Avec Galilée, Johannes Kepler peut être considéré comme le premier chercheur moderne : ils n'accordent de confiance qu'à l'observation ou à l'expérience, quitte à rejeter les dogmes établis. La confrontation des observations très précises de la position de Mars faites par son maître Tycho Brahe avec les prédictions des Tables pruténiques convainc Kepler que l'orbite de la planète rouge ne peut être décrite ni par un cercle ni par une combinaison de cercles, mais qu'elle est elliptique, le Soleil occupant un des foyers de l'ellipse. Il publie ce résultat – qui constitue la première loi de Kepler – en 1609 dans son Astronomia nova (Astronomie nouvelle). Il généralise cette loi à d'autre planètes dans ses Epitome astronomiae copernicanae de 1618-1621, qui contiennent la première description correcte du système solaire et dans lesquelles est correctement formulée la deuxième loi : les aires balayées en des temps égaux par la droite joignant la planète au Soleil sont égales. La dernière loi – le carré de la période de révolution des planètes est proportionnel au cube de leur distance moyenne au Soleil – est énoncée en 1619 dans Harmonice mundi (L'Harmonie du monde). Kepler publiera en 1627 les Tables rudolphines du mouvement des planètes, qui remplaceront avantageusement les Tables pruténiques.
Photographie
Harmonie du monde, Johannes Kepler Illustration extraite de L'Harmonie du monde (1619), de Johannes Kepler. Les orbites des planètes occupent chacune une sphère circonscrite à un des cinq polyèdres réguliers (cube, tétraèdre, dodécaèdre, icosaèdre et octaèdre).
Crédits: Erich Lessing/ AKG Consulter
James LEQUEUX
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