Affection carentielle due au déficit en acide ascorbique (ou vitamine C), facteur vitaminique des fruits (et légumes) frais, très sensible à la chaleur, à l'action des alcalins et à l'oxydation.
La maladie se manifeste par une atteinte gingivo-dentaire, par des lésions cutanées ecchymotiques et par une altération de l'état général.
Rare actuellement dans les pays développés, à l'exception de quelques cas isolés touchant des nourrissons ou des vieillards dénutris, le scorbut peut atteindre les sujets dont le régime, trop spécialisé et monotone, ne fait pas une part suffisante aux végétaux frais.
C'est l'Écossais James Lind qui démontra, au milieu du xviiie siècle, l'efficacité du jus de citron ou d'orange dans le traitement et la prévention du scorbut qui causait alors des ravages parmi les équipages des voiliers. L'importance historique de cette découverte est capitale puisqu'elle établissait la notion de maladie de carence liée à un déséquilibre qualitatif de la ration alimentaire. Dans la civilisation des aliments traités en vue de leur conservation prolongée, la vitamine C, détruite par la stérilisation à chaud, doit souvent être restituée au produit ainsi préparé : c'est un des exemples les plus courants de la nécessité de supplémenter un aliment ayant reçu un conditionnement industriel.
François BOURNÉRIAS
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