Les bassins houillers sont de vastes dépressions continentales dans lesquelles des débris végétaux se sont accumulés suivant un mécanisme sédimentaire particulier, rythmique, dû à leur subsidence.
Suivant la position de ces bassins à l'époque de leur genèse, en bordure ou au cœur du continent, les gisements houillers présentent des caractères différents. On est ainsi amené à distinguer des bassins paraliques, limniques et de plates-formes.
En dehors de leur intérêt économique que nous ne traiterons pas ici (cf. charbon), les bassins houillers fournissent une masse considérable d'informations sur les anciennes flores et les anciens paysages terrestres.
Il s'est déposé des roches carbonées tout au long de l'histoire géologique de la Terre ; mais c'est seulement à partir de la fin des temps paléozoïques qu'on en trouve des quantités importantes et exploitables. Cette localisation est si caractéristique en Europe occidentale qu'elle a donné son nom au système carbonifère. Mais à considérer le globe dans son ensemble, la majeure partie des gisements houillers se trouve dans des étages plus récents, au Crétacé supérieur et au Cénozoïque ; la formation de charbons se poursuit de nos jours, sous nos yeux, dans les tourbières.
1. Genèse et typologie
• La sédimentation houillère
Le charbon est une roche sédimentaire formée par l'accumulation d'une énorme quantité de débris végétaux : menus fragments de bois, spores, débris de cuticules, etc., enrobés dans un ciment amorphe, le vitrain. Tous ces débris sont classés et finement sédimentés.
Dans un bassin houiller, les couches de charbon ne représentent que 3 à 4 p. 100 de l'épaisseur totale des sédiments et alternent avec des roches « stériles » détritiques : schistes, grès et conglomérats. L'agencement des sédiments par rapport à une veine de houille obéit à des lois précises. Il y a un rythme dans le dépôt même du charbon, puisqu'on observe un grand nombre de fois la succession : mur, veine, toit (fig.1).
– Le mur est la formation sédimentaire qui supporte la couche de charbon ; il est perforé et taraudé en tous s […]
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