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Écrit par : Catherine VIGNAL
Toujours baignée à des sources paysannes, et nourrie d'idéal révolutionnaire, la poésie de Ai Qing, simple, libre, saisie au vif de l'émotion, retient par son lyrisme profond et sincère : elle nous fait partager de brefs moments de vie et témoigne, par le rythme de ses grandes fresques cadencées, des malheurs et de l'espoir des hommes et des femme ... Lire la suiteÉcrit par : Paul BADY
De tous les écrivains chinois de sa génération, Ba Jin est celui qui a joui, et jouit encore, de la plus grande popularité. Romancier de l'amour impossible, il a su exprimer toutes les aspirations, parfois contradictoires, d'une jeunesse écrasée sous le poids de la tradition. Victime comme tant d'autres de la révolution culturelle, il n'a pas hési ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY
Des trois enfants du lettré Ban Biao, l'un, Ban Chao, fut un valeureux capitaine, les deux autres, Ban Gu et leur sœur Ban Zhao, de grands historiens. Pour réaliser le projet de son père, Ban Gu entreprit de donner une suite aux Mémoires historiques (Shiji) de Sima Qian. D'abord mis en prison pour avoir pris l'initiative d'écrire ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY
Bo Juyi est un type. Fonctionnaire lettré, il fit, dans la première moitié du ixe siècle, une carrière honorable mais sans éclat, dont son œuvre littéraire, en dévoilant les ambitions et les passions de l'homme, explique les détours. Une carrière moyenne, des passions moyennes, mais auxquelles le génie de l'écrivain a conféré u ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY
« En temps normal vous seriez un malfaiteur, en temps de crise, un héros. » C'est en ces termes que le jeune Cao Cao s'entendit prédire son avenir de la bouche d'un célèbre caractérologue. Petit-fils par adoption d'un eunuque de la cour, il entra tôt dans la carrière, mais l'ascension de Dong Zhuo marqua pour lui le début d'une fulgurante aventure ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY
À la mort de Cao Cao (220), le vainqueur de la guerre civile où sombra la dynastie des Han, Cao Pi (ou Cao Pei), son fils aîné, lui succéda comme roi de Wei et Premier ministre du dernier empereur des Han. Quelques mois plus tard, celui-ci renonçait à son trône en faveur de Cao Pi, qui fonda la dynastie des Wei. C'était la première fois dans l'his ... Lire la suiteÉcrit par : Paul BADY
Face au théâtre traditionnel, le drame moderne d'inspiration occidentale a eu quelque difficulté à s'implanter en Chine. Si le « théâtre parlé » [huaju] (par opposition à l'opéra chanté) a finalement réussi à s'imposer dans les années trente, c'est en grande partie à Cao Yu qu'il le doit. Le succès rencontré aussitôt par ses différentes p ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY
Le plus brillant, le plus fécond, le plus influent des poètes novateurs de la fin des Han, Cao Zhi, ou Cao Zijian, a pu passer, jusqu'à la venue de Du Fu, pour le dieu de la poésie. Zhong Rong, le célèbre critique du vie siècle, le tenait pour le Confucius de la littérature. Après tant de poètes anonymes, Cao Zhi fut le premier ... Lire la suiteÉcrit par : Michelle LOI
Dai Wangshu est le fondateur de l'école poétique chinoise des « modernistes » ou « symbolistes », lancée par la revue des Modernistes (sous-titre français : Les Contemporains). Parmi les jeunes écrivains chinois qui, après le « Mouvement du 4 mai », œuvrent à la naissance et à la reconnaissance d'une littérature de langue parlée, ... Lire la suiteÉcrit par : Michelle LOI
Jiang Bingzi (ou Bingzhi) est née en 1904 dans un village de la province du Hunan, d'une famille de noblesse terrienne illustre par ses lettrés et ses hauts fonctionnaires. Ding Ling a quatre ans lorsque son père meurt. Sa mère va lui donner les moyens d'assurer son indépendance ; elle l'emmène à la ville voisine, où la petite fille peut aller à l ... Lire la suiteÉcrit par : David HAWKES
Avec deux millénaires et demi d'histoire littéraire, il n'est pas étonnant que la Chine ait de la peine à choisir son Dante, son Shakespeare ou son Goethe, à savoir un seul auteur qui dépasserait incontestablement tous les autres. Elle a néanmoins un poète que les hommes de lettres s'accordent à reconnaître, de par la supériorité de sa technique e ... Lire la suiteÉcrit par : Donald HOLZMAN
