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TAUX D'INTÉRÊT

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Les taux d'intérêt sont des variables importantes pour l'économie, car ils influencent directement les deux principaux postes de la demande : la consommation et l'investissement, ainsi que plus indirectement le taux de change et le commerce extérieur. Par leur impact sur la demande, ils ont aussi des effets sur l'inflation. Ainsi, dans tous les grands pays avancés, les taux d'intérêt sont les instruments utilisés par les banques centrales pour atteindre leurs objectifs d'inflation. L'essentiel de la politique monétaire consiste à contrôler le niveau des taux d'intérêt sur le marché monétaire. Les taux d'intérêt fixés par les banques centrales se diffusent ensuite à l'ensemble des taux qui s'appliquent aux différents emprunteurs. 

Il existe une multitude de taux d'intérêt : à court terme, à moyen ou long terme, pour des emprunts plus ou moins risqués, pour des placements en différentes devises, etc. Tous ces taux d'intérêt sont liés entre eux par des relations d'arbitrage, qui tendent à égaliser les rendements anticipés des différents placements.

1.  Taux d'intérêt réels et nominaux

Pour comprendre le rôle des taux d'intérêt dans l'économie, il faut d'abord distinguer le taux d'intérêt nominal du taux d'intérêt réel. En cela, le taux d'intérêt n'est guère différent des autres variables économiques, comme le revenu. La variable nominale exprime un nombre d'unités monétaires, et la variable réelle correspondante, le « pouvoir d'achat » procuré par ce montant, c'est-à-dire la quantité de biens et de services qu'il est possible d'acheter en le dépensant. 

  Le rôle de l'inflation

Le taux d'intérêt peut être défini comme la rémunération annuelle en pourcentage reçue pour un placement (ou versée pour un emprunt). Prenons l'exemple d'un placement à un an. Pour le taux d'intérêt nominal, il s'agit simplement de la rémunération monétaire du placement en pourcentage. Quant au taux d'intérêt réel, il est défini par la quantité de biens et services supplémentaire qui pourra être acquise au […]

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AGENCES DE NOTATION

Écrit par :  Patrick JOLIVET

Dans le chapitre " Institutionnalisation des notations"  : …  financiers étaient cloisonnés – marchés monétaire, hypothécaire, obligataire... ; le jeu des *taux d'intérêt opérait de façon relativement indépendante sur chacun d'eux, leur accès était restreint à quelques agents économiques particuliers (ainsi les entreprises ne pouvaient ni emprunter ni prêter à court terme sur le marché monétaire). De l'… Lire la suite
AGIOS

Écrit par :  André BOYER

… *En matière bancaire, ensemble des retenues opérées par le banquier, en contrepartie de l'escompte d'un effet de commerce. Les agios et l'escompte ne se confondent pas : l'escompte est le prêt accordé par une banque lorsqu'elle acquiert un effet de commerce avant son échéance ; les agios constituent les déductions correspondant à ce prêt. Les agios… Lire la suite
ALLAIS MAURICE (1911-2010)

Écrit par :  Françoise PICHON-MAMÈRE Universalis

…  des équilibres globaux. Maurice Allais s'intéressait également à la théorie du capital et *tentait de réconcilier deux explications antinomiques du taux d'intérêt. – La première, d'inspiration classique, considérait que le taux d'intérêt était un prix d'équilibre automatique entre l'offre de fonds prêtables (l'épargne) et la demande de… Lire la suite
ANTICIPATIONS, économie

Écrit par :  Christian de BOISSIEU

Dans le chapitre "Les modèles purement autorégressifs de formation des anticipations"  : …  agent à l'autre et dans le temps) pour les grandeurs économiques. Considérons, à titre d'exemple, *la question des anticipations de taux d'intérêt. Des anticipations régressives signifient qu'une hausse des taux d'intérêt à la période actuelle fait présager une baisse des taux pour les périodes ultérieures, et un retour vers leur niveau « normal… Lire la suite
BANQUE - La crise des subprimes et le système bancaire

