2. Le mouvement autour du centre de gravité
• Le contrôle d'attitude
Vouloir assurer des missions spatiales nécessite non seulement de respecter les contraintes liées à la position du centre de gravité au cours du temps, mais aussi de tenir compte de celles qui influent sur le mouvement du satellite autour du centre de gravité : il s'agit du mouvement d'attitude.
Les satellites sont soumis à des perturbations d'origine externe – aérodynamiques, magnétiques, radiatives (pression de radiation solaire), gravitationnelles – et interne – mouvement de pièces mécaniques, d'ergols liquides... – qui tendent à modifier l'attitude (et aussi l'orbite).
Il convient donc tout d'abord de repérer l'attitude au cours du temps. Les capteurs d'attitude utilisés pour cela sont classés en trois catégories : les capteurs inertiels (gyroscopes et gyromètres intégrateurs flottants, anneaux lasers, accéléromètres), les capteurs optiques (terrestres, solaires ou stellaires, dont les domaines de fonctionnement sont le visible et l'infrarouge) et les capteurs électromagnétiques (capables de repérer la direction ou la polarisation d'une onde émise par une balise terrestre, ou l'orientation d'un champ magnétique). Le contrôle d'attitude, ou stabilisation, peut être effectué en mode passif ou en mode actif.
Le mode passif utilise les couples perturbateurs extérieurs existants. On peut citer parmi les modes passifs la stabilisation par gradient de gravité, la stabilisation magnétique, la stabilisation gyroscopique.
Dans la stabilisation par gradient de gravité, une masse pesante fixée à l'extrémité d'un mât télescopique tend à orienter cet axe suivant la verticale ; le phénomène est dû à la différence d'attraction de la Terre sur des parties différentes du satellite ; l'amortissement de l'oscillation pendulaire s'effectue par hystérésis magnétique. Il s'agit d'un système robuste, imprécis et peu coûteux, qui a été utilisé autrefois sur les premiers satellites (Péole, Éole).
Dans la stabilisation magnétique, […]
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