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ÉPIGRAMME

L'épigramme est le plus court des genres littéraires puisqu'elle consiste, selon l'étymologie, en une inscription. Ainsi l'entendaient les Grecs, qui en ornaient les tombeaux, statues, monuments, ex-voto. Les Latins furent les premiers à lui donner une destination satirique ou moqueuse. En France, c'est surtout à l'époque classique qu'à la faveur des polémiques et d'une certaine promotion de l'esprit l'épigramme s'est spécialisée dans l'attaque à bout portant jusqu'à devenir un genre poétique, une miniature de la satire. Escrime verbale où la brièveté est la meilleure des armes : tout le mérite de l'épigramme réside dans la façon de placer les coups et dans l'art d'enfoncer le trait final. Voltaire en a écrit de fameuses ; Jean-Baptiste Rousseau et Lebrun (dit le Pindare français) en ont laissé des livres entiers. Piron en « éternuait » trois ou quatre tous les matins. Curieusement, l'épigramme semble tombée en désuétude depuis la mort de l'Ancien Régime : preuve qu'elle n'était pas seulement une affaire de tempérament, mais aussi l'expression d'une société.

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Autres références

« ÉPIGRAMME » est également traité dans :

ANTHOLOGIE GRECQUE ou ANTHOLOGIE PALATINE

Auteur :  Pascal CULERRIER

*Le genre de l'épigramme connut une grande faveur dans la Grèce antique. Le terme fut d'abord réservé aux inscriptions gravées sur un monument (épitaphe, dédicace d'un ex-voto, légende explicative d'une œuvre d'art), puis il désigna les pièces de vers assez courtes pour pouvoir être gravées, ainsi que de brefs poèmes satiriques. Les Anciens s'… Lire la suite
BYZANCE - La littérature

Auteurs :  E.U.José GROSDIDIER DE MATONS

Dans le chapitre " Le temps des incertitudes (395-610)" : …  fin du ve siècle ?) L'Enlèvement d'Hélène ; épigrammatistes surtout. L'*épigramme est peut-être le seul genre de poésie profane qui soit resté en honneur jusqu'à la fin de la période byzantine. Elle connaît un regain de faveur au vie siècle, grâce au cercle littéraire réuni autour d'Agathias le… Lire la suite
CALLIMAQUE (~310 env.-env. ~243)

Auteur :  Claude MEILLIER

Dans le chapitre "Le poète" : …  hui les mots de poésie hellénistique, en fonction du cadre chronologique où elle se situe. *Callimaque est resté aux yeux de la postérité le maître de l'épigramme. Cette poésie courte permet une grande variété : élégies personnelles en raccourci, jeux de lettré, critique littéraire, thèmes érotiques, thèmes satiriques. Mais l'épigramme est… Lire la suite
CHAMOUX FRANÇOIS (1915-2007)

Auteur :  André LARONDE

qui participa régulièrement aux rencontres homériques de Chios. Mais c'est surtout le genre *de l'épigramme, qui l'attirait. De nombreux articles ont touché à ce domaine, que ce soit pour étudier une épigramme d'Apollonia de Cyrénaïque, où il retrouvait la facture de Callimaque, le grand poète cyrénéen du iiie siècle… Lire la suite
CRASHAW RICHARD (1612 ou 1613-1649)

Auteur :  Pascal AQUIEN

*Fils d'un puritain passionné, Crashaw commença à étudier la rhétorique et l'art poétique à la Chartreuse de Londres. Selon Lloyd, son premier biographe (Mémoires, 1668), Robert Brook, directeur de la Chartreuse, à qui Crashaw rend hommage dans un poème placé en exergue à ses Épigrammes sacrées (1634), lui fit découvrir « les… Lire la suite

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