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Écrit par : Jacques HANOUNE
On regroupe sous le nom de catécholamines trois composés dérivés de la phényléthylamine, tous hydroxylés en position 3 et 4 sur le noyau aromatique. Ce sont l'adrénaline, la noradrénaline et la dopamine. L'adrénaline, dont l'action est essentiellement hormonale, provient surtout de la glande médullo-surrénale, bien qu'on la trouve aussi dans le ce ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAMOUN
Dès 1934, Wintersteiner démontrait que l'animal, privé de surrénales, pouvait être maintenu en vie à l'aide d'une fraction amorphe extraite de la partie corticale de ces glandes. En 1953, Wettstein et Reichstein ont isolé, à partir de cette fraction, une substance hormonale comportant une fonction aldéhyde et ils lui ont donné le nom d'aldostérone ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique BIDET, Jean-Cyr GAIGNAULT, Jacques PERRONNET
Hormones stéroïdes à dix-neuf atomes de carbone, les androgènes naturels sont biosynthétisés par les gonades, ovaires et testicules (et dans ces derniers par les cellules de Leydig), et par les corticosurrénales (zone réticulée). La testostérone est chez le mâle le principal androgène parmi ceux qui circulent dans le sang. D'activité plus ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis SCHLIENGER
Découverte en deux temps, d'abord pour son action sur la contraction de la vésicule biliaire et rattachée à la cholécystokinine par Ivy et Golberg en 1928, puis pour son action sur la sécrétion enzymatique pancréatique, attribuée à la pancréozymine par Harper en 1943, cette hormone n'a vu reconnaître son unité structurale qu'en 1971 par Mutt. La c ... Lire la suiteÉcrit par : André MAYRAT, Raphaël RAPPAPORT, Paul ROLLIN, Universalis
Dans le chapitre Croissance humaineLa croissance staturale humaine résulte avant tout du développement du squelette jusqu'à l'âge adulte. Elle dépend donc essentiellement de l'activité des cartilages de conjugaison, constitués de cellules en constant renouvellement, qui préparent à leur contact la formation de tissu osseux permettant l'allongement des pièces squelettiques. La dispa ... Lire la suite
Écrit par : Christiane SINDING
La recherche sur les glandes surrénales fut stimulée par des observations cliniques faites sur des malades atteints d'insuffisance surrénalienne. De 1933 à 1936, trois groupes de chercheurs, dont celui d'Edward C. Kendall, qui avait déjà isolé la thyroxine, et celui de Tadeus Reichstein à Zurich, isolent à partir des corticosurrénales une substanc ... Lire la suiteÉcrit par : Christiane SINDING
L'histoire de l'insuline remonte à la mise en évidence expérimentale du rôle du pancréas dans la genèse du diabète sucré chez le chien, par Oskar Minkowski et Josef von Mering, en 1889. Stimulés en outre par les résultats encourageants de l'administration d'extraits de thyroïde dans l'hypothyroïdie, plusieurs chercheurs s'efforcent d'isoler la « s ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis SCHLIENGER
Hormones peptidiques gastro-intestinales, les entérogastrones sont produites par certains constituants du système APUD, et apparentées à la sécrétine et au glucagon. Sécrété dans le duodénum et le jéjunum par les cellules K, le GIP (gastric inhibitory peptide) appartient à la famille de la sécrétine. Synthétisé, il peut être dosé par méth ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique BIDET, Jean-Cyr GAIGNAULT, Jacques PERRONNET
L'appellation de ces substances dérive du terme œstrus (ou estrus) qui désigne, chez les mammifères femelles, la période où l'ovulation et la réceptivité vis-à-vis du mâle coïncident. Les estrogènes naturels sont des hormones stéroïdes à dix-huit atomes de carbone ; il s'agit principalement de l'estradiol (estra triène-1,3,5 diol-3,17), d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis SCHLIENGER
Hormone digestive la mieux connue, découverte en 1964 par R. A. Gregory, la gastrine est sécrétée par les cellules G. Authentifiées par leurs caractères ultrastructuraux, celles-ci prédominent dans l'antre gastrique, mais sont également présentes dans le duodénum, les premières anses intestinales et le pancréas. La gastrine est un peptide ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre CHARVET
