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ASPIRINE ou ACIDE ACÉTYLSALICYLIQUE

L'histoire du produit remonte à 1853, lorsque le chimiste français Charles Gerhardt (1816-1856) prépare ce qu'il croit être l'« anhydride acétosalicylique », mais qui en fait est bien l'acide acétylsalicylique. La redécouverte en 1897-1899 de cet acide par Felix Hoffmann (1868-1946), jeune chimiste de la société Bayer, va aboutir, dès 1900, à la commercialisation de l'Aspirin. Après la Première Guerre mondiale, le brevet tombe dans le domaine public en France comme aux États-Unis..

De formule brute C9H8O4, l'aspirine (ou acide acétylsalicylique) a été préparée pour la première fois en Allemagne par Dreser en 1899. Depuis, de nombreux autres procédés de préparation ont vu le jour et ce produit est devenu le médicament le plus utilisé au monde. Une première méthode de synthèse consiste à faire agir de l'anhydride acétique (270 g) sur de l'acide salicylique (250 g), puis à pratiquer une distillation sous vide. Une autre méthode utilise l'action du chlorure d'acétyle sur de l'acide salicylique, en milieu pyridinique et à chaud, suivie d'un brusque refroidissement sur de la glace pilée.

Quelle que soit la méthode employée, l'aspirine se présente sous la forme de petites aiguilles incolores, inodores, fondant vers 135 0C ; peu soluble dans l'eau (1 partie pour 300 parties d'eau), elle est très soluble dans l'alcool et l'éther.

Son usage thérapeutique est bien connu : c'est un antirhumatismal (fort utile dans le traitement des arthroses), un analgésique (il atténue la sensation de douleur) et un antithermique ou antipyrétique (il calme la fièvre), d'où son utilisation intensive dans les états fébriles (grippe) ou les syndromes névralgiques. En association avec certains barbituriques (nembutal), l'aspirine traite le surmenage et l'insomnie. Son mode d'action reste incomplètement expliqué car, du point de vue pharmacodynamique, c'est un agent anticoagulant par ses propriétés antiagrégantes plaquettaires ; c'est pourquoi l'aspirine n'est pas inoffensive : elle peut notamment déterminer des ulcérations gastriques avec saignements (surtout sous forme insoluble non tamponnée). Son usage à forte dose et en traitements de longue durée doit donc se faire sous prescription et avec surveillance médicales, d'autant plus que certa ins sujets se sensibilisent à ce médicament et risquent ainsi des accidents allergiques graves (œdème de Quincke).

Georges BRAM

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