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Écrit par : Étienne SCHWEISGUTH
L'apolitisme n'est qu'exceptionnellement une doctrine en bonne et due forme. Il peut consister en un refus volontaire et motivé de se placer sur le terrain politique. Il peut être une posture que l'on adopte pour promouvoir en fait une option politique particulière. Au début du xxe siècle, il fut une conception particulière de ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard VALADE
La célébration du deuxième centenaire de la Révolution française a suscité la publication de très nombreux ouvrages, notamment sur la signification et la portée de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen adoptée par l'Assemblée nationale le 26 août 1789. En consacrant, en 1988, une première étude à ce sujet, Christine Fauré participait ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BRIQUET
Le clientélisme est un rapport entre des individus de statuts économiques et sociaux inégaux (le « patron » et ses « clients »), reposant sur des échanges réciproques de biens et de services et s'établissant sur la base d'un lien personnel habituellement perçu dans les termes de l'obligation morale. Envisagé de cette manière, il s'agit d'un phénom ... Lire la suiteÉcrit par : Justine LACROIX
Le renouveau de l'intérêt pour la communauté est un des traits majeurs de la pensée politique depuis les années 1980. Discrédité après la Seconde Guerre mondiale pour avoir été invoqué, dans la première moitié du xxe siècle, par des mouvements antidémocratiques, le concept avait à peu près disparu du discours public des intelle ... Lire la suiteÉcrit par : André AKOUN
« Comment se forme un concours unanime parmi des individus séparés ? » Envisagée de cette façon, la notion de consensus implique l'analyse des mécanismes et des procédures qui font naître la décision collective. Mais, derrière cette scène apparente – scène politique où s'instruit et se construit la volonté commune –, existe un autre ordre, plus pr ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric OCQUETEAU
Dans le chapitre Les statistiques, un enjeu technique et politique« Comme dans le cas du suicide, l'analyse des phénomènes criminels ne peut, contrairement à ce que paraissait croire Durkheim, être considérée comme relevant de la seule », concluaient Raymond Boudon et François Bourricaud en 1982, dans la première édition de leur Dictionnaire critique de la sociologie. Depuis le début des années 1980, l ... Lire la suite
Écrit par : Daniel GAXIE
Dans le chapitre Une compétition ouverte et pacifiéeDans une démocratie, l'accès aux positions de pouvoir (gouvernement, Parlement, exécutifs territoriaux) s'effectue, plus ou moins directement, à travers une lutte concurrentielle sur les votes et, plus généralement, sur le soutien des citoyens. La compétition est, dans l'ensemble, ouverte, sincère et pacifiée. Pourtant, tout au long de l'histoire ... Lire la suite
Dans le chapitre La représentation et la professionnalisation politiquesEn théorie, n'importe quel citoyen peut se présenter aux élections et devenir député, maire ou président de Région. En pratique, ces positions sont occupées par des hommes politiques. Cette expression courante suggère la spécialisation (et, à l'origine, la masculinisation) de la fonction. L'activité que nous désignons comme « politique » était, da ... Lire la suite
Dans le chapitre Représentation et délégationLa représentation repose sur une division du travail entre des spécialistes des questions du gouvernement (désignés comme « hommes politiques ») de la cité et des non-spécialistes (les « simples citoyens »). En vertu de ce « dogme des compétences », les premiers jouent un rôle politiquement actif, les seconds un rôle corollairement plus passif. Le ... Lire la suite
Dans le chapitre Compétition et transactions politiquesTous les systèmes politiques connaissent des luttes pour l'accès aux positions de pouvoir, mais c'est une spécificité des démocraties que ces luttes sont, pour une part, arbitrées par les réactions de citoyens (votes, sondages, manifestations, conversations avec les électeurs). Les rapports de forces dans un champ politique démocratique dépendent ... Lire la suite
Dans le chapitre La représentation des intérêts sociauxDu fait de leur autonomie, les champs politiques se focalisent souvent sur des enjeux spécifiques en relation avec les intérêts propres de leurs acteurs. Mais les débats politiques s'organisent aussi autour de questions qui préoccupent les citoyens « ordinaires » (chômage, éducation, environnement, transports, logement). Des problèmes sociaux se t ... Lire la suite
Écrit par : Claude RIVIÈRE
