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ATONALITÉ

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2.  Le dodécaphonisme, la série de douze sons

L'idée à laquelle eut recours Schönberg dans la valse de ses Cinq Pièces pour piano op. 23 est celle qui consiste à utiliser, toujours dans le même ordre, sans omission ni répétition, chacune des douze notes de la gamme chromatique. Ce procédé excluait toute référence à une tonalité privilégiée (l'œuvre entière ne pouvait pas être plus tonale que ne l'est une gamme chromatique), garantissait une rigueur de construction que la répétition des mêmes intervalles rendait perceptible à l'auditeur et, enfin, respectait le principe de la polyphonie occidentale selon lequel est recherchée une synthèse entre mélodie et harmonie puisque lesdits intervalles sont appliqués aussi bien aux notes entendues consécutivement qu'à celles qui sont entendues simultanément. Tout naturellement, une musique ainsi construite à partir de l'utilisation systématique des douze sons de la gamme chromatique fut appelée musique dodécaphonique. Mais, au-delà de l'aspect strictement atonal – aspect qui était garanti par le dodécaphonisme – apparaissait un phénomène plus important : celui du remplacement, pour obtenir la cohérence du discours musical, des rapports entre les sons qui résultaient des fonctions tonales par ceux qui s'imposaient naturellement du fait de leur répétition dans le même ordre ou dans un ordre voisin. La structure de la composition musicale était donc obtenue à partir d'une série de douze sons ou des douze intervalles qui les séparent (le dernier étant lié au premier). D'où le nom de musique sérielle donné à cette technique. Pendant une première époque, l'idée de série fut intimement liée à celle de dodécaphonisme en ce sens que l'on ne concevait guère une série qui n'eût pas douze sons, c'est-à-dire tous ceux de la gamme chromatique. On admettait alors qu'une série de douze sons pouvait avoir quatre formes principales différentes : une forme dite originale ; une forme récurrente, dans laquelle l'ordre des notes était inversé, la dernière devenant la première ; une forme renversée, dans laquelle les intervalles étant conservés, leur sens était inversé, chaque intervalle ascendant d […]

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BASSE, musique

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Dans le chapitre "La basse chiffrée"  : …  à la pesanteur. La basse y garde pourtant, au moins théoriquement, sa fonction traditionnelle. *C'est avec les premières recherches de la musique atonale que cette fonction commence à lui être délibérément contestée, pour en arriver à perdre toute raison d'être, au sein du système dodécaphonique mis au point par Schönberg après la guerre de… Lire la suite
BRIDGE FRANK (1879-1941)

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CHROMATISME, musique

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…  du stade avancé dans lequel il trouva le langage musical. De fait, il sera le premier à faire un* usage non tonal du total chromatique. Notons qu'il rejetait le vocable « atonalisme », lui préférant l'expression « composition avec douze sons ». Entre 1920 et 1923, il composera les Cinq Pièces pour piano (Fünf Klavierstücke),… Lire la suite
COLEMAN ORNETTE (1930- )

Écrit par :  Alain GERBER Universalis

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FOUILLAUD PATRICE (1949- )

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FRAGMENT, littérature et musique

Écrit par :  Daniel CHARLESDaniel OSTER

Dans le chapitre "Le retour du fragment"  : …  n'est plus ligaturée avec elle-même que par le « lien du sans-lien » (G. Deleuze et F. Guattari). *Loin d'être intentionnellement composées de façon fragmentaires, les « formes minimales » de la libre atonalité et de Webern sont, en fait, des micro-totalités ; et, inversement, Schönberg a tendance à n'utiliser la série que comme si elle n… Lire la suite
HAUER JOSEF MATTHIAS (1883-1959)

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…  et les écoles d'instituteurs. En 1915, il s'installe à Vienne comme professeur de musique. *Dès 1912, année de la composition de son opus 1, il élabore un système atonal de composition sur les douze sons de la gamme chromatique : il ne s'agit ni d'un système dodécaphonique ni d'un système sériel. En 1918, en étroite collaboration avec le… Lire la suite
JOLIVET ANDRÉ (1905-1974)

Écrit par :  Alain PÂRIS

Dans le chapitre "Une recherche solitaire"  : …  , orchestrées par la suite. Les bases de son langage sont alors jetées et c'est autour de cette « *atonalité naturelle » qu'il construit une « manifestation sonore en relation directe avec le système cosmique universel ». Il abandonne les procédés traditionnels de l'écriture polyphonique et crée une dynamique de la sonorité qui complète une… Lire la suite
MUSIQUE CONTEMPORAINE - La musique sérielle et le dodécaphonisme

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Dans le chapitre "Le dodécaphonisme de J. M. Hauer"  : …  placer ce mot qu'entre guillemets, ne se compose donc que de douze demi-tons tempérés. La mélodie* atonale nouvelle éliminera donc avec une intransigeance égale l'émotion physique ou sensuelle au même titre que la vulgarité ou la sentimentalité. La loi immuable de la musique atonale, sa règle d'or, consiste en ce que les douze sons de la gamme… Lire la suite
PIERROT LUNAIRE (A. Schönberg)

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SCHÖNBERG ARNOLD (1874-1951)

Écrit par :  Harry HALBREICH

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SÉRIALISME (musique)

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SESSIONS ROGER (1896-1985)

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VIENNE ÉCOLE DE, musique

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

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WEBERN ANTON VON (1883-1945) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Alain PÂRIS

…  compositeur ; il s'agit de la dernière œuvre écrite par Webern pendant ses études avec Schönberg. * Les Cinq mouvements pour quatuor à cordes, opus 5 (Fünf Sätze für Streichquartett), sont créés à Vienne par le Quatuor Rosé ; il s'agit de la première œuvre instrumentale de Webern entièrement atonale. Les Six Pièces pourLire la suite

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Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Cadences parfaites : exemples en ut majeur Cadences parfaites Liszt : Accord final de «Nuages gris» Les séries dodécaphoniques (1) Les séries dodécaphoniques (2) La série verticalisée Schönberg Webern John Cage

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