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Écrit par : Jacques MICHON, Universalis
Dans le chapitre Des origines à la fin du Moyen ÂgeLes premières manifestations de la musique anglaise se perdent dans la nuit des temps. Ce qui est probable, sinon certain, c'est qu'en Grande-Bretagne comme ailleurs la monodie a précédé la polyphonie, encore que l'une et l'autre aient pu très tôt coexister. En outre, le chant grégorien, expression privilégiée de la liturgie chrétienne, fut assuré ... Lire la suite
Écrit par : Edith WEBER
L'expression ars antiqua (forgée par les historiens de la musique – par opposition au nom du traité Ars nova, rédigé par Philippe de Vitry, s'appliquant à l'époque de Guillaume de Machaut en France et Francesco Landini en Italie, au xive siècle) désigne l'école musicale parisienne des xiie ... Lire la suiteÉcrit par : Roger BLANCHARD
Ars nova, tel est le titre d'un traité que le compositeur et théoricien Philippe de Vitry (1291-1361) écrivit à Paris vers 1320. Plus qu'un manifeste, c'était la prise de conscience d'une évolution esthétique, dont les signes précurseurs apparaissaient dans la seconde moitié du xiiie siècle. D'autres théoriciens, le « ... Lire la suiteÉcrit par : Juliette GARRIGUES
Le compositeur et théoricien de la musique Philippe de Vitry, qui occupera des charges importantes – notaire royal, maître des requêtes, conseiller... – auprès des rois de France Charles IV le Bel, Philippe VI et Jean II le Bon avant de devenir en 1351 évêque de Meaux, fait paraître vers 1320 un traité théorique en latin, Ars nova, qui va ... Lire la suiteÉcrit par : Juliette GARRIGUES
L'ars antiqua (ou ars veterum, ou ars vetus), que l'on peut traduire par la « vieille école », désigne, d'une manière générale, l'école musicale parisienne des xiie et xiiie siècles ou, de manière plus restrictive, la musique française de 1230 à 1320 environ. ?Naissance de Philipp ... Lire la suiteÉcrit par : Edith WEBER
La ballade (en italien ballata, de ballare : danser) est un genre littéraire et musical d'essence lyrique et de structure répétitive. Cette forme, monodique et polyphonique, est en usage de la fin du xiiie siècle jusqu'au xvie siècle. Elle est chantée et dansée par les troubadours, les trou ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Littéralement, « complainte lyrique ». Cette forme élémentaire de chant profane monodique, sorte d'hymne en langue romane, à caractère lyrique ou épique, en se développant jusqu'au xe siècle aurait donné naissance à la chanson de geste (théorie de Gaston Paris, rejetée par Joseph Bédier, mais reprise récemment avec modification ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Terme dont la signification demeure controversée ; à rapprocher et à distinguer à la fois du carol anglais. Certains proposent une étymologie grecque : le choraulês est le joueur de flûte qui accompagnait un chœur de danse. Le mot anglais, lui-même probablement dérivé du français « carole », désigne un chant polyphonique (à 2 ou ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
Les manuscrits du xiiie siècle contiennent, parmi toutes les pièces lyriques qui ne relèvent pas des grands genres courtois, un certain nombre de chansons à boire. Celles-ci sont dans une large mesure la transposition en langue vulgaire des chansons goliardiques. Elles développent cependant quelques aspects propres au lyrisme r ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
Les plus anciens poèmes lyriques en langue romane intégralement conservés sont les premières chansons courtoises des troubadours (début du xiie s.). Mais la poésie courtoise, expression d'une nouvelle doctrine de l'amour, subtile, agressivement aristocratique, n'a rien de populaire et n'est pas l'héritière directe de la poésie ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Forme musicale polyphonique du xiiie siècle, la clausule comporte deux parties strictement mesurées. On trouve les exemples les plus représentatifs de clausules dans les sections de déchant utilisant des fragments mélismatiques (c'est-à-dire à plusieurs notes par syllabe) de chant grégorien, qui, dans l'organum de l'éc ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Poésie lyrique personnelle que composèrent certains trouvères du xiiie siècle pour célébrer l'adieu, courtois ou satirique, du poète à ses amis, à sa ville ou à son pays natal. Trois congés sont connus : celui de Jehan Bodel (1202), celui d'Adam de La Halle (vers 1269), celui de Baude Fastoul (entre 1256 et 1269). Le premier et ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