En latin, dominare, c'est exercer la souveraineté, celle du maître, du dominus. Le droit romain connaît le dominium, propriété des choses, et la potestas dominica, pouvoir du maître sur l'esclave. Celui qui domine exerce une contrainte sur la conduite d'autres personnes. La domination résulte du recours à la pui ... Lire la suiteÉcrit par : Jean LADRIÈRE
L'étude scientifique des systèmes politiques a traversé, historiquement, trois grandes phases. On les a d'abord étudiés en se plaçant au point de vue des institutions et en analysant leur mode de fonctionnement ; cette approche des phénomènes politiques relève, d'une part, d'une perspective juridique et normative, qui accorde une priorité aux supe ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CAZENEUVE, P. E. CORBETT, Victor-Yves GHEBALI, Q. WRIGHT
Dans le chapitre Guerre et paixLes études proprement sociologiques consacrées à la paix sont en nombre extrêmement réduit, surtout si on les compare à toutes celles qui ont trait à la guerre. Il n'en faudrait pas conclure à une préférence marquée de la part des auteurs pour la situation la plus souvent décrite, ou à une infirmité des méthodes d'approche à l'égard de la paix, qu ... Lire la suite
Écrit par : Delphine DULONG
La notion d'institution est centrale en sciences sociales. Émile Durkheim, d'ailleurs, présentait la sociologie comme « la science des institutions ». Il suffit de se reporter à la définition qu'en propose le politiste français Jacques Lagroye pour en comprendre les raisons. Selon lui, l'institution désigne un ensemble de pratiques, de rites et de ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURRICAUD
Le mot « institution », avant de recevoir les sens divers que les sociologues contemporains lui ont donné, avait dans l'usage classique deux emplois principaux. Il désignait d'abord l'ensemble des lois qui régissent une cité : la manière dont les pouvoirs publics et privés s'y trouvent répartis, les sanctions et les ressorts qui mettent en œuvre l ... Lire la suiteÉcrit par : Danielle TARTAKOWSKY
Définie comme une démonstration collective d'une opinion dans l'espace public, la manifestation devient une modalité d'action spécifique quand se tourne la page des révoltes et des révolutions. Déployée sur le même terrain que les cortèges processionnels, religieux ou corporatifs, et les attroupements, émeutes ou insurrections, constitutifs du rép ... Lire la suiteÉcrit par : Christophe CHARLE
Dans l'histoire de la France contemporaine, le terme notables désigne un groupe social et politique qui a dominé la société depuis les lendemains de la Révolution française jusqu'aux années 1880. Détenteurs d'importants capitaux fonciers soit par héritage (comme la noblesse traditionnelle), soit par investissement préférentiel (quand il s'agit de ... Lire la suiteÉcrit par : Patrick CHAMPAGNE
La notion d'« opinion publique » est aujourd'hui devenue une notion si banale dans les démocraties que son existence ne semble pas faire de doute. Invoquée en permanence par les différents acteurs de la vie politique – responsables gouvernementaux, syndicalistes, journalistes, acteurs économiques, mais aussi, et peut-être surtout, politologues qui ... Lire la suiteÉcrit par : Patrick CHAMPAGNE
Dans le chapitre Les usages contemporains de l'opinion publiqueL'introduction de la pratique des, après la Seconde Guerre mondiale en France – pratique qui se généralise en fait en 1965 à partir de l'élection du président de la République au suffrage universel – va mettre bon ordre en quelque sorte à cette situation où chacun peut dire et même croire qu'il sait ce que pense et ce que veut l'« opinion publiqu ... Lire la suite
Écrit par : Michel OFFERLÉ
Les partis sont des organisations engendrées par les processus de démocratisation, l'extension de l'électorat et de l'éligibilité. Lorsque le suffrage masculin s'élargit ou s'universalise, des intermédiaires régulent l'échange politique et proposent des programmes et des candidats. Lorsque l'éligibilité se démocratise, de nouveaux compétiteurs, di ... Lire la suiteÉcrit par : Delphine DULONG
Expliquer ce qu'est lasociologie politique serait assez simple si cette sous-discipline des sciences sociales était née dans des laboratoires de sociologie et si ceux qui s'en réclament aujourd'hui partageaient la même conception de leur travail. On pourrait alors se contenter de dire, sans nulle autre précision, qu'il s'agit d'une approche sociol ... Lire la suiteÉcrit par : Philippe JUHEM
Dans Sociologie politique des rumeurs (P.U.F., Paris, 2005), Philippe Aldrin relève le défi d'analyser raisonnablement le phénomène des rumeurs, objet au premier abord impalpable et irrationnel, au contenu apparemment évanescent et mensonger, et dont ceux qui l'entendent refusent de reconnaître participer de facto à sa propagation. Les re ... Lire la suite
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