Écrit par :  Paul LAGNEAU-YMONETAngelo RIVA

Dans le chapitre "Déroulement de la crise"  : …  une bulle par le truchement de la titrisation. Les banques ont en effet octroyé des crédits immobiliers à *taux variables à des clients de moins en moins solvables, dans la mesure où la titrisation leur permettait de se défaire du risque encouru. Les acheteurs des actifs titrisés – d'autres banques et des fonds d'investissement ou de pension –… Lire la suite
BANQUES CENTRALES

Écrit par :  Sylvie DIATKINE

Dans le chapitre "Objectifs et instruments de la politique monétaire"  : …  de dépôts, sur leur demande, contre garanties, à un taux fixé à l'avance (facilités permanentes). *Les banques centrales dirigent ainsi les taux d'intérêt du marché du refinancement. En Europe, ces derniers évoluent à l'intérieur d'un corridor dont les bornes sont les taux des facilités de prêt et de dépôt. En agissant ainsi sur les taux d'intérêt… Lire la suite
CANADA - Réalités socio-économiques

Écrit par :  Ludger BEAUREGARDAlain PAQUETHenri ROUGIER

Dans le chapitre "Une économie très ouverte sur l'extérieur"  : …  Cette forte intégration des marchés financiers pour une petite économie ouverte implique que les *taux d'intérêt réels (différence entre les taux d'intérêt nominaux et le taux d'inflation) canadiens sont déterminés en grande partie par les taux d'intérêt réels mondiaux, voire américains. Cela n'a pas empêché, en revanche, l'existence de… Lire la suite
CHANGE - Les opérations de change

Écrit par :  Henri BOURGUINAT

Dans le chapitre "L'égalité du différentiel de change et du différentiel d'intérêt"  : …  être égal au différentiel d'intérêt. Ce lien entre les marchés monétaires et le change est crucial. *C'est John Maynard Keynes (The Tract on Monetary Reform, 1923) qui a, le premier semble-t-il, établi cette relation, en se fondant sur une catégorie différente d'opérations : les arbitrages sur taux d'intérêt couverts en change. Il s'agit… Lire la suite
CHANGE - Les régimes de change

Écrit par :  Patrick ARTUS

Dans le chapitre "Fixité irréversible"  : …  masse monétaire et le niveau des réserves de change. Cela veut dire, dans la pratique moderne, que *la banque centrale augmente considérablement les taux d'intérêt dès qu'il y a baisse des réserves, ce qui réduit l'offre de crédit, donc la croissance, ou évite les sorties de capitaux. Ce système est inspiré du régime d'étalon-or, où la masse… Lire la suite
CHANGE - L'intégration monétaire européenne

Écrit par :  Christian BORDES

Dans le chapitre "Le traité de Maastricht"  : …  de pourcentage celle des trois pays affichant les meilleurs résultats au chapitre de l'inflation. *– 3. Les taux d'intérêt servis sur les titres d'État à long terme ne doivent pas dépasser de plus de deux points de pourcentage ceux qui sont pratiqués par les trois pays enregistrant le plus faible taux d'inflation. – 4. Le déficit général des… Lire la suite
CRÉDIT

Écrit par :  Jean-Jacques BURGARD

Dans le chapitre "Le prix du crédit"  : …  Le niveau moyen des *taux d'intérêt s'explique sur le plan économique à partir de ses composantes : le coût des ressources des banques, matière première qu'elles transforment, la marge qu'elles ajoutent à ce coût pour financer leurs dépenses de fonctionnement, les impôts qu'elles paient et le bénéfice qu'elles réalisent. Les banques sont bien… Lire la suite
CREDIT RATIONING IN MARKETS WITH IMPERFECT INFORMATION, livre de J. Stiglitz et A. Weiss

Écrit par :  Catherine REFAIT

Dans le chapitre "L'asymétrie d'information à l'origine du rationnement du crédit"  : …  pas le gain de la banque – limité au montant contractuel de remboursement – en cas de succès. *Les auteurs envisagent deux cas. Ils supposent d'abord que chaque entreprise choisit son investissement avant la signature du contrat de dette, donc avant de connaître le taux d'intérêt. Or, plus le taux est élevé, plus le profit attendu par l'… Lire la suite
CRISE DE LA DETTE DES P.V.D.

