Les croisements entre individus d'une même espèce engendrent toujours des êtres de cette espèce : les caractères spécifiques, c'est-à-dire ceux qui permettent de reconnaître qu'un individu appartient à une certaine espèce, sont donc héréditaires. De même, à l'intérieur d'une espèce, les individus apparentés se ressemblent plus entre eux que des individus quelconques : les différences, même minimes, qui définissent la variation intraspécifique sont, au moins en partie, transmises des parents aux enfants.
Le fait que ces caractères (et leurs variations de détail) soient transmissibles d'une génération à la suivante constitue l'hérédité.
L'hérédité fut pendant très longtemps un phénomène mystérieux, et ce n'est qu'au xixe siècle, et surtout au début du xxe, que l'on s'est rendu compte qu'elle obéit à des lois dont certaines, à la fois très simples et très générales, sont maintenant connues sous le nom de « lois de Mendel » : ainsi a pris naissance une discipline scientifique entièrement consacrée à l'étude de l'hérédité, la génétique.
Les lois de l'hérédité sont des conséquences de l'organisation cellulaire des êtres vivants […]
