Conclu le 29 août 1842 entre la Grande-Bretagne et la Chine, le traité de Nankin met un terme à la première « guerre de l'opium » qui avait débuté lorsque les Britanniques étaient intervenus militairement dans l'Empire du Milieu pour protéger leurs activités commerciales (1839-1840). La Grande-Bretagne impose à la Chine de lui céder Hong Kong, d'ouvrir au commerce international cinq ports (dont Canton et Shanghai) et de limiter ses tarifs douaniers à 5 p. 100. En cela, les accords de Nankin inaugurent l'ère des « traités inégaux », grâce auxquels les puissances occidentales se partagent le marché chinois jusque-là replié sur lui-même, et affaiblissent la souveraineté de la dynastie des Qing en obtenant pour leurs ressortissants d'importants privilèges juridictionnels. En octobre 1860, le traité de Pékin parachève le système en contraignant la Chine à ouvrir au commerce étranger onze ports supplémentaires et à entretenir des relations diplomatiques avec l'Occident.
Olivier COMPAGNON
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