4. L'art des mines
À l'art des mines, dont le but est de tirer des gîtes métallifères les minerais convoités, succèdent obligatoirement les processus métallurgiques, grâce auxquels les métaux sont extraits des minerais.
Dans l'art des mines, les techniques d'exploitation superficielle, utilisées en particulier pour la mise en valeur des dépôts alluviaux, se distinguent de celles qui sont mises en œuvre dans les mines souterraines.
• Les techniques minières souterraines
Bien des méthodes utilisées dans les mines préhistoriques subsistent aux époques classiques. Mais les façons de considérer les gisements, la nature de l'outillage et, à l'époque romaine, les débuts de la mécanisation des mines vont faire évoluer considérablement les techniques et accroître leur efficacité.
Prospection
Les techniques de prospection sont faites d'une somme de constatations empiriques reposant sur l'observation. Pline en a recensé certaines dans les livres XXXIII et XXXIV de son Histoire naturelle : présence du fer signalée par la couleur rouille des affleurements, de la cassitérite (minerai d'étain) par le poids et la couleur noire des graviers, de l'or par son éclat dans les sables des rivières ; relation des roches encaissantes, des contacts, des failles avec la minéralisation ; conscience qu'un filon est rarement isolé, d'où l'étymologie de metalla rapportée par le Naturaliste (Histoire naturelle, XXXIII, 96) : un filon suivant l'autre (met' alla). Enfin, sous-jacent dans les passages que Strabon ou Pline consacrent aux metalla, le précepte selon lequel les mines sont dans les montagnes ne peut lui aussi que résulter de la pratique du terrain. Désormais s'ajoutent à ces signes les « vieux travaux » datant de l'Âge du bronze ou d'autres périodes, dont les traces constituaient d'excellents guides pour les prospecteurs romains. Ces derniers ont été efficaces : dans la Sierra Morena, par exemple, rares sont les filons affleurants qui […]
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