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LABIÉES

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Sauge

Les Labiées ou Lamiaceae constituent une vaste famille d'angiospermes dicotylédones à fleurs gamopétales irrégulières, qui groupe surtout des plantes herbacées et sous-arbustives réparties dans le monde entier. Elles sont faciles à reconnaître avec leurs tiges quadrangulaires garnies de feuilles opposées tomenteuses et odorantes insérées sur des nœuds bien marqués. Leurs fleurs possèdent une corolle aux pétales soudées (gamopétalie) mais à deux lèvres bien marquées : la lèvre supérieure arrondie en forme de casque, la lèvre inférieure plane et trilobée. Ce dispositif est lié à l'entomogamie (pollinisation par les insectes). Abondantes dans la région méditerranéenne, de nombreuses espèces appartiennent à « la vie de chaque jour » et sont utilisées en de multiples occasions : le thym, la sarriette, le romarin, l'origan, le serpolet sont des herbes aromatiques ; les crosnes se consomment en légumes ; la menthe, la germandrée sont utilisées dans la parfumerie ; les sauges, les scutellaires, etc., constituent des plantes horticoles. Beaucoup d'espèces sont mellifères.

1.  Type étudié : la sauge

Le genre Salvia est l'un des plus riches en espèces, probablement plus de six cents, dont une douzaine sont spontanées en France ; il en existe un très grand nombre autour de la Méditerranée et en Amérique. Différant un peu du lamier blanc, type structural classiquement étudié, la sauge (Salvia pratensis) est particulièrement intéressante par sa morphologie florale.

Comme chez presque toutes les Labiées, les tiges ont une section carrée dont les angles épaissis sont formés de cellules collenchymateuses. Les nœuds de la tige, très visibles, portent des feuilles régulièrement opposées et décussées (c'est-à-dire que chaque paire est décentrée à 900 par rapport à celle qui la précède ou la suit) qui peuvent axiller des bourgeons qui développeront latéralement, au niveau des nœuds, de petites touffes de feuilles ou des ramifications. Leur limbe est simple, lobé ou denté, assez rugueux avec une nervation s […]

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Autres références

« LABIÉES » est également traité dans :

HYSOPE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Au premier rang des labiées pectorales, l'hysope (Hyssopus officinalis L.) renferme 0,3 à 0,9 p. 100 d'essence aromatique à 45 p. 100 de pinocamphone (groupe des camphres), essence toxique, épileptisante à faible dose : 2 g chez l'homme. Elle contient aussi un glucoside, le diosmoside, voisin de l'hespéridoside du zeste d'orange (à rôle de… Lire la suite
LAVANDES

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Appartenant à la famille des labiées, la lavande officinale (Lavandula vera D.C. ou Lavandula officinalis Chaix), la lavande spic ou aspic (Lavandula latifolia Villars) et les « lavandins » issus de leur croisement ont à peu près les mêmes propriétés médicinales. La lavande stœchas (L. Stœchas L.), dont l'essence… Lire la suite
LIERRE TERRESTRE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Plante médicinale commune dans une grande partie de la France et injustement négligée, quoique employée encore çà et là dans l'Ouest, le Berry, le lierre terrestre (Glechoma hederacea L. ; labiées), appelé aussi « rondelette » ou « courroie de Saint-Jean », jouissait déjà, au xiie siècle, de la réputation de pectorale… Lire la suite
MARRUBE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Considéré par J.-E. Gilibert (1798) comme « l'une des meilleures plantes d'Europe », le marrube (Marrubium valgare L. ; labiées), « mauvaise herbe » fréquente dans tout le Bassin méditerranéen, était déjà considéré comme le spécifique des affections de l'appareil respiratoire dans l'Égypte et la Grèce anciennes. Le Moyen Âge, qui l'… Lire la suite
MÉLISSE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Simple très populaire depuis que les carmes déchaussés de la rue de Vaugirard, à Paris, en composèrent au début du xviie siècle leur célèbre « eau de mélisse ». Bien que la plante (Melissa officinalis L. ; labiées) fût connue des Grecs et des Latins, c'est aux médecins arabes du Moyen Âge que la mélisse doit les… Lire la suite
MENTHE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Groupe complexe d'espèces, de variétés et d'hybrides, les menthes (famille des labiées) n'ont reçu que très tardivement leur individualité botanique, mais leur parfum les a désignées très tôt à l'attention des hommes : les Égyptiens en cultivaient déjà au ~ xiie siècle. De l'Antiquité à nos jours, elles ont connu toutes les… Lire la suite
ORIGAN

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Aromate bien connu, aux propriétés médicinales très intéressantes, l'origan (Origanum vulgare L. ; labiées), appelé le plus souvent « marjolaine », a été confondu autrefois, et même de nos jours, avec la marjolaine vraie (Majorana hortensis Moench), labiée voisine originaire du Sud-Est méditerranéen et d'Asie occidentale. Les deux… Lire la suite
ROMARIN

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Plus connu dans l'Antiquité pour son parfum balsamique que pour ses vertus médicinales, cultivé dans les monastères du Nord dès le haut Moyen Âge, probablement dans un but thérapeutique, le romarin (Rosmarinus officinalis L. ; labiées) accéda au xvie siècle à une renommée exceptionnelle grâce à la fameuse « eau de la… Lire la suite
SARRIETTE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Aromates de senteur et de saveur assez distinctes, la sarriette des jardins (Satursia hortensis L.) et la sarriette vivace (S. montana) peuvent être confondues pour l'usage thérapeutique. Ces labiées renferment (surtout dans les glandes bien visibles à la loupe sur les feuilles) 0,10 à 0,18 p. 100 d'essence aromatique riche en… Lire la suite
SAUGE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Salvia : « Celle qui sauve. » Son nom seul résume la confiance immense dont la sauge (Salvia officinalis L. ; labiées) a joui au long des siècles. Plus ou moins confondue par les Anciens avec d'autres labiées aromatiques, cultivée dans les monastères au ixe siècle, elle a été considérée au Moyen Âge comme une… Lire la suite
THYM

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Condiment des plus communs, le thym (Thymus vulgaris L. ; labiées) doit son parfum à une essence (0,3 à 0,5 p. 100 du poids frais) bien moins toxique que celle des autres labiées aromatiques, composée de 20 à 40 p. 100 de phénols (thymol et carvacrol), d'alcools (bornéol, linalol) et de carbures (pinènes, camphène). La plante renferme en… Lire la suite
TUBIFLORALES

Écrit par :  Marc-André THIÉBAUD

Dans le chapitre "Les Labiales"  : …  en diffèrent par leurs carpelles uniovulés et biovulés. Elles comprennent essentiellement les *Labiées, les Verbénacées, les Plantaginacées. Les Verbénacées (100 genres et 2 700 espèces) sont si proches des Labiées qu'il est parfois très difficile de les distinguer de cette famille ; elles en diffèrent surtout par leur style terminal… Lire la suite

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Sauge Sauge des prés : structure de la fleur Lavandin

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Voir aussi

CROSNE    DICOTYLÉDONES    GERMANDRÉE    SCUTELLAIRE    SERPOLET

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