L'astrodynamique est la science qui s'attache à expliciter la dynamique des astres et des forces qui les font se mouvoir. Par extension, la dynamique des satellites artificiels lui a été, quelque peu abusivement, assimilée. On peut, de manière plus rigoureuse, définir la mécanique spatiale comme la branche de l'astronautique qui concerne la théorie mathématique et la commande des mouvements des satellites, sondes, vaisseaux et stations orbitales dans l'espace.
La mécanique spatiale trouve ses racines dans les travaux de mécanique céleste amorcés depuis plusieurs siècles et dans ceux, plus récents, qui sont liés à la conquête de l'espace, et qui ont par conséquent connu un essor extraordinaire à partir de la fin des années 1950.
Depuis Spoutnik-1, le premier satellite artificiel de la Terre (1957), jusqu'à la construction de la Station spatiale internationale (I.S.S.) ou à l'atterrissage de la sonde européenne Huygens sur le plus gros satellite de Saturne, Titan, le 14 janvier 2005, en passant par les premiers pas de l'homme sur la Lune (1969), des progrès considérables ont été accomplis, permettant l'évolution des premières expérimentations spatiales vers des systèmes opérationnels complexes. L'« espace utile », véritable enjeu national et international, met en exploitation des systèmes opérationnels d'observation de la Terre, de télécommunications, de télévision directe, de vie en orbite (station Mir, I.S.S.)...
Des évolutions sensibles ont accompagné ces applications : évolutions théoriques dans les techniques des mathématiques appliquées (optimisation, contrôle optimal, identification, calculs d'orbites), évolutions technologiques des diverses composantes embarquées dans les satellites ou au sol, évolutions humaines enfin, d'ordre psychologique (adaptation à des systèmes de plus en plus complexes) et d'ordres physique et physiologique (vie en impesanteur).
Ces évolutions, déjà extraordinaires, se sont encore intensifiées, les applications étant en effet toujours plus exigeantes ; elles ont donc […]
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