Les Chinois ont de tout temps groupé ensemble penseurs, poètes ou peintres parmi lesquels ils trouvaient certains traits communs. Tantôt ces groupes étaient composés de véritables cénacles d'amis, tantôt (un peu comme les Sept Sages de l'Antiquité grecque) ils n'étaient que des compagnons imaginaires, rassemblés par des historiens qui voyaient entre eux des similitudes dans leur pensée, leur art ou leur façon de vivre. Les Sept Sages de la Forêt de Bambous (en chinois Zhu lin qi xian) vécurent au milieu du iiie siècle de notre ère et sont peut-être le plus célèbre de ces groupes, mais il est difficile de savoir aujourd'hui s'ils formaient un véritable cénacle ou s'ils ont été réunis a posteriori par quelque historien entreprenant. Leur historicité en tant que groupe, qui semble avoir été mise en doute depuis une trentaine d'années seulement, est une question relativement secondaire. Ce qui est important, c'est qu'ils incarnent un certain mode de vie libre, affranchie des rites contraignants et des servitudes de la vie politique qui règlent si étroitement l'existence du lettré chinois.
Ces Se […]
Autres références
« FORÊT DE BAMBOUS LES SEPT SAGES DE LA (ZHU LIN QI XIAN) » est également traité dans :
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CHINOISE (CIVILISATION) - La littérature
Auteurs :
Paul DEMIÉVILLE, Jean-Pierre DIÉNY, Yves HERVOUET, François JULLIEN, Angel PINO, Isabelle RABUT
Dans le chapitre "Le bouddhisme et le taoïsme" : …
Tao Qian, on n'en relève pas encore chez les grands écrivains du iiie siècle. *Les Sept Sages de la forêt de bambous semblent tout ignorer de cette religion qui avait été importée de l'Inde au 1er siècle de notre ère, mais était restée cantonnée dans des cercles étroits de Chinois convertis. Ce n'est qu'au cours du…
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TAOÏSME
Auteur :
Kristofer SCHIPPER
Dans le chapitre "L'influence du taoïsme" : …
une vie de loisirs. Il forma, avec des amis, selon la tradition, le club des Sept Sages de la *Forêt de Bambous. Ils s'enivraient ensemble, composaient des poèmes et échangeaient des propos empreints de la mystique de Zhuangzi, qualifiés de qing tan, discours gratuits. Xi Kang pratiqua les techniques du souffle et s'adonna à la forge…
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XUANXUE [HIUAN-HIUE]
Auteur :
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*Courant philosophique qui apparut en Chine vers la fin de l'Empire des Han (iie s.), le Xuanxue réagit contre la scolastique confucianiste qui était jusque-là la doctrine officielle. En cherchant à retrouver l'enseignement pur et fondamental des grands penseurs de l'Antiquité, ainsi qu'à répondre aux problèmes posés par l'…
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Bibliographie
Chen Yinke, Tao Yuanming zhi sixiang yu qingtan zhi guanxi, Pékin, 1951
Fukui Fumimasa, « Chikurin shichiken ni tsuite no ichi shikiron », in Philosophia, t. XXXVII, Tōkyō, 1959
He Qimin, Zhu lin qi xian yanjiu, Taibei, 1966
D. Holzman, La Vie et la pensée de Hi K'ang, Leyde, 1957
Poetry and Politics : the Life and Work of Juan Chi (A. D. 210-263), Cambridge (G.-B.), 1976
« La Poésie de Ji Kang », in Journ. asiat., t. CCLXVIII, Paris, 1980, pp. 107-177
323-378
Hou Wailu et al., Zhongguo sixiang tongshi, 3, Pékin, 1957.
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