Les Chinois ont de tout temps groupé ensemble penseurs, poètes ou peintres parmi lesquels ils trouvaient certains traits communs. Tantôt ces groupes étaient composés de véritables cénacles d'amis, tantôt (un peu comme les Sept Sages de l'Antiquité grecque) ils n'étaient que des compagnons imaginaires, rassemblés par des historiens qui voyaient ent ... Lire la suiteÉcrit par : François VEAUX
Né au Zhejiang dans une famille qui se tient à l'écart de la vie politique, Gao Ming décide de passer des examens pour sortir de la misère. Licencié vers quarante ans, il occupe divers postes administratifs peu importants, participe à la répression, dans le Zhejiang, d'une insurrection dirigée par Fan Guozhen, chef d'une bande de marins et de pira ... Lire la suiteÉcrit par : Paul BADY
Même s'il n'avait pas obtenu en 2000 le prix Nobel de littérature « pour une œuvre marquée d'une amère prise de conscience et d'une ingéniosité langagière qui a ouvert des voies nouvelles à l'art du roman et du théâtre chinois », Gao Xingjian occuperait une place importante dans l'histoire de la littérature chinoise moderne. Né en 1940, diplômé de ... Lire la suiteÉcrit par : LI TCHE-HOUA
Guan Hanqing peut être considéré comme le plus grand des dramaturges chinois. Le choix de son nom personnel Hanqing, « sujet des Han », exprime le patriotisme de l'auteur face à la tyrannie mongole qui s'exerçait alors sur le peuple chinois, composé essentiellement des Han. Ce patriotisme se manifeste surtout par l'esprit de révolte qui anime la p ... Lire la suiteÉcrit par : Michelle LOI, Jaroslav PRUSEK
Guo Moruo est le nom de plume de Guo Kaizhen, écrivain, savant et homme politique. Sa contribution la plus importante au domaine de la culture chinoise consiste sans doute dans ses études, qui font autorité, à propos des inscriptions anciennes sur os oraculaires et vases de bronze. Mais il fut également un artiste engagé, marqué par le romantisme ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CARTIER
Né au Jiangsu dans une famille de lettrés, Gu Yanwu (ou Gu Tinglin) est adopté très jeune par la veuve d'un cousin de son père demeuré sans progéniture. Reçu à treize ans au premier degré des examens mandarinaux, ce n'est qu'en 1643 qu'il est admis à l'Université impériale. Lors de la chute de Pékin (1644), il est au service de l'un des princes Mi ... Lire la suiteÉcrit par : Léon VANDERMEERSCH
Le plus grand des penseurs de l'école chinoise des Légistes, Han Feizi naquit dans la seigneurie de Han, dont le nom lui sert de patronyme. Fils de seigneur, il ne reçut pourtant jamais ni titre ni office : ses critiques répétées des mœurs politiques régnant à la cour seigneuriale lui valurent cette disgrâce. C'est en étudiant la théorie du gouver ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Homme politique, écrivain, poète, penseur, Han Yu joua un rôle important dans l'histoire de la littérature chinoise dans la dernière période de la dynastie des Tang (618-907). Son mouvement de réforme de la prose chinoise se présente comme un retour à l'antique, qui n'est pas un retour en arrière. Les aspects divers de sa pensée, de sa personnalit ... Lire la suiteÉcrit par : LI TCHE-HOUA
Au milieu du xviiie siècle, Le Rêve dans le pavillon rouge (Hong lou meng), chef-d'œuvre du roman chinois, présente, avec réalisme et poésie, le déclin de la société féodale, en une fresque grandiose qui sert de toile de fond à une histoire d'amour au dénouement tragique. Toutes les familles lettrées de la cap ... Lire la suiteÉcrit par : François VEAUX
L'œuvre de cet auteur est représentative des courants intellectuels issus des Ming qui se maintiennent pour un temps sous la domination mandchoue. Outre des poèmes et des titres de pièces, on conserve de Hong Sheng un zaju, Quatre Beautés (Si chanjuan) et un chuanqi, Le Palais de la Longue Vie (Chan ... Lire la suiteÉcrit par : Lucie RAULT
