3. Écologie et biologie
Un certain nombre de Labiées abondent dans des groupements méditerranéens de sous-arbrisseaux odoriférants (garrigues et tomillares) : Thymus, Phlomis, Sideritis, Ziziphora, etc. Le romarin sécréterait des toxines racinaires inhibant la germination d'autres espèces. Parmi les lavandes sauvages, le L. stoechas caractérise, en France, les sols acides, les L. vera et latifolia sont fréquents dans les montagnes calcaires à faible altitude. On cultive en Provence un hybride stérile, le lavandin. Certaines Labiées tropicales sont étroitement liées à des milieux précis : ainsi, au Katanga, la « fleur-de-cuivre » (Haumaniastrum). Les Tetrachondra de l'hémisphère austral sont de petites herbes à aspect de mousses ; les Hyptis américains comportent des arbres. La pollinisation est souvent entomophile (sauge) ; l'hybridation peut être fréquente et complexe (menthes) ; la polyploïdie, accentuée ; chez le gléchome, petite plante de sous-bois, on observe de dix-huit à trente-six chromosomes. La protandrie nécessite aussi souvent la fécondation croisée (sauge). Chez un Alvesia africain, le calice s'enfle en petite outre parcheminée. L'appareil souterrain tubérisé des crosnes (Stachys affinis de Chine et du Japon) est comestible. Les Labiées fournissent des essences : menthols, thymols, citrals, camphres, etc.
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