2. Boltzmann et la mathématique
En mathématique, Boltzmann révoque tout infini actuel et ne considère tout ensemble infini que comme la limite d'une collection d'individus en nombre très grand mais fini. Pour lui, cette conception finitiste reste le fondement des règles du calcul différentiel et intégral, même si ces règles se formalisent au point de pouvoir s'appliquer sans référence constante à ce qui leur a donné naissance. Boltzmann se refuse à voir dans les équations aux dérivées partielles un symbolisme directement applicable aux phénomènes, sans passer par les ensembles de nombres formant une multiplicité à plusieurs dimensions qui leur donnent un sens. Cette attitude est évidemment inséparable de celle qu'il prend en ce qui concerne l'atomisme en physique, et elle en fournit aussi la justification profonde.
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