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LYRISME

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2.  Le lyrisme chinois

Qu'on imagine un peuple, à tous les âges de la vie, à tous les degrés de l'échelle sociale, unanimement féru de rythmes et de chansons. Une langue sans flexion, dont les éléments immuables se passent aisément des particularisations du genre, du nombre, de la personne. Une syntaxe malléable, où le nom, l'adjectif, le verbe peuvent échanger leurs fonctions, et qui structure spontanément la phrase en groupes rythmés et parallèles. Un lexique aussi riche d'implications à la verticale que foisonnant à l'horizontale. Une phonétique dont la pauvreté avantage les chercheurs de rimes, et dont la polytonie est musique. Une écriture, enfin, douée des pouvoirs d'un langage autonome. Ce paradis de la poésie existe : c'est la Chine. En l'absence de véritable poésie épique ou tragique, la lyrique profite seule, depuis près de trois millénaires, de ces chances exceptionnelles. Aussi la masse de ce long fleuve semble-t-elle sans égale au monde.

  Contrastes

On le dit monotone. Son cours, pourtant, n'a cessé de varier. Ce peuple, qui communie dans l'amour de la poésie, se partage lorsqu'il faut en définir le sens. Chacun se réclame de l'antique formule, source de toute critique : « La poésie est le langage du cœur. » Mais qu'est-ce que le cœur (le mot chinois signifie aussi : inclination, ambition) ? Pour les uns, qui jamais en Chine n'ont désarmé, c'est la volonté droite, l'ambition civilisatrice du sage. Leurs adversaires ne prêtent à la poésie d'autre fonction que le libre divertissement ou l'élévation individuelle. Autre contraste : entre les improvisations populaires, ces joutes poétiques où s'affrontent les chœurs villageois, et les compositions de la classe mandarinale, tenue par ses fonctions de cultiver l'art poétique. L'imitation servile des Anciens et le respect des règles provoquent les plus violentes réactions : pour tel rebelle, au xviie siècle, il n'est de « vraie poésie » que le cri du nouveau-né. Le lyrisme en Chine est multiple et divers. Veut-on le définir par sa concision, sa grâce et sa mesure, que faire de l'exubérance, de la magnificence du Chu ci ? Prétend-on canoniser la grand […]

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ÉLÉGIE

Écrit par :  Bernard CROQUETTE

… *Ce petit genre poétique, d'abord caractérisé uniquement par l'emploi d'une forme métrique, le distique élégiaque, s'est spécialisé chez les Latins dans un « lyrisme modéré et fleuri » faisant « la plus large part aux émotions personnelles du poète » (J. Bayet). On a continué, dans les littératures postérieures, à désigner du nom d'élégies des… Lire la suite
HORACE (~65-~8)

Écrit par :  Jacques PERRET

Dans le chapitre "Le lyrisme comme style de vie"  : …  *De catastrophes en convulsions, l'antique république romaine s'acheminait cependant à une métamorphose. Chacun comprit que l'essentiel était acquis le jour où le jeune Octave remporta sur les forces d'Antoine et de Cléopâtre une victoire décisive (bataille d'Actium, 2 septembre 31). Il est peu d'événements historiques qui, dans la littérature, dans… Lire la suite
JEAN DE LA CROIX (1542-1591)

Écrit par :  Louis COGNETBernard SESÉ

Dans le chapitre "Les poèmes"  : …  controverses entre spécialistes, notamment quant à l'authenticité de la strophe supplémentaire. *Selon la tradition, Jean de la Croix aurait écrit les premiers vers du Cantique spirituel sous le choc de l'émotion qu'il aurait éprouvée, alors qu'il était enfermé au couvent de Tolède (déc. 1577-mi-août 1578) en entendant chanter un… Lire la suite
LYRE, littérature

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Il est à peine besoin de rappeler que la lyre a engendré dans la langue courante deux sens figurés et connexes. Instrument privilégié pour accompagner le chant, elle finit par imposer son nom à toute musique chantée : c'est en ce sens qu'on parle d'art lyrique, de spectacles ou de théâtres lyriques. Ensuite, le chant et la poésie étant… Lire la suite
ODE, genre littéraire

Écrit par :  Georges MOLINIÉ

… *L'ode est une forme. Pour une fois, l'étymologie correspond à la réalité de sens (ôdè, chant) et nous renvoie naturellement aux anciennes manifestations de la poésie en Occident, c'est-à-dire au lyrisme grec. Le lyrisme, on le sait, est un chant fait de couplets, accompagné de musique. L'une de ses traditions le plus précisément… Lire la suite
PASTORALE, genre littéraire

Écrit par :  Daniela DALLA VALLE CARMAGNANIJacqueline DUCHEMIN ETIEMBLECharlotte VAUDEVILLE

Dans le chapitre "Les origines"  : …  des moutons d'Arcadie. Mais celui-ci, d'après l'Hymne à Hermès, est l'inventeur de la *lyre, qu'il offrit à son frère pour prix de ses « vaches immortelles ». Apollon garda les troupeaux de Laomédon (Iliade, XXI, 448) et ceux d'Admète en jouant de la flûte (Alceste d'Euripide). D'autres personnages mythiques sont à la… Lire la suite
POÉSIE

Écrit par :  Michel COLLOTDominique VIART

Dans le chapitre "L'espace poétique"  : …  selon trois catégories fondamentales, définies par des modes d'énonciation différents : genres *lyriques, comme l'ode ou l'élégie, où le poète est en général seul à parler ; genres narratifs, comme l'épopée, où la voix du narrateur alterne avec celle des héros ; genres dramatiques, comme la tragédie ou la comédie, où la parole est entièrement… Lire la suite

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Portrait de Kakinomoto no Hitomaro, Enku Lamartine

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