foulques de Neuilly qui prélude à la IVe Croisade, mais, devenu… Lire la suite
LAI

Écrit par :  Daniel POIRION

… *Il s'agit originellement d'un genre poétique et musical, dérivant de chansons en latin vulgaire, mais surtout exploité par les harpeurs bretons, le texte étant alors soutenu par une mélodie syllabique. Dès le xiie siècle, le genre se dédouble. D'un côté il connaît une évolution narrative à partir de Marie de France, qui assemble… Lire la suite
MÉNESTRANDISE

Écrit par :  Pierre-Paul LACAS

… *Terme d'ancien français qui désignait la profession de musicien (xive-xve s.) et qui resta en usage jusqu'aux xviie et xviiie siècles pour désigner la corporation des ménestrels (appelés encore ménestriers ou ménétriers) fondée à Paris en 1321. La ménestrandise (ou… Lire la suite
MÉNESTREL

Écrit par :  Daniel POIRION

… *Si l'âge romantique s'est fait une idée flatteuse de ce musicien errant, l'opinion des contemporains était plus réservée. Le ménestrel ou « ménestrier » était parfois un vaurien, comme tous ces amuseurs venus d'on ne sait où. Mais le statut des ménestrels s'est peu à peu précisé, les distinguant à la fois des simples jongleurs, plutôt mimes ou… Lire la suite
MINNESANG

Écrit par :  Georges ZINK

…  venu de l'ouest, déferle sur ces pays dans la seconde moitié du xiie siècle. *Il s'était développé en effet, dans le midi, puis dans le nord de la France, un type de civilisation aristocratique, la civilisation courtoise. Or, on a pu dire que la littérature française n'a été accueillie en Allemagne que dans la mesure où elle… Lire la suite
MOYEN ÂGE - L'affirmation des langues vulgaires

Écrit par :  Emmanuèle BAUMGARTNER

Dans le chapitre "L'avènement des langues vernaculaires"  : …  en langue d'oc qui utilise une koinè littéraire appelée leimosi par les premiers *troubadours et qui se voue à la célébration de la fin'amor (l'amour vécu et chanté dans sa perfection) dans les formes et la thématique très tôt codifiées de la canso (chanson d'amour). Qu'ils restent fidèles au trobar leuLire la suite
MOYEN ÂGE - La poésie lyrique

Écrit par :  Daniel POIRION

Dans le chapitre "Les troubadours"  : …  *La poésie des troubadours est un bel exemple de réussite à la fois esthétique et idéologique. Leur art musical, qui semble avoir exploité les ressources du chant grégorien, parfois revigoré par des rythmes et des airs plus exotiques (arabes, notamment), n'est pas compris, de nos jours, de la même façon par tous les musicologues. Mais il atteste un… Lire la suite
MUSIQUES SAVANTES ET MUSIQUES POPULAIRES

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

Dans le chapitre "Troubadours et trouvères"  : …  en Limousin, que sont apparues les premières pièces de poésie lyrique en langue vulgaire et que *l'art des troubadours a commencé à se développer. Cette période est marquée par l'enrichissement de la noblesse, qui prend l'habitude de mener une vie large et fastueuse, chérit les arts, protège poètes, musiciens, comédiens et jongleurs. La… Lire la suite
OCCITANES LANGUE ET LITTÉRATURE

Écrit par :  Pierre BECCharles CAMPROUXPhilippe GARDY

Dans le chapitre "Littérature d'une langue"  : …  art d'aimer. Cet art d'aimer, débattu et infléchi dans des directions diverses par les premiers *troubadours : Jaufré Rudel, Marcabru, Cercamon, Bernard Marti, aboutira à la fin'amor grâce au joy, jeu et joie d'amour. Cette fin'amor emprunta la forme de la canso pour son expression la plus directe et celle des… Lire la suite
PEIRE CARDENAL (1180-1278)

Écrit par :  Charles CAMPROUX

… *Né de parents nobles au Puy-en-Velay, une des capitales intellectuelles et religieuses du temps, Peire Cardenal appartient au siècle d'or occitan et compte parmi les plus intransigeants adversaires de la domination française et de la domination cléricale. Jusqu'à vingt ans, il étudie à l'université de Saint-Maiol, au moment où le fameux troubadour… Lire la suite
PEIRE D'AUVERGNE (actif entre 1158 et 1180)

Écrit par :  Charles CAMPROUX

… *D'origine bourgeoise, Peire d'Auvergne (d'Alvernha) fréquente la cour de Raimond Béranger IV de Barcelone et celle de Sanche III de Castille. Il acquiert une très grande renommée. Dante le place parmi les Antiquiores doctores. Il passe pour un disciple de l'art de Marcabru, dont il imite le style difficile dans une poésie élaborée, à la… Lire la suite
PEIRE VIDAL (1150?-env. 1210)

