Aux craintes excessives inspirées par la guerre du Golfe ont succédé les espoirs déçus d'une reprise économique. La conjoncture mondiale ne s'est affranchie que vers la fin de 1991 de la morosité ressentie depuis plus d'un an. De plus, les perspectives en fin d'année ne permettaient d'entrevoir, pour 1992, qu'une modeste reprise.
La sortie de la récession ne se révélait alors guère plus vigoureuse que cette dernière n'avait été sévère, mais les esprits étaient peu préparés aux difficultés après neuf ans d'expansion ininterrompue. La précédente récession mondiale avait eu pour détonateur le deuxième choc pétrolier en 1979. La guerre du Golfe a joué, ponctuellement, un rôle comparable en donnant un caractère de crise soudaine au ralentissement qui affectait l'économie mondiale depuis 1989.
Contrairement à la crise déclenchée par l'O.P.E.P., le conflit avec l'Irak n'a pas eu qu'un impact tangible limité. Certes, des pays amis ont en grande partie financé l'intervention militaire des alliés, et l'envolée des cours du pétrole a peu duré. Le retour à la paix n'a cependant pas suffi à rétablir la confiance, et la reprise économique allait s'en trouver affectée. Après avoir […]