À la cour des ducs de Bourgogne principalement, des rois de France ensuite, aux xive et xve siècles, divertissement musical ou chorégraphique sous forme de pantomime dramatique ; il comportait une ou plusieurs entrées (chœurs, danses ou orchestre), que l'on exécutait au cours d'un banquet pour en rehausser l ... Lire la suiteÉcrit par : Luis CAMPODÓNICO, Pierre-Paul LACAS
Dans le chapitre La courbe et les jalonsSi elle a existé, la musique ibérique des premiers siècles de notre ère a disparu sans laisser de trace, alors que dans les églises romanes d'Espagne, comme dans celles du reste de l'Europe, se formait la monodie religieuse. Au viie siècle, l'Église espagnole refuse la réforme du pape Grégoire Ier le Grand (590-604) ... Lire la suite
Écrit par : Pierre-Paul LACAS
Avec l'estampie apparaît, aux xiiie et xive siècles, la première musique instrumentale indépendante de paroles préexistantes ; il s'agit probablement d'un genre inspiré par les musiques à danser, nées en France, et qui se développa tout particulièrement en Angleterre ; l'estampie passa également en Italie ( ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Expression controversée désignant un groupe de musiciens du xve et du xvie siècle. On rencontre aussi les dénominations de musique ou d'« école » néerlandaise, flamande, wallonne, bourguignonne, italo-bourguignonne, franco-bourguignonne, néerlando-bourguignonne. Les dénominations s'enchevêtrent au gré des do ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Rite et chant chrétiens primitifs de la Gaule franque, qui furent connus de l'Espagne, d'une partie de la Suisse alémanique, de la région rhénane et même des églises celtiques de Grande-Bretagne. La mélodie et le répertoire gallicans furent usités jusqu'à la fin du viiie siècle, et encore quelque peu au siècle suivant. C'est le ... Lire la suiteÉcrit par : Henry BARRAUD
Dans le chapitre De la polyphonie à l'accord parfaitComment s'est opéré ce retournement de situation ? Par un mécanisme naturel qui a son origine dans une habitude de plus en plus répandue et envahissante dans l'église catholique, de superposer et d'enchevêtrer entre elles des lignes mélodiques différentes et aussi indépendantes que possible les unes des autres. L'art du contrepoint est né ... Lire la suite
Écrit par : Daniel POIRION
Il s'agit originellement d'un genre poétique et musical, dérivant de chansons en latin vulgaire, mais surtout exploité par les harpeurs bretons, le texte étant alors soutenu par une mélodie syllabique. Dès le xiie siècle, le genre se dédouble. D'un côté il connaît une évolution narrative à partir de Marie de France, qui assembl ... Lire la suiteÉcrit par : Marc Henri VIGNAL
Confréries citadines de poètes compositeurs (en allemand Meistersinger) en général artisans de profession, les maîtres chanteurs appartiennent à la bourgeoisie et cultivent encore, au xve et au xvie siècle, la tradition de chant monodique des Minnesänger du xiiie et du xiv ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Terme d'ancien français qui désignait la profession de musicien (xive-xve s.) et qui resta en usage jusqu'aux xviie et xviiie siècles pour désigner la corporation des ménestrels (appelés encore ménestriers ou ménétriers) fondée à Paris en 1321. La ménestrandise (ou mén ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
Si l'âge romantique s'est fait une idée flatteuse de ce musicien errant, l'opinion des contemporains était plus réservée. Le ménestrel ou « ménestrier » était parfois un vaurien, comme tous ces amuseurs venus d'on ne sait où. Mais le statut des ménestrels s'est peu à peu précisé, les distinguant à la fois des simples jongleurs, plutôt mimes ou act ... Lire la suiteÉcrit par : Georges ZINK
Le terme allemand, que l'on trouve dans une poésie de Walther von der Vogelweide, a été conservé en français. Il est d'usage commode pour distinguer la poésie courtoise allemande de celle des troubadours et des trouvères ; il a, en outre, l'avantage de mettre en relief deux traits essentiels de cette poésie : Minnesang veut dire, en effet ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