Originaire de Yuyao (Zhejiang), Huang Zongxi (ou Huang Lizhou), dit Nanlei, est l'un des plus éminents lettrés du début des Qing. Après avoir obtenu son titre de licencié, il séjourne deux années à Pékin où il s'initie aux problèmes et aux intrigues politiques de l'époque. En 1630, révolté par l'injuste exécution de son père, il devient à Nankin m ... Lire la suiteÉcrit par : Donald HOLZMAN
Savant et diplomate, originaire de Jixi dans l'Anhui, Hu Shi est né à Shanghai. Après des études traditionnelles dans l'école de sa famille à Jixi et des études « occidentales » à Shanghai, il est envoyé comme boursier aux États-Unis où il reste sept ans (1910-1917 ; thèse de doctorat : The Development of the Logical Method in Ancient China ... Lire la suiteÉcrit par : Yves HERVOUET
Le premier des auteurs connus de fu est Jia Yi, dont la biographie nous est retracée dans le Shi ji de Sima Qian, à la suite de celle de son grand modèle, Qu Yuan. L'historien nous trace les grandes lignes d'une existence qui a été, elle aussi, un archétype. Homme du nord de la Chine, Jia Yi était capable à dix-huit ans de récite ... Lire la suiteÉcrit par : Paul BADY
Aussi à l'aise dans la littérature dite « populaire » (minjian wenxue), que dans la littérature tout court, Lao She est un des rares grands écrivains de la Chine moderne à avoir pratiqué presque tous les genres littéraires. Mais les deux domaines où son sens de l'observation, son humour si particulier et sa maîtrise de la langue se sont l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY
Fulgurant génie au ciel des lettres chinoises. On ignore les conditions précises de sa naissance et de sa mort, aussi bien que le nom et la profession de son père. Et lorsque les deux petites-filles de Li Bo eurent épousé de simples paysans, sa descendance rentra dans l'ombre. Il avait reçu le prénom Bo (clarté) et le surnom Taibo ... Lire la suiteÉcrit par : Jean LEVI
Né d'une famille aisée du Fujian, Lin Yutang apprend l'anglais dès son plus jeune âge, comme beaucoup de jeunes Chinois de la bourgeoisie éclairée de l'époque. En 1911, il entre à la St. John's University de Shanghai et en sort diplômé en 1916. En 1919, il s'embarque pour les États-Unis et acquiert à l'université Harvard une solide formation en ph ... Lire la suiteÉcrit par : Chantal CHEN-ANDRO
Li Qingzhao, appelée aussi Li Yi'an, est originaire de Jinan au Shandong. En 1101, elle épouse Zhao Mingcheng, étudiant au Collège impérial. Tous deux appartiennent à d'illustres familles de fonctionnaires-lettrés et ont une passion commune : la collection d'objets rares. En 1103, Mingcheng obtient sa première charge dans l'administration. Après l ... Lire la suiteÉcrit par : Yves HERVOUET
Li Shangyin a été longtemps quasi ignoré des sinologues occidentaux et même des chercheurs modernes chinois, il était trop à part de la poésie classique chinoise, trop difficile aussi pour être étudié autrement que de façon superficielle. Mais voici que depuis quinze ans plusieurs dizaines d'ouvrages et d'articles lui ont été consacrés en Extrême- ... Lire la suiteÉcrit par : Chantal CHEN-ANDRO
Liu Yong, appelé aussi Liu Qiqing, est originaire de Chong'an dans la province du Fujian. Il est difficile de connaître avec précision les dates de naissance et de mort de ce poète. On sait seulement qu'il obtient le titre de docteur accompli (jinshi) en 1034 et qu'après ce succès il occupe un petit poste dans l'administration. Mais, plus ... Lire la suiteÉcrit par : Yves HERVOUET
Liu Yuxi n'est pas un des grands noms de la poésie chinoise classique, mais une demi-douzaine de ses poèmes, nous dit un critique moderne sévère, lui ont permis de survivre à l'oubli. Sa vie est à la fois banale et intéressante parce que typique de son époque. Entré dans l'administration impériale par la grande porte de l'« examen de la vaste érud ... Lire la suiteÉcrit par : Donald HOLZMAN
Par son haut lignage, son intelligence et ses talents littéraires, Liu Zongyuan semblait destiné à jouer un grand rôle dans la vie politique des Tang. En effet, à l'avènement de l'empereur Shunzong en 805, devenu le protégé du chef du gouvernement Wang Shuwen, il se trouve au centre du pouvoir. Mais la chute de Wang Shuwen et de sa clique huit moi ... Lire la suiteÉcrit par : André LEVY
