Terme qui, par le relais de la Vulgate (paracletus), s'est introduit tel quel dans les traductions modernes de la Bible. Le substantif grec, original, paraklêtos (du verbe parakalein, « appeler auprès de soi », « inviter », « consoler »), est particulier, dans le Nouveau Testament, aux écrits johanniques. Les premiers commentateurs latins du discours évangélique l'ont couramment rendu par advocatus(Tertullien, Cyprien, etc.). Or, dans les quelques passages de la littérature préchrétienne et non chrétienne où on le rencontre, un sens plus large est conféré à ce terme, celui de « médiateur », d'« intercesseur », d'« aide » (chez Philon d'Alexandrie, il signifie tantôt « intercesseur », tantôt « conseiller » ou « aide »).
Dans la Ire épître de Jean, ii, 1, Jésus est dit paraklêtos en tant qu'intercesseur céleste auprès du Père. Dans quatre passages de l'Évangile de Jean (tous situés dans le discours d'adieu [xiii-xvii] : xiv, 16, 26 ; xv, 26 ; xvi, 7), il s'agit d'un titre donné à quelqu'un d'autre que Jésus : ce n'est pas un intercesseur ; il ne réside pas dans les […]