À la fois parole, musique et jeu, le lyrisme médiéval, tel que le transmettent les manuscrits, reste difficile à lire et à interpréter. Vestiges pour ainsi dire archéologiques, les écrits, même lorsqu'ils comportent une notation musicale, ne livrent plus le secret de leur vie poétique. Le lecteur moderne peut néanmoins s'affranchir de quelques idé ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Dans l'écriture de la musique, la notation a connu notamment les accents, dérivés des accents grammaticaux, les points superposés et une combinaison des deux. Les scribes du Moyen Âge utilisèrent des signes (en grec : neuma) pour fixer le chant liturgique de l'Église romaine. On rencontre ailleurs (Inde, Tibet, Japon) des signes analogues ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Terme de musique en usage au Moyen Âge (viiie-xiie s.) ; le neume est un signe graphique (du grec neuma, signe) que l'on plaçait au-dessus des syllabes à chanter, dans les livres d'église (antiphonaires, matutinaires, vespéraux). La notation neumatique dérive soit des accents grammaticaux, soit du s ... Lire la suiteÉcrit par : Alain PÂRIS
Le moine Guido d'Arezzo (Guy d'Arezzo ; vers 991-après 1033) invente la solmisation, système de notation musicale – doublé d'une méthode pédagogique – dans lequel les notes sont chantées sur des syllabes. La solmisation utilise les premières syllabes des six premiers vers d'un hymne à saint Jean-Baptiste (ut, ré, mi, fa, sol, la), la dern ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques CHAILLEY, Michel PHILIPPOT
Par lui-même, le terme « polyphonie » (plusieurs voix) est quelque peu déconcertant. Entré progressivement dans l'usage, tant en français qu'en allemand, où il alterne sans règles bien précises avec Mehrstimmigkeit, qui l'a précédé, il ne figure encore chez Littré en 1863 que comme terme de physique (écho polyphone) et d'assyriologie (le ... Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline CERQUIGLINI-TOULET
Le rondeau qui naît de la danse, de la ronde, ancre ce qui deviendra une forme lyrique dans le corps, le rythme et la musique. Le Moyen Âge toutefois met plutôt le rondeau en rapport avec sa forme, à l'enseigne du rond. Pensée homologique qui au-delà de la stricte étymologie dit une essence formelle : le retour du refrain. Le ron ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Écoles de chantres, fondée à Rome, selon la tradition, par le pape Sylvestre Ier, au début du ive siècle. Elle préfigure l'œuvre effectuée par saint Grégoire Ier (540-604). Celui-ci, bien après sa mort, fut donné par la légende comme le créateur du grégorien, mais il n'est pas le vrai fondateur de la fameu ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Forme de composition liturgique monodique qui proliféra du ixe au xive siècle. On en connaît près de 4 500 séquences ; Pie V, au concile de Trente, réduisit leur nombre à cinq dans la liturgie romaine : Lauda Sion, Stabat Mater, Veni Sancte Spiritus, Victimae paschali laudes ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Chez les Grecs, tropos est employé pour harmonia, hauteur fondée sur l'octave moyenne des voix où se place le système qui est l'élément majeur de la structure musicale (latin modus). Au Moyen Âge, c'est le procédé de composition, littéraire ou musicale, qui fut à l'origine d'un répertoire immense en honneur pendant six c ... Lire la suiteÉcrit par : Paul ZUMTHOR
La forme poétique que Roger Dragonetti appela le « grand chant courtois » se constitua dans la France occitane durant la première moitié du xiie siècle. À partir de 1150-1180, elle fut progressivement adoptée dans la plupart des nations occidentales. Son dynamisme initial et ses tendances originales se maintinrent avec une rema ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Du xiiie au xve siècle, forme la plus répandue de la chanson française. Le virelai classique débute, comme le rondeau, par une strophe-refrain reprise après chacune des trois strophes-couplets de huit vers. De plus, la dernière partie de la strophe reprend ordinairement la mélodie du refrain. Le virelai a d' ... Lire la suite
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