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Écrit par : Pierre-Paul LACAS
Voix de femme ou d'enfant qui occupe la plus basse tessiture. Depuis le xixe siècle, celle-ci s'étend du sol 2 au mi 4 ; certaines altistes descendent jusqu'au mi 3. Alto désigne également la partie qui se voit confier la mélodie possédant le même ambitus ; c'est cette partie qui, autrefois, était cha ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Au sens étroit de l'expression, le chant ambrosien est le corpus de textes et de musiques qui fut créé par saint Ambroise (333 ou 340-397), évêque de Milan. Le témoignage de saint Augustin est formel ; nous apprenons ainsi que, « persécuté par l'impératrice Justine, l'évêque s'enferma avec ses fidèles dans l'église de Milan et, pour occuper le peu ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Chant, souvent improvisé, des bateliers italiens, surtout vénitiens (barcarola vient de barcaruolo : gondolier). Cependant, dans les Cantigas de amigo espagnoles (telles celles de Pero da Ponte, poète du xiiie siècle, proche des troubadours), on rencontre des barcarolas, destinées aussi à êtr ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
La voix d'homme dite de baryton est intermédiaire entre celle de ténor et celle de basse, et s'étend approximativement du fa 1 au fa 3. Ordinairement, dans le répertoire lyrique, on distingue quatre types de barytons. Le baryton Martin, le plus proche du ténor, est un baryton léger, de timbre élevé, surtout connu du répertoire fr ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Nom qui désigne la plus grave des voix d'homme, qui est aussi la plus étendue. Le registre de la basse profonde (la plus grave) s'étend ordinairement sur une tessiture de deux octaves (d'ut 1 à ut 3). Le répertoire lyrique distingue plusieurs caractères à la voix de basse : la basse chantante (cantante) ou basse-baryton, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CABOURG
Par bel canto on désigne trop souvent les esthétiques vocales les plus disparates, sans aucune pertinence musicologique. L'expression est ainsi employée dans un sens générique et familier pour qualifier l'opéra en général, quel qu'en soit le style, ou l'époque, afin de le distinguer de la musique symphonique ou religieuse. L'étymologie italienne, ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Littéralement, « complainte lyrique ». Cette forme élémentaire de chant profane monodique, sorte d'hymne en langue romane, à caractère lyrique ou épique, en se développant jusqu'au xe siècle aurait donné naissance à la chanson de geste (théorie de Gaston Paris, rejetée par Joseph Bédier, mais reprise récemment avec modification ... Lire la suiteÉcrit par : Edith WEBER
Le terme cantus (en italien canto) signifie chant, acte de chanter. Aux ixe et xe siècles, les théoriciens comme le Pseudo-Hucbald (Ogier, Hotger) utilisent le terme cantus pour désigner les pièces de l'office et de la messe. Dans le déchant, la partie comportant la mélodie principale est intitulée ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Terme musical, tiré de l'italien cavatina, diminutif de cavata qui désignait au xviiie siècle un petit arioso placé à la fin d'un récitatif (ainsi chez J.-S. Bach, par exemple dans ses Cantates nos 76, 80 et 117). Dans les opéras et les oratorios du xviiie et du xix ... Lire la suiteÉcrit par : Roland MANCINI
Le chant est d'abord expression naturelle de l'être humain, que la voix soit belle ou non, éduquée ou non. Qu'il soit plaisir pur, qu'il ait vocation cultuelle, esthétique ou cathartique, qu'il se réclame de traditions millénaires ou des formes policées de l'art classique, le chant est à la fois sonorité pure et véhicule de pensée, encore que le m ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Terme synonyme d'alto. On utilise contralto pour désigner les voix possédant l'ambitus altiste. Pour les instruments, le vocable alto est préféré. L'usage est toutefois répandu d'appeler contralto la voix féminine d'alto, alors qu'on ne désigne pas par le même vocable la voix d'enfant correspondante. Dans l'interprétation de la musique polyphoniqu ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
En musique vocale, la haute-contre est la voix masculine dont la tessiture est plus aiguë que celle de ténor. Il ne s'agit en aucun cas d'une voix de castrat, ni d'une voix de fausset. Il arrive souvent que la voix de femme appelée contralto chante la partie de haute-contre. Jean-Jacques Rousseau dans son Dictionnaire de musique estime qu ... Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Jean-Pierre DIÉNY, Jean-Michel MAULPOIX, Vincent MONTEIL, René SIEFFERT
