7. Le Postclassique
Des édifices de style Puuc sont présents à Chichén-Itzá, démontrant le dynamisme de cette variante de la civilisation maya, mais ils marquent surtout une continuité entre le Classique et le Postclassique. L'effondrement maya n'a pas, en effet, touché également tout le territoire. Même aux marges du Petén, des cités comme Lamanai au Belize ont perduré. Les cités du Puuc se maintiennent jusque vers 950 ou 1000. Les petites communautés des hautes terres poursuivent également leur existence. Sur les marges occidentales des basses terres, des populations mayas mexicanisées, ayant acquis des traits originaires du Mexique central ou d'autres régions voisines, font preuve à l'inverse d'un dynamisme accru. Ces groupes, diversement désignés comme Putuns, Maya Chontales, puis plus tard Itzas, sont peut-être en partie responsables de l'effondrement de certaines cités, ou profitent au moins de leur affaiblissement. Leur présence est manifeste sur des sites du Petén comme Seibal, où ils donnent un éphémère regain de prestige à la cité déclinante. Ce sont peut-être eux, également, qui contribuent à l'introduction dans les hautes terres de traits « mexicains », comme les pyramides-jumelles ou les halls à colonnades qui caractériseront les centres politiques du Postclassique tardif.
Il ne fait en tout cas guère de doute que certains d'entre eux font partie des nouveaux arrivants qui contribuent à l'apogée de Chichén-Itzá au Postclassique ancien (900-1200). Cette cité était déjà un centre Puuc actif, mais à partir de 950 environ, on assiste à un déplacement de son centre de gravité, qui connaît une expansion rapide. De Chichen Viejo au sud, où se trouvent les édifices Puuc, les habitants migrent vers le grand Cenote, le puits calcaire naturel qui a permis la croissance du site. Tout autour, les habitants implantent les édifices majeurs : le Castillo, gigantesque temple à quatre escaliers, le grand terrain de jeu de balle, un tzompantli destiné à accueillir les crânes des sacrif […]
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