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PARKER CHARLIE (1920-1955)

« Dans d'innombrables disques, lors d'innombrables apparitions, d'innombrables artistes jouent soudain une phrase qui vous amène immédiatement à l'esprit l'image de Charlie Parker », affirmait Duke Ellington. Et Lennie Tristano d'ajouter, quelques mois avant la disparition de Parker : « S'il voulait invoquer les lois sur le plagiat, il pourrait poursuivre presque tous ceux qui ont enregistré un disque au cours des dix dernières années. » En trente-cinq ans de vie terrestre, Charlie Parker a fondamentalement infléchi le cours de l'histoire du jazz, et l'on ne voit guère que Louis Armstrong ou John Coltrane dont l'influence puisse se mesurer à celle de ce géant de la musique. Le plus parfait soliste au saxophone alto, incontestablement le plus grand improvisateur qu'ait connu le jazz, l'un de ses plus grands créateurs aussi, tel est Charlie Parker. Aura-t-on jamais fini d'explorer les nouveaux horizons harmoniques et rythmiques qu'il a découverts pour que vive le jazz ?

Charlie Parker naît, Noir et Américain, le 29 août 1920 à Kansas City. Son jeu aérien lui vaut très vite le surnom de « Bird » (l'oiseau) et son allure g […]

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Autres références

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PARKER CHARLIE (1920-1955) - (repères chronologiques)

Auteur :  Pierre BRETON

Charles Christopher Parker, Jr. naît à Kansas City, dans le Kansas. Charlie Parker enregistre ses premiers solos avec le big band de Jay McShann, parmi lesquels Body And Soul etOh !, Lady Be Good (1940), Swingmatism (1941), The Jumpin' Blues et Sepian Bounce (1942). Recommandé par Dizzy Gilles… Lire la suite
BE-BOP

Auteur :  Eugène LLEDO

audacieuse, What Is this Thing Called Love, de Cole Porter, devient Hot House. *De son côté, Charlie Parker complexifie le blues (Billie's Bounce, 1945). « Bird », génie de l'improvisation, bouleverse les conceptions mélodiques par la cohérence de son flux discursif. Il est le maître de cet art de la composition… Lire la suite
COLEMAN ORNETTE (1930- )

Auteurs :  E.U.Alain GERBER

*Dès ses premiers enregistrements en 1958, l'altiste Ornette Coleman, secondé par le cornettiste Don Cherry, attire sur lui excommunications et sarcasmes en expérimentant une musique où l'on allait bientôt repérer l'amorce du free jazz. Alors que la révolution parkérienne n'a pas encore fini d'ébranler le petit monde du jazz, Coleman décide d'… Lire la suite
DAVIS MILES (1926-1991)

Auteur :  Pierre BRETON

Dans le chapitre "The Young Rebel" : …  lui fait travailler la vélocité et l'encourage à jouer sans vibrato. En 1944, il rencontre Charlie *Parker et Dizzy Gillespie à l'occasion d'une tournée à Saint Louis de l'orchestre de Billy Eckstine. C'est le tournant décisif de sa vie musicale. S'il s'installe à New York, c'est moins pour suivre les cours de la Juilliard School of Music que pour… Lire la suite
DAVIS MILES (1926-1991) - (repères chronologiques)

Auteur :  Pierre BRETON

Miles Dewey Davis, III naît à Alton (Illinois), dans une famille noire, mélomane et bourgeoise. * Miles Davis s'installe à New York, officiellement pour préparer son entrée à la Juilliard School of Music, en réalité pour rencontrer Charlie Parker. Miles Davis fait la connaissance de Dizzy Gillespie et de Max Roach et commence à enregistrer avec… Lire la suite

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Discographie

Charlie Parker on Dial, 1945-1947 (de grands partenaires, quelques faces historiques : le break de Night in Tunisia, 1946

le Lover Man d'avant Camarillo, 29 juill. 1946)

The Complete Savoy Studio Sessions, 1944-1948 (des plages aussi fondamentales que les précédentes, dont le Koko de 1945)

Yardbird in Lotus Land, 1945-1946 (des enregistrements effectués pour la radio)

Lullaby in Rhythm, 1947 (la première rencontre Parker-Tristano)

Bird on Verve (1948-1950 : des formations très diverses allant jusqu'au grand orchestre, mais un Parker toujours aussi souverain

1950-1951 : des cordes et des ensembles afro-cubains pour faire constraste avec un Parker qui s'ouvre au classicisme

1952-1954 : les dernières séances de l'Oiseau)

One Night in Birdland, 1950 (avec Fats Navarro et Art Blakey, mais une qualité technique sonore des plus médiocres)

Summit Meeting at Birdland, 1951-1953 (avec Bud Powell et Roy Haynes

Jazz at Massey Hall, 1953 (« le concert du siècle »)

Bird's Eyes, 1948-1955 (inédits).

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Bibliographie

C. Gauffre & J.-L. Chautemps, Charlie Parker, Vade-retro, Paris, 1997

G. Giddins, Celebrating Bird, le triomphe de Charlie Parker, trad. A.-P. Guilhon, Denoël, Paris, 1988

D. Gillespie & A. Frazier, To Be or not to Bop, trad. M. Perrin, Presses de la Renaissance, Paris, 1981

M. Harrison, Charlie Parker, Cassell, Londres, 1960

A. Hodeir, Hommes et problèmes du jazz, Flammarion, Paris, 1954 nouv. éd., Parenthèses, Roquevaire, 1981

L. Malson, Des musiques de jazz, ibid., 1989

Les Maîtres du jazz, P.U.F., Paris, 1993

Histoire du jazz et de la musique afro-américaine, Seuil, Paris, 1994

C. Parker, Ma vie en mi bémol, trad. L. Rovère, Plon, Paris, 1993

C. Parker & F. Paudras, To Bird with Love, Wizlow, Poitiers, 1981

R. G. Reisner, Bird, la légende de Charlie Parker, trad. F. Billard & C. Weinberger-Thomas, Belfond, Paris, 1989

R. Russell, Bird, la vie de Charlie Parker, trad. M. Perrin, L.G.F., Paris, 1988.

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