Écrit par :  Marie-France BAUD-BABIC

  *En août 1982, le Mexique se trouve dans l'impossibilité de faire face à ses engagements financiers, notamment vis-à-vis de banques commerciales américaines, telles que la Chase Manhattan Bank et la City Bank. Déclarer le pays en état de cessation de paiement revenait à déclarer plusieurs établissements bancaires… Lire la suite
CRISES FINANCIÈRES - Instabilité financière

Écrit par :  Dominique PLIHON

Dans le chapitre "Crises et imperfections des marchés financiers"  : …  Les asymétries d'information s'aggravent en période de crise par le jeu de quatre mécanismes : *1. Une hausse des taux d'intérêt, provoquée par exemple par les autorités monétaires, augmente la proportion des emprunteurs présentant de mauvais risques de crédit, parce que ceux-ci sont endettés à taux variables ou parce que la valeur des… Lire la suite
DETTE PUBLIQUE

Écrit par :  Jean-Marc DANIEL

Dans le chapitre " Les justifications de l'endettement public"  : …  une dette dont il ne sait comment se défaire. – La dette publique perturbe les marchés financiers. *Dans un raisonnement reposant sur l'égalité entre l'offre et la demande, le taux d'intérêt à long terme est déterminé par la comparaison entre le flux d'épargne et le flux d'investissement. Or, en termes de dette publique, dès les écrits de Turgot et… Lire la suite
DOLLAR

Écrit par :  Dominique LACOUE-LABARTHE

Dans le chapitre "La volatilité du dollar"  : …  des agents (par les signaux que transmettent les variations des taux d'intérêt à court terme). *Les taux à long terme oscillent entre 5 et 8 p. 100 sur la période, les anticipations d'inflation s'éliminent, les taux d'intérêt réels se situent entre 0 et 1 p. 100 et il se crée un environnement nominal stable. Après l'éclatement de la bulle… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - Keynésianisme

Écrit par :  Olivier BROSSARD

Dans le chapitre "Sous-emploi et demande effective"  : …  . La première dépend du revenu distribué et donc du volume de l'emploi et des salaires. *Les seconds résultent de la comparaison entre le taux d'intérêt, qui est le coût de financement de l'investissement, et l'« efficacité marginale du capital », qui est son taux de rendement anticipé. Les entrepreneurs ne décident d'investir que si le taux d'… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 1990 : de l'euphorie à la crainte

Écrit par :  Régis PARANQUE

Dans le chapitre "L'unification allemande"  : …  5,39 F, malgré une demande toujours aussi forte pour cette monnaie de par le monde. Le problème des *taux d'intérêt tend effectivement à devenir l'un des plus délicats qu'ont à traiter les ministres des Finances et les gouverneurs de banque centrale : tandis que certains se posent, non sans quelque angoisse, la question de savoir s'il convient de… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 1991 : une économie convalescente

Écrit par :  Tristan DOELNITZ

Dans le chapitre "Les raisons du ralentissement"  : …  L'année 1989 a marqué un tournant avec la résurgence de l'inflation, accompagnée d'une hausse des *taux d'intérêt réels (c'est-à-dire ajustés en fonction de la hausse des prix). Ces deux facteurs se sont conjugués pour modifier l'attitude des consommateurs : il devenait plus prudent de dépenser moins, et plus avantageux d'épargner davantage. Ce… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 1999 : la fin des turbulences ?

Écrit par :  Jacques ADDA

Dans le chapitre "L'inconnue américaine"  : …  une demande croissante de capitaux de la part de l'Europe et de l'Asie, où la croissance repart. *La hausse, encore limitée, des taux longs enregistrée des deux côtés de l'Atlantique depuis le début de 1999 (plus un point en glissement annuel) pourrait bien annoncer ce retournement de l'environnement financier mondial. Dans ces conditions, le… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2000 : vers un rééquilibrage de la croissance mondiale ?

