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LAVANDES

Appartenant à la famille des labiées, la lavande officinale (Lavandula vera D.C. ou Lavandula officinalis Chaix), la lavande spic ou aspic (Lavandula latifolia Villars) et les « lavandins »Lavandin issus de leur croisement ont à peu près les mêmes propriétés médicinales. La lavande stœchas (L. Stœchas L.), dont l'essence est fortement camphrée, a surtout connu des emplois externes.

Lavandin Photographie

Lavandin Des champs de lavandin, un hybride stérile de la lavande, dans les collines de Provence, en France.

Crédits: Michael Busselle, Tony Stone Images Consulter

Si l'essence de lavande, très riche en alcools, est rapidement toxique chez l'homme (une inhalation prolongée peut provoquer des nausées, des vomissements et des maux de tête), les doses thérapeutiques des sommités fleuries de la plante, d'une innocuité absolue, ont d'intéressantes propriétés antispasmodiques, sédatives et diurétiques. Classée jusqu'au xviiie siècle parmi les plantes « céphaliques » et ordonnée alors « pour les maladies du cerveau, les vapeurs hystériques et l'épilepsie », la lavande en infusion (de 5 à 15 g par litre d'eau ; 3 ou 4 tasses par jour, loin des repas) est utile dans la migraine (surtout d'origine digestive), la toux quinteuse (coqueluche en particulier), l'asthme, la bronchite chronique. Antiseptique comme toutes les labiées à essence, elle modifie les sécrétions bronchiques et favorise l'expectoration. Ses pouvoirs s'allient heureusement contre la grippe et les fièvres éruptives, où elle accroît la sudation et la diurèse. Vertiges, étourdissements, spasmes, insomnie sont aussi des indications de la lavande (avec mélisse, serpolet, etc.).

L'essence de lavande, de préférence étendue, et l'alcoolature (faire macérer pendant quinze jours 100 g de sommités dans 500 g d'alcool à 300 ou d'eau-de-vie ; filtrer) sont des vulnéraires de valeur utilisables sur les plaies, les brûlures infectées, les dermatomycoses ; en frictions sur foulures, entorses, douleurs rhumatismales.

Pierre LIEUTAGHI

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LABIÉES

Écrit par :  Gérard AYMONIN

Dans le chapitre "Caractères généraux des Labiées"  : …  (Teucrium) et romarins (Rosmarinus), ont un style non gynobasique. Les *lavandes (Lavandula) ont des fleurs petites, sub-régulières, réunies en longs épis étroits. Les scutellaires ont un calice muni d'une écaille et un curieux embryon à radicule courbée. Les Prasiées possèdent des tétrakènes à nucules un peu… Lire la suite

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