2. Poumons et plèvre
Le poumon est un viscère de consistance molle, élastique, comparable à une éponge gorgée d'air et de sang. Il a la forme d'un demi-cône, avec une face médiale, dite médiastinale, à peu près plane, et une face périphérique convexe, ou costo-vertébrale. La base, fortement excavée, s'appuie sur la coupole diaphragmatique. Le sommet, ou dôme, atteint la base du cou, au-dessus de la première côte et de la clavicule.
Chaque poumon est partagé en lobes par des fentes profondes, les scissures. Le poumon gauche possède une seule scissure, qui le traverse en diagonale, de haut en bas et d'arrière en avant ; le lobe supérieur se situe en haut et en avant, le lobe inférieur en bas et en arrière. Le poumon droit présente une scissure analogue, appelée grande scissure, qui isole un lobe inférieur ; le reste du parenchyme est subdivisé par la petite scissure, horizontale, en lobe supérieur et lobe moyen ; ce dernier, de petit volume, n'est visible qu'à la partie antérieure et inférieure du poumon.
À l'exception du hile, toute la surface du poumon est recouverte par la plèvre viscérale qui tapisse intégralement les scissures, alors que la plèvre pariétale recouvre les parois du thorax : côtes, muscles intercostaux, coupole diaphragmatique, médiastin. Plèvre viscérale et plèvre pariétale s'unissent au pourtour du hile. Les deux feuillets sont partout en contact, sauf en bas, où seule la plèvre pariétale s'enfonce dans le profond sinus costo-diaphragmatique, à la périphérie de la coupole du diaphragme. L'inspiration, mouvement actif, agrandit la cage thoracique ; le poumon suit fidèlement cette expansion grâce à la séreuse pleurale. On conçoit que tout épanchement qui écarte les deux feuillets de la plèvre perturbe les mouvements du poumon ; épanchement gazeux, ou pneumothorax ; liquidien, ou pleurésie ; le terme d'hémothorax désigne l'accumulation de sang dans la plèvre, lors d'un traumatisme thoracique.
La segmentation pulmonaire fait correspondre à chaque élément bronchique un territoire parenchymateu […]
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