La notion de lyrisme unit traditionnellement la poésie au chant. Ce terme doit en effet son nom à la lyre dont les accords harmonieux accompagnaient dans l'Antiquité les compositions des aèdes. Associé à la figure d'Apollon ou d'Orphée, cet instrument pacificateur devint le symbole de l'inspiration poétique et des pouvoirs du poète : suspendre le ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Forme populaire tunisienne (ma'lūf) du muwaššaḥ (littéralement le brodé, l'orné) : « Autrefois réparti en couplets et refrain avec chœur et solo, [le malouf] est désormais exécuté principalement par le chœur » (S. Jargy). Il se chante ordinairement en arabe dialectal. La forme littéraire du muwaššaḥ est construite sur de ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Dans l'écriture de la musique, la notation a connu notamment les accents, dérivés des accents grammaticaux, les points superposés et une combinaison des deux. Les scribes du Moyen Âge utilisèrent des signes (en grec : neuma) pour fixer le chant liturgique de l'Église romaine. On rencontre ailleurs (Inde, Tibet, Japon) des signes analogues ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Terme de musique en usage au Moyen Âge (viiie-xiie s.) ; le neume est un signe graphique (du grec neuma, signe) que l'on plaçait au-dessus des syllabes à chanter, dans les livres d'église (antiphonaires, matutinaires, vespéraux). La notation neumatique dérive soit des accents grammaticaux, soit du s ... Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
Chant choral grec, généralement accompagné de lyre ou de flûte, caractérisé par le retour du cri Iô paian en refrain. Il est dédié par excellence à Apollon, le dieu guérisseur, dont péan est aussi l'épithète (cf. Péan, le nom du médecin d'entre les dieux, dans l'Iliade). Un péan demande la délivrance d'un mal : ainsi les Achéens ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul HOLSTEIN
En anglais recitative, en allemand Rezitativ, en italien recitativo, en espagnol recitado, récitatif, en français, désigne une forme d'expression vocale individuelle, propre à l'opéra et s'opposant à l'air — aria en italien. D'où les couples récitatifs-airs (recitativo-aria), fréquents dans le ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Forme musicale du répertoire liturgique chrétien primitif. Le peuple chante de courts refrains (fredons, ritournelles) en réponse (responsus) au récitatif ou à l'invitatoire du ou des chantres solistes. Le répons bref de l'office monastique est de ce type syllabique à la rythmique élémentaire. Le répons orné, dit prolixe, est chanté par l ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
En musique, indication d'ordre dynamique (en italien « volé, dérobé ») où la rigueur de la mesure est respectée pour le rythme de la basse, tandis que les notes du chant sont ralenties ou accélérées. La notion de rubato apparaît au xviie siècle (Giulio Caccini, Le Nuove Musiche, 1602 ; Luigi Rossi ; Pier Francesco Tosi ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Forme de composition liturgique monodique qui proliféra du ixe au xive siècle. On en connaît près de 4 500 séquences ; Pie V, au concile de Trente, réduisit leur nombre à cinq dans la liturgie romaine : Lauda Sion, Stabat Mater, Veni Sancte Spiritus, Victimae paschali laudes ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Terme musical qui désigne la voix aiguë chantée par les femmes et les enfants ou bien la partie supérieure d'une composition instrumentale (ainsi, les violons ou les flûtes sonnent souvent au soprano). Suivant le caractère, on distingue, eu égard à la tessiture, à l'éclat et au timbre, plusieurs sopranos dont les emplois lyriques et expressifs son ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
La voix d'homme la plus élevée, autrefois appelée taille et haute-contre. Suivant les caractères du ténor, on distingue ordinairement : le ténor léger, à l'expression souple (don Ferrando dans Cosi fan tutte de Mozart, Almaviva dans Le Barbier de Séville de Rossini, Nadir dans Les Pêcheurs de perles de Bizet) ; le ténor ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Chez les Grecs, tropos est employé pour harmonia, hauteur fondée sur l'octave moyenne des voix où se place le système qui est l'élément majeur de la structure musicale (latin modus). Au Moyen Âge, c'est le procédé de composition, littéraire ou musicale, qui fut à l'origine d'un répertoire immense en honneur pendant six c ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Forme de musique vocale profane italienne du xvie siècle, florissante de 1520 à 1540, la villotta (ou villota) présente de nombreuses similitudes avec la villanella mais, contrairement à cette dernière, trouve ses origines dans la musique populaire. Originaire de la Vénétie ou du Frioul, elle se répan ... Lire la suiteÉcrit par : Sophie COMET, Denis MORRIER
Dans le chapitre L'école baroque italienneMais retournons en arrière. L'école baroque italienne offre aux jeunes guerriers ou héros du dramma per musica des voix aiguës de soprano et d'alto, au mépris de toute correspondance entre le sexe du personnage et celui de son interprète. Les castrats surpuissants s'accordent tous les privilèges, y compris celui de donner une voix de sopr ... Lire la suite
Écrit par : Pierre-Paul LACAS
Dans le chant, mélisme développé sur une voyelle et qui en accentue le caractère décoratif, lyrique ou de pure virtuosité. Les vocalises sont aussi un exercice de chant qui, grâce à des formules appropriées, permet d'acquérir une bonne technique de vocalisation. La vocalise eut une valeur magique (chez les gnostiques, par exemple) ; saint Augustin ... Lire la suiteÉcrit par : Marc Henri VIGNAL
Par opposition à Kunstlied (chanson savante), le terme allemand de Volkslied est traduisible faute de mieux par « chant populaire », mais ne recouvre pas exactement les mêmes données que ce vocable français. Le mot est introduit pour la première fois à l'époque moderne par Johann Gottfried Herder (1744-1803), qui veut redonner vi ... Lire la suite
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