On a voulu voir en cet esthète un esprit superficiel qui se serait abandonné au divertissement vénal. Ne nous y trompons pas : cet écrivain « maudit » est peut-être le plus original et le plus libre que la Chine ait produit. N'a-t-il pas fallu attendre 1970 et un érudit étranger pour que l'ensemble de son œuvre soit enfin réédité ? Ne s'obstine-t- ... Lire la suiteÉcrit par : Chantal CHEN-ANDRO
Li Yu (ou Li Chongguang), sixième enfant de l'empereur Li Jing de la dynastie des Tang du Sud, compte parmi les poètes les plus célèbres de la Chine. Lorsqu'il monte sur le trône, le pouvoir légitime est déjà entre les mains de la dynastie des Song. Pour flatter son puissant voisin, il déploie une politique conciliatrice et envoie maints tributs à ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques GERNET
Philosophe et critique littéraire chinois, originaire des environs du grand port de Quanzhou au Fujian. Célèbre pour son indépendance d'esprit, ses attaques contre la morale et contre les conceptions régnantes, Li Zhi se rattache aux penseurs de l'école de Taizhou fondée par l'ancien saunier autodidacte Wang Gen (1483-1541). Héritière de la grande ... Lire la suiteÉcrit par : Donald HOLZMAN
Poète et général chinois, Lu Ji descend d'une longue lignée d'aristocrates sudistes, de la région de Suzhou, royaume indépendant lors de sa naissance mais qui fut conquis par les Jin en 280. Quelques années plus tard, Lu Ji et son frère Lu Yun se rendent dans la nouvelle capitale, Luoyang, où ils sont reçus avec un mélange de mépris (pour leurs or ... Lire la suiteÉcrit par : Michelle LOI
Luxun domine son époque de toute l'autorité que lui ont conférée son œuvre littéraire et son rôle politique, l'une étroitement mêlée à l'autre, au service du peuple chinois et d'une Chine nouvelle libérée de l'héritage féodal. Né dans l'ancienne Chine et mort à la veille de La naissance de la Chine socialiste, il est le fondateur de la littérature ... Lire la suiteÉcrit par : Chantal CHEN-ANDRO
Lu You, appelé aussi Lu Wuguan, est originaire de Shanyin, dans la province du Zhejiang. Il appartient à une de ces grandes familles de tradition littéraire et politique qui, de tout temps, ont fourni les hauts dignitaires de l'Empire. L'Histoire des Song nous donne sa biographie au chapitre cccvc. Nous y apprenons qu'après avoir ... Lire la suiteÉcrit par : Michelle LOI
Mao Dun est l'un des premiers grands écrivains de la littérature chinoise de langue moderne née sur la lancée du « Mouvement du 4 mai » (1919). Romancier renommé, fondateur de l'école « réaliste » prônée par la Société de recherches littéraires (1921) dont il est rédacteur en chef de la revue, Le Mensuel du roman, qui tint une grande plac ... Lire la suiteÉcrit par : François VEAUX
Dramaturge et poète, Ma Zhiyuan occupe une fonction subalterne après la conquête du sud de la Chine par les Mongols et connaît une fin d'existence paisible loin de la ville. Un zaju composé avec trois autres dramaturges ou acteurs, Le Rêve du millet jaune (Huangliangmeng), et deux autres de ses pièces ont pour thème la c ... Lire la suiteÉcrit par : Chantal CHEN-ANDRO
Nalan Xingde, appelé aussi Nalan Rongruo, vient du clan de Nara, appartenant à l'aristocratie mandchoue. Élevé dans la culture chinoise, il obtient le titre de docteur à l'âge de vingt et un ans. Après avoir servi dans la garde impériale, il est emporté à trente ans par la maladie. Célèbre par ses ci, poèmes à chanter, il nous a laissé de ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
La notion de « peinture des lettrés », qui s'était incarnée pour la première fois à l'époque Tang dans la personnalité d'un Wang Wei, puis qui avait trouvé à l'époque Song chez Su Dongpo et Mi Fu de prestigieux porte-parole, a dominé l'ensemble de la peinture chinoise à partir de la dynastie Yuan. L'occupation mongole, qui marqua dans l'histoire p ... Lire la suiteÉcrit par : Donald HOLZMAN
Le xie siècle représente le début d'une ère nouvelle en Chine l'aube de ce qu'on appelle l'Âge moderne. Animé, dans tous les domaines, d'une énergie débordante et créatrice, il abonde en grandes figures : aucune n'est plus grande, plus féconde ou plus attachante, aucune n'a contribué davantage au patrimoine chinois que Ouyang X ... Lire la suiteÉcrit par : André LEVY
