Les théories de l'intermédiation bancaire et financière, qui se développent à la fin des années 1970, s'articulent autour de deux grandes justifications de la firme bancaire. D'un côté, les coûts associés à la résolution de problèmes d'asymétries d'information concernant la sélection et le contrôle des emprunteurs de fonds par les prêteurs : en s'interposant entre l'ensemble formé par les prêteurs et celui formé par les emprunteurs, et en effectuant à la place des premiers la sélection et le contrôle des seconds, un intermédiaire financier tel qu'une banque évite la duplication des coûts. De l'autre, une incompatibilité fondamentale entre les prêteurs, qui souhaitent des placements liquides (aisément mobilisables à court terme) pour pouvoir faire face à leurs besoins de consommation et, face à eux, des emprunteurs qui, au contraire, ont besoin que soient mobilisés pour eux des fonds à long terme leur permettant de mener à bien leurs projets d'investissement productif : la banque apparaît ici comme un intermédiaire capable de mettre à la disposition des emprunteurs les fonds de ses déposants (prêteurs) tout en assurant ces derniers de pouvoir récupérer leurs fonds à tout moment. […]