Écrit par :  Jacques ADDA

Dans le chapitre "États-Unis : le cycle malgré tout"  : …  financières, et par conséquent d'un ajustement sévère à la baisse de la demande privée. *C'est ce risque que la Fed s'est efforcée de conjurer par une politique de relèvement graduel du taux d'intérêt conclue par une hausse d'un demi-point, à 6,5  p. 100, en mai 2000. Administrée avec la plus grande prudence pour ne pas provoquer le krach redouté,… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2001 : état de choc

Écrit par :  Jacques ADDA

Dans le chapitre "L'onde récessive partie des États-Unis..."  : …  et d'une confiance revigorée par les promesses de réduction des impôts de l'administration Bush. *Soucieuse d'enrayer au plus vite le mouvement récessif, la Federal Reserve Bank (Fed) abaissait agressivement le taux d'intérêt entre janvier et août, le ramenant de 6,5 à 3,5  p. 100. De son côté, l'administration faisait voter en mai un programme… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2003 : une économie mondiale dans la tourmente

Écrit par :  Nicolas SAGNES

Dans le chapitre "Les États-Unis ont été le fer de lance de la croissance"  : …  Par ailleurs, les consommateurs ont profité, sans doute plus qu'ailleurs, de la baisse des* taux d'intérêt. En raison des mécanismes de refinancement hypothécaire, ils ont en effet pleinement ressenti la politique monétaire accommodante de la Réserve fédérale américaine, qui a permis à son taux directeur de descendre jusqu'à 1 p. 100. Ceux… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2005 : un rebond confirmé malgé tout

Écrit par :  Nicolas SAGNES

Dans le chapitre "Un marché pétrolier sous tensions "  : …  principaux pays industrialisés a été divisée par deux depuis lors. Autre facteur de modération, les* taux d'intérêt à long terme sont restés très bas, assurant ainsi des conditions de financement globalement très accommodantes : le taux à dix ans américain s'est établi à 4,72  p. 100 et celui de la zone euro à un peu plus de 3,48  p. 100, tels que… Lire la suite
ÉCONOMIE MONDIALE - 2007 : zone de turbulences

Écrit par :  Nicolas SAGNES

Dans le chapitre "Le ballet des changes "  : …  américaine. Une stratégie dite de carry trade consiste à s'endetter dans une devise à *faible taux d'intérêt (le yen par exemple) et à placer les fonds empruntés dans une autre devise à taux d'intérêt plus élevé (comme le dollar américain, la couronne islandaise ou le real brésilien). Pour être profitable, une telle stratégie repose… Lire la suite
EMPRUNT PUBLIC

Écrit par :  Jean-Claude MAITROT

… *Longtemps considéré comme un procédé nocif auquel l'État ne devait avoir recours qu'exceptionnellement, l'emprunt occupe, aujourd'hui, une place importante, aux côtés du prélèvement fiscal, parmi les recettes publiques. Traditionnellement défini comme une prestation pécuniaire versée, en principe, à titre volontaire, en vertu d'un contrat et… Lire la suite
ENTREPRISE - Les relations interentreprises

Écrit par :  Alain BIENAYMÉ

Dans le chapitre "Les relations des firmes avec les intermédiaires financiers"  : …  années 1970 a vu la population des intermédiaires financiers se développer tout en se diversifiant. *Les taux d'intérêt que les banques proposent à leurs clients coïncident rarement avec celui qui équilibrerait les offres et les demandes de capitaux, si les entreprises et les épargnants négociaient directement sur un marché parfait et en avenir… Lire la suite
ESPAGNE (Le territoire et les hommes) - Économie

Écrit par :  Sabine LE BAYON

Dans le chapitre "Une décennie de croissance forte (1995-2007)"  : …  restrictive lui permet de faire partie, en 1999, de la première vague des pays adoptant l'euro. *Deux facteurs sont principalement à l'origine de la forte baisse des taux d'intérêts réels depuis 1995 et de leur faiblesse durable dans les années 2000. En premier lieu, après le resserrement monétaire observé entre 1994 et le début de l'année 1995… Lire la suite
ESSAI SUR LA NATURE DU COMMERCE EN GÉNÉRAL, livre de Richard Cantillon