Auteur de ce chef-d'œuvre inégalé de la littérature d'imagination chinoise qu'est le Liaozhai zhiyi (Contes extraordinaires du pavillon du loisir), Pu Songling semble être issu d'une branche exilée au Shandong et appauvrie d'un clan puissant et riche aux lointaines origines arabes et marchandes. Peut-être pratiquait-on encore la ... Lire la suiteÉcrit par : David HAWKES
Écrit par : Kristofer SCHIPPER
Sage, philosophe et poète, un des principaux artisans, avec Zhou Dunyi, de la métaphysique du Daoxue, mouvement de renouveau de la pensée chinoise connu en Occident sous le nom de néo-confucianisme. Le retour aux classiques et la résistance contre le bouddhisme avaient été préparés politiquement par Han Yu (768-824) et ses disciples. Mais c'est se ... Lire la suiteÉcrit par : Isabelle RABUT
Après avoir été l'une des figures majeures de la littérature du 4-Mai, Shen Congwen (1902-1988) a souffert d'un long ostracisme en république populaire de Chine, et même à Taiwan. La redécouverte enthousiaste dont son œuvre a fait l'objet au cours des années 1980 marque la reconnaissance d'une esthétique indifférente aux sollicitations politiques, ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
En Chine, l'histoire joue le rôle qui, dans les autres civilisations, est normalement dévolu à la mythologie ou à la religion : c'est à elle que l'on demande une explication totale du monde, une définition du destin de la collectivité, un jugement de valeur sur la condition humaine. En Sima Qian, la civilisationchinoise se trouva un historien capa ... Lire la suiteÉcrit par : Yves HERVOUET
Sima Xiangru est un des grands noms de la littérature chinoise. Les Chinois en parlent avec un sourire, car sa vie, marquée par une aventure assez unique dans l'histoire du pays, est aussi célèbre que son œuvre. Bien qu'à travers les siècles de l'histoire chinoise postérieure nombre d'auteurs aient critiqué les exagérations des fu de Sima ... Lire la suiteÉcrit par : Yves HERVOUET
Su Shi est souvent cité comme le type du lettré complet de l'histoire chinoise : homme politique engagé dans les luttes qui partagent ses contemporains, haut fonctionnaire puis exilé politique aux confins de l'Empire, mais en même temps esthète raffiné cultivant tous les arts de l'« honnête homme » de son temps, l'art de la conversation avec des l ... Lire la suiteÉcrit par : Donald HOLZMAN
Si l'on exclut Qu Yuan qui est très connu mais peu lu, Tao Yuanming est, chronologiquement parlant, le premier grand poète chinois, et peut-être le plus aimé de tous. À première lecture, l'Occidental peut s'étonner de cette admiration ; on est en présence d'environ cent cinquante œuvres – poèmes et morceaux de prose très courts – au style sobre et ... Lire la suiteÉcrit par : Michelle LOI
Tian Shouchang (qui adopta le nom de plume de Tian Han) naquit à Changsha, province de Hunan, dans une riche famille paysanne. À l'école normale supérieure de Tōkyō (1914), il prend connaissance des œuvres dramatiques occidentales modernes. De retour en Chine en 1921, son activité à Shanghai d'auteur dramatique, de traducteur (Shakespeare, Wilde, ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DARS
Personnage d'un caractère abrupt, anticonformiste par vocation, pour ainsi dire, Wang Chong fut un esprit aussi original qu'intransigeant, et les difficultés auxquelles il se heurta toute sa vie furent le prix d'une liberté qu'il sut préserver jalousement : celle de penser pour lui et, souvent, contre les autres. Si l'homme eut une vie extérieurem ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY, Ching-lang HOU
Le génie de Wang Wei s'épanouit sous le règne de Xuanzong (712-756), qui, après un siècle de paix intérieure et avant la catastrophe de 755, marque l'apogée de la civilisation des Tang. Wang Wei est un représentant typique de cet âge d'or. Choyé par la noblesse, il est poète de cour. Lauréat des concours impériaux et haut fonctionnaire, il est poè ... Lire la suiteÉcrit par : Michelle LOI
