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Écrit par : Paul DUVIGNEAUD, Maxime LAMOTTE, Didier LAVERGNE, Jean-Marie PÉRÈS
Le terme de « biocénose » a été introduit dans le langage scientifique en 1877 par le biologiste allemand Möbius, à propos de l'étude des bancs d'huîtres, auxquels de nombreux organismes se trouvent associés. Selon cet auteur, une biocénose est « un groupement d'êtres vivants dont la composition, le nombre des espèces et celui des individus reflèt ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE
Littéralement, le mot biotope signifie « lieu de vie ». Cette acception reste utilisée — à bon droit — par les systématiciens ou les microbiologistes qui cherchent à désigner le ou les sites que se sont appropriées les différentes espèces (certains à la surface ou à l'intérieur d'autres organismes constituent, pour les espèces ainsi fixées à un hô ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
En biologie, on désigne par commensalisme une interaction durable entre des individus d'espèces différentes où l'un des partenaires retire un bénéfice de l'association tandis que l'autre n'y trouve ni avantage ni véritable inconvénient. Par exemple, les poissons-clowns des récifs coralliens s'associent avec des anémones de mer ; grâce à leur immun ... Lire la suiteÉcrit par : Patrick BLANDIN, Denis COUVET, Maxime LAMOTTE, Cesare F. SACCHI
Dans le chapitre Organisation fonctionnelle des biocénosesUn des problèmes majeurs de l'écologie est la description et la compréhension de la structure trophique des principaux écosystèmes. Cette structure trophique est constituée par les relations qui lient les organismes consommés à ceux qui les consomment, relations dont l'ensemble forme le réseau trophique du système. Ce terme traduit bien m ... Lire la suite
Dans le chapitre Stabilité, adaptabilité et évolution des biocénosesÀ l'échelle de l'observation humaine, de nombreuses biocénoses paraissent stables : leurs caractéristiques structurales et dynamiques ne changent pas sensiblement d'une année à l'autre. Cette permanence résulte, comme pour tout système biologique, d'un équilibre dynamique entretenu par les individus, les flux de matière et d'énergie qui traversent ... Lire la suite
Écrit par : Jean-Pierre RAFFIN
C'est après une critique des conceptions de l'école de Frederick E. Clements (botaniste et écologue américain) que le Britannique Arthur George Tansley (1871-1955) définit, en 1935, la notion d'écosystème comme étant l'ensemble des populations existant dans un même milieu et présentant entre elles des interactions multiples (« The Use and abuse of ... Lire la suiteÉcrit par : Paul DUVIGNEAUD, Maxime LAMOTTE, Jean Claude LEFEUVRE
L'apport essentiel de l'écologie est sans doute d'avoir montré que les ensembles de populations existant dans un même milieu et présentant entre elles des interactions multiples, telles que relations de cohabitation, de compétition, de prédation, de parasitisme, constituaient avec le milieu où elles vivent des systèmes biologiques, les écosyst ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre RAFFIN
Discipline scientifique née à la fin du xixe siècle, l'écologie a franchi différentes étapes. Après la formalisation par le Britannique Arthur George Tansley du concept d'écosystème (1935), l'écologue américain Eugene Odum publie, en 1953, Fundamentals of Ecology, avec la participation de son frère Howard. Issu de leur ... Lire la suiteÉcrit par : Andrée TÉTRY
Association groupant des animaux d'espèce différente en fonction d'une exigence d'ordre uniquement spatial sans qu'intervienne une nécessité d'ordre physiologique : une espèce inquiline cherche dans son hôte un abri. Le poisson Carapus (ancien fierasfer) s'abrite dans une holothurie en pénétrant à reculons dans l'orifice cloacal de l'hôte ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre JOUVENTIN
La science écologique a reçu un tel accueil auprès du public qu'on la confond souvent avec la mouvance politique, le même mot écologie désignant en français la science et l'idéologie. Cette science, dont Darwin par ses recherches sur les vers de terre (1881) est l'un des pionniers, est à la fois vieille de plus d'un siècle et pleine d'avenir par s ... Lire la suiteÉcrit par : François DURAND-DASTÈS
Dans le chapitre Les conséquences des microclimatsChaque microclimat définit un milieu original, et c'est à lui que sont adaptées les espèces vivantes, animales ou végétales. L'écologie doit donc se soucier au premier chef des influences microclimatiques. Celles-ci ont trois types de conséquences. La multiplication des microclimats permet d'abord l'existence côte à côte d'espèces qui ont des exig ... Lire la suite
Écrit par : Gabriel WACKERMANN
Le milieu naturel est façonné d'abord par l'écosystème, puis par l'intervention humaine. La notion d'écosystème s'appuie sur une partie minérale, le biotope, et une partie vivante, organique, la biocénose ; le biotope constitue à la fois le support et la source d'énergie de la biocénose. Le biotope comporte trois composantes : la lithosphère, l'hy ... Lire la suiteÉcrit par : Claude COMBES, Louis EUZET, Georges MANGENOT
Dans la biosphère, deux types de transferts d'énergie entre organismes vivants sont dominants : la prédation, qui met en jeu des systèmes proie-prédateur, et le parasitisme, qui met en jeu des systèmes hôte-parasite. Dans les deux cas, un organisme se nourrit aux dépens d'un autre. Il est généralement admis que la caractéristique ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE
Au xvie siècle, pour Hieronymus Bock (dit Tragus), les champignons, « enfants des dieux », sont des produits engendrés par l'humidité et la moisissure. Cependant, en 1729, Pier Antonio Micheli recueillait des spores et obtenait un développement du mycélium. Un siècle plus tard, Christian Gottfried Ehrenberg (1795-1876) et René ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre CACHAN, Georges MANGENOT
Le terme symbiose (vie en commun) a été créé par le botaniste allemand H. A. de Bary, en 1879, à propos de l'association d'un champignon et d'une algue dans l'organisme des lichens. Au sens large, la notion de symbiose concerne toutes les formes de relations interspécifiques, depuis l'union réciproquement profitable jusqu'à l'antagonisme ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE
Dans un écosystème, un flux d'énergie lumineuse assure la production primaire chez les végétaux chlorophylliens. Ceux-ci sont la source alimentaire dont vont disposer les consommateurs herbivores (eux-mêmes ressource nutritive pour les carnivores). Il existe donc une circulation de matière organique qui, partant des plantes vertes, traverse les ma ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel GUINOCHET
Dans le chapitre Conséquences théoriques et pratiquesLes développements précédents inspirent quelques conclusions importantes. Ils soulignent, tout d'abord, la relativité de la notion de en biologie : un milieu ne peut être défini que par rapport à quelque chose, ici les végétaux. Les éboulis calcaires vierges ne constituent pas, à proprement parler, un milieu : ce n'est qu'à partir du moment où ils ... Lire la suite
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