Le terme symbiose (vie en commun) a été créé par le botaniste allemand H. A. de Bary, en 1879, à propos de l'association d'un champignon et d'une algue dans l'organisme des lichens. Au sens large, la notion de symbiose concerne toutes les formes de relations interspécifiques, depuis l'union réciproquement profitable jusqu'à l'antagonisme parasitaire ; certains auteurs (T. C. Cheng) en traitent encore ainsi. Tous les intermédiaires existent en effet entre la symbiose sensu stricto et le parasitisme ; celui-ci peut évoluer vers la symbiose, et vice versa. Les petits crabes du genre Pinnotheres, qui vivent dans la cavité palléale des Lamellibranches Pinna et Mytilus, se nourrissent des organismes entraînés dans cette cavité par le courant d'eau entretenu par l'hôte : les deux partenaires, qui s'alimentent ensemble, à la même source, vivent en un commensalisme qui est une forme de symbiose ; mais il arrive que les crabes attaquent les tissus du mollusque : la symbiose commensale devient parasitisme. Mais, le plus généralement, on réserve l'appellation de symbiose aux cas d'associations plus ou moins régulières, plus ou moins coopératives, dans lesquelles les relations entre les deux partenaires tendent, pour l'un comme pour l'autre, à un équilibre entre les profits et les pertes, ou sont favorables à l'un des partenaires sans nuire sensiblement à l'autre. Toutefois, parmi ces degrés d'association, les zoologistes distinguent deux catégories, bien que leur limite soit parfois difficile à établir : le mutualisme, synonyme de symbiose, et le commensalisme, association beaucoup moins spécifique. Les phénomènes de symbiose présentent des aspects extrêmement variés ; certains (coopération et commensalisme chez les animaux, ectosymbiose chez les végétaux et les animaux) sont d'une relative simplicité ; d'autres, très complexes (endosymbiose), faisant intervenir des modifications d'organes, d'organites, des associations de fonctions, posent des problèmes fondamentaux.
1. Les symbioses artificielles
De nature strict […]
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