Écrit par :  François ETNER

Dans le chapitre "Les lois du « commerce en général »"  : …   » et le « capitaliste », deux personnages éventuellement incarnés par une seule personne. *La valeur du taux de l'intérêt est déterminée par les mêmes mécanismes que s'il s'agissait des autres produits. Elle ne dépend pas seulement, comme on le pensait à tort, de la quantité de monnaie disponible pour les emprunteurs mais aussi du désir d'… Lire la suite
FED (Federal Reserve System ou Système fédéral de réserve américain)

Écrit par :  Dominique LACOUE-LABARTHE

Dans le chapitre "La réglementation bancaire"  : …  Bank Holding Company Act, 1956) sont cloisonnés et enfermés dans un carcan plus ou moins étanche. *La réglementation Q du F.R.S. plafonne les taux d'intérêt que les établissements de crédit peuvent servir sur les dépôts à vue et à terme. Le Fed veut éviter que la collecte de ressources auprès du public soit trop coûteuse et que les hausses de taux… Lire la suite
FINANCE DE MARCHÉ - Marchés de capitaux

Écrit par :  Christian de BOISSIEU

Dans le chapitre "La couverture"  : …  favorable des taux (chute, et non remontée, de ces taux avec donc des plus-values en capital). *Une couverture plus souple consiste par exemple pour la banque à acheter une option de vente (put). De deux choses l'une : ou bien les taux d'intérêt auront effectivement monté et la banque va exercer son option ; ou bien, les taux d'intérêt… Lire la suite
FINANCE DE MARCHÉ - Théorie des marchés financiers

Écrit par :  Emmanuelle GABILLON

Dans le chapitre "Les modèles dynamiques"  : …  Le CAPM nous enseigne que l'espérance de rentabilité offerte par un actif financier dépend du* taux d'intérêt sans risque, du bêta du titre et de la prime de risque du portefeuille de marché. Une variation des taux d'intérêt ou une variation de la prime de risque du marché est donc susceptible de changer les espérances de rentabilité. Or, en… Lire la suite
FISHER IRVING (1867-1947)

Écrit par :  Guy CAIRE

Dans le chapitre "L'intérêt"  : …  le lien entre le cycle économique, le taux d'intérêt et le capital, Fisher élabore une théorie de *l'intérêt. Il pose les bases de sa théorie à l'aide de démonstrations géométriques dans son ouvrage de 1907 The Rate of Interest, puis la révisera quelques vingt années plus tard dans The Theory of Interest as Determined by Impatience toLire la suite
HICKS JOHN RICHARD (1904-1989)

Écrit par :  Christine BARTHET

… *Économiste britannique, Hicks a mené de front des activités de professeur (à l'université de Manchester jusqu'en 1946, puis, à partir de 1952, au All Souls College à Oxford) et la rédaction de nombreux ouvrages de qualité. Dès 1932, il publie La Théorie des salaires (Theory of Wages), où il développe sa conception des « inventions… Lire la suite
INFLATION

Écrit par :  Jacques LE CACHEUX

Dans le chapitre "Le contrôle de la masse monétaire"  : …  par la banque centrale de la liquidité ; elle suscite, par ailleurs, des mouvements très amples des* taux d'intérêt, nominaux et réels, dont les effets sont dévastateurs, tant sur l'activité économique que sur les agents (et pays) endettés ; enfin, et pour toutes ces raisons, la désinflation se révèle très coûteuse, engendrant récession et chômage… Lire la suite
INVESTISSEMENT

Écrit par :  Richard DUHAUTOIS

Dans le chapitre "Le coût du capital"  : …  de récupérer à chaque période une recette liée à cet investissement, actualisée au taux d'intérêt. *Plus le taux d'intérêt est élevé, moins la rentabilité de l'investissement est grande : le bénéfice actualisé est une fonction décroissante du taux d'intérêt. Cette fonction s'appelle la courbe d'efficacité marginale du capital. Dans l'… Lire la suite
M. KEYNES ET LES " CLASSIQUES ": PROPOSITION D'UNE INTERPRÉTATION, livre de John R. Hicks

