Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

PALATINAT

Nom issu du latin palatium (en allemand : Pfalz) qui désigne deux pays différents de l'ancien Saint Empire romain germanique : le Haut-Palatinat, dans le cadre de la Bavière, le Bas-Palatinat ou Palatinat du Rhin, dans le cercle du Haut-Rhin, de part et d'autre du Rhin avec comme capitale Heidelberg.

Le Palatinat du Rhin formait un des sept anciens électorats. L'origine de cet électorat remonte à l'établissement, dans chaque duché, d'un comte représentant l'empereur. De tous ces comtes palatins, seuls deux subsistèrent : celui de Bourgogne et celui de Lotharingie dont le domaine se limita au Palatinat du Rhin. Au xiiie siècle, Henri de Brunswick, fils de Henri le Lion, ayant pris parti contre Frédéric II fut dépouillé de ses États qui furent attribués à Louis de Bavière de la maison de Wittelsbach.

Le Palatinat du Rhin joua un rôle politique et économique important, incontestablement lié à sa situation géographique qui en fait un véritable carrefour des voies nord-sud et est-ouest. Cette situation explique également les ravages qu'il connut au cours du xviie siècle et où s'illustra Louvois (guerre du Palatinat). La vie intellectuelle a été plus précoce dans le Palatinat du Rhin que dans le Haut-Palatinat. C'est à Heidelberg que le prince Ruprecht créa, en 1386, la première université sur le sol allemand. La Révolution française et le Congrès de Vienne amenèrent de profonds changements territoriaux. Au xixe siècle, le Palatinat du Rhin perdit de plus en plus ses relations avec la Bavière, pour s'intégrer dans l'ensemble économique rhénan. Mais, territorialement, les conséquences du traité de Vienne durèrent jusqu'en 1945. La réforme des Länder, en 1946, intégra le Palatinat du Rhin au land Rhénanie-Palatinat (capitale Mayence) et le Haut-Palatinat à la Bavière.

François REITEL

Retour en haut

Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« PALATINAT » est également traité dans :

BAVIÈRE

Écrit par :  Michel EUDEPierre RIQUET Universalis

Dans le chapitre "Les Wittelsbach, ducs de Bavière"  : …  jusqu'en 1918, ont leur château familial non loin d'Augsbourg. En 1214, ils acquièrent également le *Palatinat rhénan, mais en 1329 les deux branches – palatine à Heidelberg, bavaroise à Munich (capitale depuis 1255) – se séparent pour trois siècles et demi, jusqu'à l'extinction de la branche de Munich (1777). En simplifiant beaucoup, on peut… Lire la suite
CHARLOTTE-ÉLISABETH DE BAVIÈRE, princesse palatine (1652-1722)

Écrit par :  Jean-Marie CONSTANT

… *Fille de Charles-Louis, Électeur palatin du Rhin, la princesse palatine Charlotte-Élisabeth de Bavière vint en France en 1672 pour épouser Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV et veuf d'Henriette d'Angleterre. Petite, mais grosse et même difforme à la suite d'une petite vérole mal soignée, elle était gaie, pétillante d'esprit et indépendante ;… Lire la suite
HEIDELBERG

Écrit par :  Roger DUFRAISSEJean FAVIER

… *Située dans le Land de Bade-Wurtemberg, sur le Neckar, non loin de sa confluence avec le Rhin, la ville de Heidelberg (143 400 hab. en 2006) ne prend son importance qu'en 1228, lorsque l'Électeur palatin en fait sa capitale ; elle est dominée par un château, situé à flanc de colline et constitué par des bâtiments divers construits du xivLire la suite
SPIRE

Écrit par :  François REITEL

… *Le premier établissement humain qui est à l'origine de la ville de Spire (en allemand : Speyer) date de l'époque celte : Noviomagus. Installé sur une terrasse du Rhin, il devait devenir un camp romain sous César et Drusus. La cité qui en naquit fut ravagée par les Germains puis reconstruite sous Constantin et Julien. Les Francs Saliens en firent… Lire la suite
TRÈVES

Écrit par :  Anne PRACHE

… *Grand centre politique des Gaules et nœud routier important, Trèves (en allemand, Trier) dans le Palatinat conserve quelques ruines imposantes de l'occupation romaine : des thermes, un amphithéâtre, des fragments de remparts, la fameuse Porta nigra surtout, dont l'ampleur monumentale, les tours puissantes surprennent à une latitude aussi… Lire la suite
TURENNE HENRI DE LA TOUR D'AUVERGNE vicomte de (1611-1675)

Écrit par :  Jean-Marie CONSTANT

… *Sans doute le plus grand homme de guerre qu'ait produit la France avant Napoléon. Taciturne et souvent bourru, Turenne cachait mal, sous une apparence de froideur une chaude humanité qui le faisait adorer de ses hommes. Stoïque dans les revers comme réservé dans les victoires, ambitieux uniquement de la gloire, généreux au point de payer ses… Lire la suite
UNION ÉVANGÉLIQUE

Écrit par :  Jean MEYER

… *Fondée le 12 mai 1608 pour une durée de dix ans à l'instigation de l'Électeur palatin Frédéric V, l'Union évangélique constitue une alliance défensive entre princes et villes protestantes du Saint Empire romain germanique (Palatinat, Anhalt, Wurtemberg, Bade, Francfort, Nuremberg, Strasbourg, Ulm, etc.). Le Brandebourg y adhère une année plus tard… Lire la suite

Afficher la liste complète (7 références)

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média