Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

CONSTELLATIONS

Page précédente Page suivante
Johann Elert Bode, Uranographia

La représentation des constellations remonte aux toutes premières civilisations. Ainsi, les plus anciens textes cunéiformes consacrés à l'astronomie – seconde moitié du IIe millénaire avant J.-C. – mentionnent les noms sumériens des constellations encore appelées aujourd'hui Lion, Taureau et Scorpion. Des bornes babyloniennes de la même époque sont ornées de dessins représentant ces animaux « astronomiques ». Cependant, la présence de ces motifs sur des sceaux, sur des vases sumériens et sur des plateaux de jeu suggère une origine bien antérieure, peut-être dès 4000 avant J.-C. En Chine, quelques configurations stellaires présentent de grandes analogies avec celles qui sont connues en Occident ; parmi celles-ci figurent le Scorpion, le Lion, Orion et la Grande Ourse. Si ces faits plaident en faveur de l'existence d'une tradition commune très ancienne dans le cas de certaines constellations, on peut également conclure que la majorité des autres ont des origines totalement indépendantes.

1.  Les origines grecques

La littérature grecque ancienne reflète l'importance des étoiles pour une civilisation d'agriculteurs et de marins. Homère (viiie siècle av. J.-C. ?) désigne plusieurs constellations par des noms qui demeurent en vigueur aujourd'hui, et les étoiles circumpolaires sont pour la première fois mentionnées dans l'Odyssée (Chant V, trad. Leconte de Lisle) :

« Et le divin Odysseus, joyeux, déploya ses voiles au vent propice ; et, s'étant assis à la barre, il gouvernait habilement, sans que le sommeil fermât ses paupières. Et il contemplait les Pléiades, et le Bouvier qui se couchait, et l'Ourse qu'on nomme le Chariot, et qui tourne en place en regardant Orion, et, seule, ne touche point les eaux de l'Okéanos. »

La plus ancienne description systématique des constellations se trouve dans les Phénomènes, un poème d'Aratos de Soles (iiie siècle av. J.-C.), qui dénombre 43 constellations et nomme 5 étoiles. Selon Cicéron dans Sur la république (Livre I, XIV, 22, trad. Esther Bréguet) :

 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 5 pages…Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« CONSTELLATIONS » est également traité dans :

ASTROLOGIE

Écrit par :  Jacques HALBRONN

Dans le chapitre "Le découpage des saisons et la précession des équinoxes"  : …  et la rivalité entre astronomie et astrologie peuvent être symbolisés par l'homonymie des *constellations avec les signes et leur croissant décalage. Les mêmes mots pour des référentiels différents. L'astronomie ne se préoccupait pas d'ajuster le zodiaque aux saisons, souci purement hémérologique. Les astronomes, en effet, s'intéressent,… Lire la suite
ASTRONOMIE

Écrit par :  James LEQUEUX

Dans le chapitre " Les origines"  : …  du calendrier conduisit l'homme à observer les étoiles. Les levers et couchers héliaques des *constellations (époques où elles deviennent visibles le matin, avant que le Soleil ne se lève, et époque où, le soir, elles deviennent invisibles car se couchant avant le Soleil) sont de bons repères pour marquer les périodes de l'année. On a… Lire la suite
INDE (Arts et culture) - Les sciences

Écrit par :  Francis ZIMMERMANN

Dans le chapitre "Astronomie"  : …   millénaire avant l'ère chrétienne. C'est essentiellement la notion de nakṣatra, ou *constellations, et le schéma d'un calendrier luni-solaire dépourvu d'ère et d'échelle des temps. Le Jyotiṣavedāṅga, texte très bref de 36 vers dans la recension incorporée au Ṛgveda et attribuée à un astronome du nom de Lagadha, fut… Lire la suite
URANOMETRIA (J. Bayer)

Écrit par :  James LEQUEUX

… 1565-1629) pour le Syntagma Arateorum de Hugo de Groot (1583-1645) publié en 1600 à Leyde. *L'atlas de Bayer présente de nombreuses innovations. Aux 48 constellations répertoriées par Ptolémée se sont ajoutées les douze nouvelles constellations de l'hémisphère austral (figurées sur la 49e planche) recensées par le navigateur… Lire la suite
ZODIAQUE

Écrit par :  André BRISSAUD

… *Depuis longtemps les observateurs du ciel ont remarqué que les planètes visibles à l'œil nu ne s'écartent jamais de la route du Soleil sur la sphère céleste, ou écliptique. Leur écartement de ce grand cercle de la sphère ne dépasse jamais 80 30′, soit au nord, soit au sud. On peut donc délimiter dans le ciel une bande de 170 … Lire la suite

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Johann Elert Bode, Uranographia Constellations

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média