Écrit par :  Jean-Sébastien LENFANT

Dans le chapitre "Le modèle original : SI-LL"  : …  d'intérêt. Hicks conclut ainsi à l'efficacité de la politique monétaire dans le modèle classique. *En revanche, dans le modèle keynésien, la demande de monnaie répond, en plus du motif de transaction, à un motif de spéculation qui la fait dépendre du taux d'intérêt. L'efficacité de la politique monétaire ne se vérifie alors plus dans toutes les… Lire la suite
LECTURES D'ÉCONOMIE POLITIQUE, livre de Johan Gustav Knut Wicksell

Écrit par :  Julien DUPONT

Dans le chapitre "De la théorie du capital à la théorie monétaire"  : …  *Dans le premier tome des Lectures, Wicksell définit les concepts du « capital » et du « taux d'intérêt naturel » en intégrant le temps à l'analyse, dans le prolongement des avancées d'Eugen von Böhm-Bawerk. Des biens peuvent être mis en attente avant d'être investis dans un processus de production, dans l'espoir d'une augmentation… Lire la suite
LIQUIDITÉ MONÉTAIRE

Écrit par :  André CHAÎNEAU

Dans le chapitre "Préférence pour la liquidité monétaire selon John Maynard Keynes"  : …  point de vue macro-économique est acceptable, mais ne l'est pas d'un point de vue micro-économique. *La seule encaisse restante, celle de spéculation, est représentée comme une fonction du taux d'intérêt parce qu'il existe une relation d'inverse proportionnalité entre le cours d'un titre et son taux de rendement. Acheter cher une créance revient à… Lire la suite
LIQUIDITY PREFERENCE AS BEHAVIOR TOWARDS RISK, livre de James Tobin

Écrit par :  Gunther CAPELLE-BLANCARD

Dans le chapitre "Du « tout ou rien » à la diversification financière"  : …   générale, que les prévisions des agents concernant les taux d'intérêts futurs changent peu. *Il suppose, en outre, que les agents détiennent en portefeuille soit des liquidités, lorsqu’ils anticipent une augmentation des taux d'intérêts (et donc des moins-values en capital), soit des actifs risqués, lorsqu’ils s'attendent à une baisse des… Lire la suite
MACROÉCONOMIE - Politique économique

Écrit par :  Antoine d' AUTUME

Dans le chapitre "La mise en œuvre moderne des politiques conjoncturelles"  : …  politique monétaire y est représentée par une règle de Taylor, c'est-à-dire une règle de fixation du* taux d'intérêt. Les préceptes monétaristes recommandaient l'emploi d'une règle fixe de fixation du taux de croissance de la masse monétaire. Mais ce type de politique, destinée à briser les anticipations inflationnistes dans une période d'inflation… Lire la suite
MODIGLIANI FRANCO (1918-2003)

Écrit par :  Françoise PICHON-MAMÈRE

…  un capital durant sa vie active, pour le consommer dans la dernière partie de son existence. *Avec Richard Sutch, Modigliani écrit en 1967 une théorie dénommée Habitat naturel de la structure des taux d'intérêt. Cette théorie associe la préférence de l'entreprise pour un endettement à court terme par rapport à un endettement à long… Lire la suite
MONDIALISATION - Globalisation financière

Écrit par :  Philippe MARTIN

Dans le chapitre "La première globalisation financière"  : …  de 8 p. 100 du P.I.B. La mobilité du capital peut aussi se mesurer à travers les différentiels des *taux d'intérêt nominaux pratiqués par les différentes places financières sur des actifs identiques : lorsque ces taux sont forts, cela révèle une faible intégration puisque les agents ne peuvent pas arbitrer entre les différents marchés et ainsi… Lire la suite
MONNAIE - Théorie économique de la monnaie

