Callimaque laissa une œuvre immense, tant en prose qu'en vers, dont la tradition manuscrite nous a gardé intacts seulement six Hymnes et une soixantaine d' Épigrammes ; mais les trouvailles papyrologiques nous ont permis de mieux nous représenter la totalité de cette œuvre. Aristocrate cyrénéen, il resta toujours fier de ses origines et très attaché à sa patrie, même s'il passa une grande partie de sa vie à Alexandrie. Selon une biographie laissée par les Anciens, il vécut d'abord modestement dans un des faubourgs de la ville avant d'être présenté à la Cour des souverains lagides. Il connut alors la gloire à la fois comme ami des rois Ptolémées et comme chef d'école dans le grand renouvellement littéraire de cette époque.
De son aveu même, Callimaque affirma très jeune sa vocation poétique. Réagissant contre la décadence où sombrait la poésie, il s'efforça de renouveler la langue et la technique du vers. Son œuvre marque une étape dans l'évolution de l'hexamètre dactylique et de plusieurs genres, élégie et épigramme ; son style, à la fois savant et élégant, s'inspire des poètes archaïques, Hésiode et P […]
Autres références
« CALLIMAQUE (~310 env.-env. ~243) » est également traité dans :
-
APOLLONIOS DE RHODES (~295 env.-env. ~215)
Auteur :
Dominique RICHARD
*Originaire d'Alexandrie, Apollonios de Rhodes est d'abord l'élève de Callimaque. Mais une polémique le dresse contre son ancien maître (une satire de Callimaque intitulée Ibis est dirigée contre lui). Calomnié auprès de Ptolémée Philadelphe, il quitte Alexandrie et s'établit à Rhodes où il enseigne la rhétorique et la grammaire. Il…
Lire la suite
-
GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - Langue et littérature
Auteurs :
Joseph MOGENET, Jacqueline de ROMILLY
Dans le chapitre "La poésie alexandrine" : …
succède une poésie savante, raffinée, ciselée jusqu'à l'excès, sorte d'« art pour l'art » dont *Callimaque apparaît comme le théoricien et le principal représentant. Ces recherches peuvent même aller jusqu'à l'obscurité voulue ou l'hermétisme d'un Lycophron, ou à l'inverse, jusqu'à la trivialité d'un Hérondas. Néanmoins, dans cette poésie qui…
Lire la suite
Retour en haut
Bibliographie
Œuvres de Callimaque
Œuvres, éd. E. Cahen, C.U.F., Paris, 1922
Callimachus : I, éd. R. Pfeiffer, Oxford, 1949
Callimachus : II, éd. R. Pfeiffer, ibid., 1953
Callimachus, Aetia, Iambi, etc., éd. C. A. Trypanis, Londres, 1958
Hymns and Epigrams, éd. G. R. Mair, Londres, 1960
Inni, Chioma di Berenice, éd. V. Gigante Lanzara, Milan, 1984
Hécalé, éd. A. S. Hollis, Oxford, 1990
H. Lloyd-Jones & P. J. Parsons, Supplementum hellenisticum, no 238-308, Berlin, 1983.
R. Blum, « Kallimachos und die Literaturverzeichnung bei den Griechen », tiré à part de Archiv für Geschichte des Buchwesens, X, Francfort-sur-le-Main, 1977
E. Cahen, Callimaque et son œuvre poétique, De Boccard, Paris, 1929
G. O. Hutchinson, Hellenistic Poetry, Clarendon Press, Oxford, 1988
P.-E. Legrand, La Poésie alexandrine, Payot, 1924
C. Meillier, Callimaque et son temps, Lille, 1979
A. D. Skiadas éd., « Kallimachos » (recueil d'études), in Wege der Forschung 246, Darmstadt, 1975
Wilamowitz, Hellenistische Dichtung in der Zeit des Kallimachos, 2 vol., Weidman, Berlin, 1924.
Retour en haut