BOUTIQUECONTACTASSISTANCE
Zone de recherche

AltasAuteursRecherche thématiqueDictionnaire

MOUVEMENT BROWNIEN

Comme le rappelle son nom, le mouvement brownien a été découvert en 1827 par le botaniste Robert Brown (1773-1858). C'est en observant sous un microscope du pollen dispersé dans de l'eau qu'il remarqua que les grains microscopiques le constituant étaient soumis à un mouvement continuel et irrégulier. Il crut, à l'époque, qu'il avait découvert « la molécule primitive » responsable de la vie. Il s'aperçut plus tard que l'on pouvait observer ce même phénomène avec toutes sortes de particules de taille suffisamment petite.

À la suite de ces travaux, un grand nombre de physiciens ont cherché à expliquer ce phénomène en mettant en cause soit la lumière incidente (V. Regnault, 1858), soit des forces électriques (Jevons, 1870). La multiplication des expériences et les nombreuses observations ont permis à Delsaux (1877) de suggérer que ce mouvement était dû à l'ensemble des chocs exercés par les molécules d'eau sur les particules. M. Gouy, en 1888, remarque l'effet de la viscosité du liquide environnant les particules et mesure la vitesse des particules pour la comparer à celle de la vitesse des molécules d'eau. Des efforts de description théorique ont été faits, entre autres par F. Exner (1900), jusqu'à ce qu'Albert Einstein en 1905 et, indépendamment, M. von Smoluchowski (1906) proposent une théorie complète et unifiée du mouvement Brownien.

Un gaz est un ensemble de molécules éloignées les unes des autres qui sont sans cesse en mouvement et qui décrivent une marche aléatoire dans l'espace lors de chocs entre elles. L'ensemble de ces mouvements permet de comprendre les propriétés macroscopiques des gaz et, entre autres, la relation entre la température, la pression et le volume (loi des gaz parfaits) ; cela est assimilable au mouvement brownien. C'est cette agitation moléculaire qui est, en thermodynamique, responsable de la température, celle-ci étant d'autant plus élevée que l'agitation moléculaire est grande. Dans un liquide, on observe le même phénomène. Cependant, les molécule […]

1 2 3 4 5

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur  1 page…

Pour citer cet article

Didier ROUX, « MOUVEMENT BROWNIEN  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mouvement-brownien/

Classification thématique de cet article :

 

Offre essai 7 jours

« MOUVEMENT BROWNIEN » est également traité dans :

DÉRIVÉES PARTIELLES (ÉQUATIONS AUX) - Équations non linéaires

Écrit par :  Claude BARDOS

Dans le chapitre "Les équations de réaction-diffusion"  : …  non linéaires dans lesquels la dépendance en espace introduit une évolution de type mouvement *brownien. On les rencontre dans la modélisation des réactions chimiques, et, en particulier, dans les phénomènes de combustion, lorsque la vitesse de propagation de la flamme est assez lente par rapport à la cinétique chimique, contrairement au… Lire la suite
EINSTEIN ALBERT (1879-1955)

Écrit par :  Michel PATY

Dans le chapitre "Mouvement moléculaire"  : …  s'aperçut que les fluctuations pourraient trouver une application dans les propriétés du mouvement *brownien, mouvement aléatoire de nature macroscopique affectant de petits corps en suspension dans un fluide, qui résulte de l'agitation thermique des molécules. Élargissant la notion de pression osmotique des molécules des corps dissous aux corps en… Lire la suite
MARTINGALES THÉORIE DES

Écrit par :  Pierre CRÉPELJean MEMINAlbert RAUGI

… interviennent souvent dans l'approche de phénomènes réels, figurent en particulier le mouvement *brownien et le processus de Poisson (cf. processus stochastiques). On peut dire que ces processus « cumulent » des propriétés (importantes et commodes) qu'on retrouve dans beaucoup de phénomènes. Prenons le cas du mouvement… Lire la suite
PROBABILITÉS CALCUL DES

Écrit par :  Daniel DUGUÉ

Dans le chapitre "Promenade au hasard"  : …  sommet, chacune des quatre directions ayant une chance égale. On a ainsi une image du mouvement *brownien à deux dimensions. Soit P(xy) la probabilité pour que le chemin passe par un point du quadrillage de coordonnées (xy). On a donc : si on fait tendre le côté du quadrillage vers 0, on voit que la… Lire la suite
STOCHASTIQUES PROCESSUS ou PROCESSUS ALÉATOIRES

Écrit par :  Maurice GIRAULT

Dans le chapitre "Processus de Wiener-Lévy ou fonction du mouvement brownien linéaire"  : …  *Supposons qu'une particule puisse se déplacer sur un axe Ox. À chaque instant, elle reçoit une légère impulsion dans l'un ou l'autre sens avec des probabilités égales. Pour atteindre un schéma continu, on doit procéder par passage à la limite d'une suite de processus discrets. Entre les dates t et t + 1/n, la… Lire la suite
WIENER NORBERT (1894-1964)

Écrit par :  Jean-Luc VERLEY

Dans le chapitre "Le mouvement brownien"  : …  *Le mouvement brownien est un des exemples les plus célèbres de processus aléatoire (cf. processus stochastiques). Vers 1905, Einstein et M. von Smoluchowski avaient étudié, indépendamment l'un de l'autre, le comportement des particules agitées par le mouvement décrit pour la première fois par le botaniste anglais Robert Brown en 1828. Les… Lire la suite

 

Voir aussi

 

Accueil - Contact - Mentions légales
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter le dictionnaire de l'Encyclopædia Universalis
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2014, Encyclopædia Universalis France. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média