Écrit par :  Patrick VILLIEU

Dans le chapitre "Faut-il contrôler l'offre de monnaie ?"  : …  de l'économie, c'est-à-dire de la détermination du niveau nominal des variables économiques. *À cet égard, le risque d'une politique monétaire visant les seuls taux d'intérêt (ciblage « pur » des taux d'intérêt) est de rendre la masse monétaire totalement endogène et le niveau des prix indéterminé, comme l'ont montré Knut Wicksell en 1898,… Lire la suite
PAIEMENTS BALANCE DES

Écrit par :  Marc RAFFINOT

Dans le chapitre "La montée en puissance des transactions financières internationales"  : …  services ne représentent plus qu'une part réduite du montant total des transactions). De ce fait, *les modifications de taux d'intérêt jouent un rôle central pour assurer l'équilibre des balances des paiements. La référence en ce domaine est une situation où la différence de taux d'intérêt entre deux pays reflète parfaitement la variation… Lire la suite
STERLING LIVRE

Écrit par :  Dominique LACOUE-LABARTHE

Dans le chapitre "Les processus d'ajustement"  : …  à son évolution, qui dépend du solde des échanges commerciaux et financiers avec l'étranger. *En revanche, elle peut, par une politique de taux d'intérêt appropriée, compenser les évolutions naturelles. Ainsi, lorsqu'un déficit extérieur fait perdre des réserves à la banque centrale, celle-ci peut enrayer la dépréciation de la monnaie en… Lire la suite
THÉORIE GÉNÉRALE DE L'EMPLOI, DE L'INTÉRÊT ET DE LA MONNAIE, livre de John Maynard Keynes

Écrit par :  Marion GASPARD

Dans le chapitre "Une théorie de l'emploi"  : …  le rendement anticipé de l'investissement est supérieur à son coût, évalué par le taux d'intérêt. *La détermination du taux d'intérêt oppose à nouveau Keynes aux classiques. Il récuse l'idée d'une monnaie qui ne serait qu'un intermédiaire neutre des échanges et affirme que les agents ont une préférence pour la liquidité. Ils expriment une demande… Lire la suite
TRICHET JEAN-CLAUDE (1942- )

Écrit par :  Jean-Marc DANIEL

… franc est dévalué en 1986). Son but premier est la disparition de l'inflation et son but ultime, un *taux d'intérêt à long terme peu élevé. En effet, une croissance durable suppose un niveau significatif d'investissements. Ces derniers sont d'autant plus importants que leur coût est faible, c'est-à-dire que les taux d'intérêt sont bas. Or une… Lire la suite
VALEUR ET CAPITAL, livre de John Richard Hicks

Écrit par :  Jean-Sébastien LENFANT

Dans le chapitre "Temps et statique comparative"  : …  intertemporel (Jean-Michel Grandmont notamment), tout en insistant sur le rôle des effets revenu. *Hicks applique cette grille d'analyse au taux d'intérêt (et aux anticipations de taux) pour discuter de la stabilité d'une économie monétaire. Dans une configuration d'excès d'offre de monnaie (suite à une baisse exogène des prix), le taux d'intérêt… Lire la suite
WICKSELL JOHN GUSTAV KNUT (1851-1926)

Écrit par :  Guy CAIRE

… *Mathématicien de formation, le Suédois Knut Wicksell ne vient que tardivement à l'économie. Après divers séjours à l'étranger, en particulier à Vienne où il suit l'enseignement de Bohm-Bawerk, il enseigne à l'université de Lund. Radical de tempérament, il prend une part active aux affaires publiques de son pays. On peut distinguer dans son œuvre… Lire la suite
YEN

Écrit par :  Dominique LACOUE-LABARTHE

Dans le chapitre "La déflation"  : …  une phase de déflation persistante. Dès 1993, la Banque du Japon assouplit sa politique monétaire *en abaissant progressivement le taux d'intérêt nominal de 3,25 p. 100 à 0 p. 100 (zero interest rate policy). À part une remontée à 0,25 p. 100 entre août 2000 et janvier 2001, ce taux revient à 0 p. 100 en mars 2001, grâce à une nouvelle… Lire la suite

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