Écrit par :  Charles CAMPROUX

… *Fils d'un peaussier de Toulouse, Peire Vidal ne peut rester en place. Plus que tout autre troubadour, il parcourt le monde ouvert à la civilisation occitane du temps, célébrant dans ses chansons les grandes dames qui peuvent le protéger et mettant sa plume au service des grands dans ses sirventès (poèmes à sujets autres que l'amour). De Toulouse,… Lire la suite
POÉSIES, Heinrich von Morungen

Écrit par :  Patrick DEL DUCA

Dans le chapitre "Tradition et innovation"  : …  *Heinrich von Morungen semble conscient de la mission toute particulière du poète et dit de lui-même qu'il est né pour chanter. Il utilise la métrique provençale et reprend dans presque toutes ses chansons d'amour la forme de la canso occitane. Sa poésie trahit l'influence de modèles antiques (Ovide) et contemporains (troubadours, culte… Lire la suite
POÉSIES, Walther von der Vogelweide

Écrit par :  Patrick DEL DUCA

Walther von derVogelweide *Walther von der Vogelweide (né vers 1170-mort vers 1228) est sans doute le plus complet des poètes allemands du Moyen Âge. Dans ses poèmes lyriques, il chante aussi bien l'amour pour une dame noble que pour une femme du peuple. Ses poèmes politiques et gnomiques (Lire la suite
PORTUGAL

Écrit par :  Roger BISMUTAlbert-Alain BOURDONMichel DRAINJosé-Augusto FRANÇAFrançois GUICHARDMichel LABANFrédéric MAUROJorge MORAÏS-BARBOSAVictor PEREIRAEduardo PRADO COELHO

Dans le chapitre "Le Moyen Âge"  : …  cercles proches de la cour mettent à la mode une poésie galante et précieuse, influencée par les *troubadours provençaux. Mais d'autres poèmes d'amour ont une origine populaire, qui se devine dans la naïveté de l'expression et le recours à des termes dialectaux : il s'agit essentiellement, face aux cantares de amor, des cantigas deLire la suite
RAIMBAUT D'AURENJA ou D'ORANGE (1146 env.-1173)

Écrit par :  Charles CAMPROUX

… *Raimbaut d'Orange (aurenja en langue d'oc) appartient à la catégorie des troubadours grands seigneurs comme le duc d'Aquitaine, Guillaume de Poitiers. Son activité littéraire se situe entre 1150 et 1173. C'est le premier troubadour né en Provence proprement dite. Par son père, Guillaume d'Aumelas (canton de Gignac, Hérault), il est… Lire la suite
RAOUL DE HOUDENC ou DE HOUDAN (XIIIe s.)

Écrit par :  Jean-Paul MOURLON

… *Trouvère, Raoul de Houdan reçut une éducation de clerc et mena, semble-t-il, une vie pauvre et errante. L'origine de son nom reste incertaine : Le Houdenc (Picardie) ou Houdan (Yvelines) ? Il est l'auteur d'un roman arthurien, Méraugis de Portlesguez, et de deux poèmes allégoriques, Le Songe d'Enfer et le Roman des Eles deLire la suite
RIGAUT DE BARBEZIEUX (1150 env.-env. 1215)

Écrit par :  Charles CAMPROUX

… *Parce qu'il a eu son temps de gloire au xiiie siècle, non seulement en pays occitan, mais aussi en Italie, en Catalogne et dans le nord de la France, Rigaut de Barbezieux a longtemps passé pour un épigone des troubadours de la fin du xiie siècle. En réalité, Rigaut de Barbezilh est un cadet de la famille des… Lire la suite
SICILIENNE ÉCOLE, littérature

Écrit par :  Claudette PERRUS

… *On regroupe sous le nom de Siciliens les poètes de la première « école » poétique italienne, dont la naissance et la floraison coïncident avec le règne de Frédéric II Hohenstaufen (1194-1250) et le rayonnement de la cour de Palerme sur le reste de la péninsule. La politique culturelle du monarque embrassait tous les secteurs du savoir : droit,… Lire la suite
SORDEL ou SORDELLO (1200 env.-? 1269)

Écrit par :  Joël SHAPIRO

… *Le plus grand troubadour italien en langue provençale, Sordel mena une vie qui reste sur bien des points un mystère. Sa « vida » officielle raconte qu'il était originaire de Mantoue, fils d'un chevalier pauvre nommé El Corte, et qu'il vivait à la cour du comte San Bonifaci : il tomba éperdument amoureux de la femme de ce dernier, Cunizza, et prit… Lire la suite

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