Peintre et lettré, Wen Yiduo fut le premier grand poète de la littérature chinoise moderne qui ait réussi à donner à la poésie de langue moderne, apparue après le « Mouvement du 4 mai », des formes originales, libérées des règles classiques mais respectueuses de la tradition chinoise et de l'esprit de sa langue. Les circonstances de sa vie conduis ... Lire la suiteÉcrit par : André LEVY
Ce fils de famille mandarinale est un laissé pour compte du système des examens, volontairement peut-être, puisqu'il semble avoir été bien plus intéressé par les filles de Nankin que par la carrière. Wu Jingzi est passé à la postérité comme auteur du plus grand des romans satiriques chinois, la Chronique non officielle de la forêt des lettrés ... Lire la suiteÉcrit par : Donald HOLZMAN
Les Chinois idolâtrent leurs grands poètes, dans lesquels ils voient le meilleur d'eux-mêmes, l'expression de leur conscience sociale, de leur amour pour la nature, de leurs aspirations religieuses : dans une certaine mesure, l'homme importe autant que l'œuvre. C'est ce qui explique, peut-être, leur manque d'enthousiasme envers un de leurs plus gr ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Xu Wei est aussi célèbre comme écrivain que comme peintre. Mais, malgré l'admiration fervente que lui voua une élite individualiste et excentrique (le littérateur Yuan Hongdao voyait en lui « le plus grand écrivain des Ming », et le peintre Zheng Banqiao déclarait qu'il se serait volontiers fait « le chien de son seuil »), il n'a pas eu très bonne ... Lire la suiteÉcrit par : Angel PINO
Yang Jiang, après avoir longtemps vécu dans l'ombre de son mari, Qian Zhongshu (1910-1998), s'est révélée au public occidental, depuis vingt ans, comme un des meilleurs témoins de l'humiliation infligée aux intellectuels sous le régime communiste. Yang Jiang, dont le nom d'origine est Yang Jikang, est née à Pékin le 17 juillet 1911, dans une famil ... Lire la suiteÉcrit par : Yves HERVOUET
Auteur assez important dans l'histoire de la littérature et de la pensée chinoises pour que le grand sinologue anglais Arthur Waley lui ait consacré tout un ouvrage (Yuan Mei, 1956). De sa vie, il y a peu à dire. Grâce à ses amis, importants dans le monde mandchou, Yuan Mei fut, à l'âge de vingt-sept ans, préfet dans la région de l'actuel ... Lire la suiteÉcrit par : Yves HERVOUET
Yuan Zhen est souvent cité comme le grand ami de Bo Juyi, et leur amitié est l'une des plus fameuses de l'histoire chinoise, dans un pays où l'amitié a souvent tenu dans les lettres la place de l'amour chez nos poètes. Par lui-même, Yuan Zhen a cependant une personnalité qui mérite qu'on s'y arrête. Enfant très précoce, il passe les examens impéri ... Lire la suiteÉcrit par : Michelle LOI
Né dans le Zhejiang, Yu Dafu appartient à une famille de propriétaires terriens d'aisance moyenne. Après des études secondaires à Hangzhou et dans une école de la mission américaine, il passe à l'université impériale de Tōkyō où il se spécialise à la fois en économie politique et en lettres allemandes, anglaises et russes. En 1921 paraît à Shangha ... Lire la suiteÉcrit par : Lucie RAULT
Lettré de la Chine moderne, Zhang Binglin, appelé Meishu, dit Taiyan, s'initia tôt d'une part aux écrits relatifs à la résistance antimandchoue et d'autre part à la philologie et à l'étude critique des textes. Après la désastreuse guerre contre le Japon (1894-1895), ayant adhéré au mouvement pour la réforme de la société, il s'occupe pendant deux ... Lire la suiteÉcrit par : Angel PINO, Isabelle RABUT
Célébré dans les années 1940 pour avoir rapproché la littérature des masses, Zhao Shuli (1906-1970) mourra de mauvais traitements lors de la révolution culturelle. Le destin tragique de celui qui fut considéré comme un des plus authentiques « artistes du peuple » montre comment le piège de l'idéologie a pu se refermer sur la littérature. Zhao Shul ... Lire la suiteÉcrit par : Chantal CHEN-ANDRO
Originaire de Qiantang dans la province du Zhejiang, Zhou Bangyan a pour nom social Meicheng. Très tôt ses talents littéraires lui valent une charge officielle. Il occupe successivement divers postes administratifs. En 1105, l'empereur Huizong lui confie la direction du Bureau de la musique (Da sheng fu). La fonction de cet organisme est de retrou ... Lire la suite
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