La ghréline est une hormone naturelle isolée de l'estomac de certains mammifères, dont l'homme, par l'équipe japonaise de Kosima (Nature, no 402, pp. 656-660, 1999). Lorsqu'on l'injecte par voie intraveineuse ou dans le ventricule cérébral, ce peptide relâche l'hormone de croissance, growth hormone, ou GH (d'où le GH de ghrélin ... Lire la suiteÉcrit par : Jack BAILLET, Universalis
Dans le chapitre Mécanismes régulateurs neurovégétatifs et endocriniensAlors que le système régulateur physico-chimique est doué d'une certaine inertie, le système endocrinien permet un ajustement précis et rapide de la glycémie. Les modalités en sont résumées dans la figure 2. L'insuline est la seule hormone hypoglycémiante ; elle joue un rôle clef dans la régulation de la glycémie. Sa déficience se traduit ... Lire la suite
Écrit par : Jacques DECOURT, Yves-Alain FONTAINE, René LAFONT, Universalis, Jacques YOUNG
Dans le chapitre Les hormones en physiologie humaineOn désigne sous le nom d'hormones (du grec hormaô, je mets en mouvement, j'excite) des substances de nature organique, élaborées par certaines glandes (ou certains tissus), déversées dans le sang et ayant pour unique effet d'exercer une action spécifique sur des parties éloignées du même organisme qui jouent le rôle d'effecteurs ... Lire la suite
Écrit par : Christiane SINDING
Des extraits ovariens produisent l'œstrus chez des animaux castrés. Découverte des premiers estrogènes par Allen et Doisy (notamment l'œstrone ou folliculine). A. F. J. Butenandt isole l'androstérone, hormone androgène, masculinisante. L. Ružička synthétise l'androstérone. L'hormone mâle proprement dite est la testostérone (K. David et al.). Doisy ... Lire la suiteÉcrit par : Christiane SINDING
Jean-François Coindet, de Genève, utilise l'iode dans le traitement du goitre. George Murray traite avec succès une patiente atteinte d'hypothyroïdie avec des extraits de thyroïde de mouton. David Marine démontre que l'iode est nécessaire au fonctionnement de la thyroïde. Thyroxine et métabolisme : Edward Kendall isole l'hormone thyroïdienne sous ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DECOURT, Universalis
L'hypophyse tire son nom de sa situation à la partie inférieure du cerveau. C'est une glande endocrine formée de deux parties distinctes et d'origine embryonnaire différente : le lobe postérieur et le lobe antérieur. Ce dernier est constitué de sept sortes de cellules que l'on peut caractériser par leurs réactions aux divers colorants et les techn ... Lire la suiteÉcrit par : Paul LAGET
Malgré ses dimensions restreintes (quelques centimètres cubes chez l'homme), l'hypothalamus s'est peu à peu révélé comme le centre majeur des régulations homéostasiques. En tant que tel, il jouera donc un rôle fondamental dans tous les grands comportements des vertébrés, les plus rudimentaires comme les plus perfectionnés. Dire que l'hypothalamus ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques HANOUNE
De multiples travaux tendent à relier diverses formes d'obésité chez l'homme avec des mutations génétiques. La piste la plus sérieuse est celle de la leptine. Le gène ob, qui code pour cette protéine, est exprimé seulement dans le tissu adipeux blanc. La leptine serait sécrétée par ce tissu et freinerait le comportement alimentaire par un relais h ... Lire la suiteÉcrit par : Yvan TOUITOU
La mélatonine (N-acétyl-5-méthoxy-tryptamine) est une hormone sécrétée principalement par la glande pinéale ou épiphyse et également produite, mais en beaucoup plus faible quantité, par la rétine. Durant les trente dernières années, l'intérêt pour la glande pinéale a été relancé à la suite de l'isolement et de la caractérisation de la mélatonine, ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre KONOPKA
La ménopause est un processus touchant les femmes entre quarante-huit et cinquante-cinq ans ; les ovaires cessent, de manière plus ou moins progressive, de produire des hormones féminines : estradiol et progestérone. Tout d'abord, les ovaires perdent la possibilité d'ovuler régulièrement et, en conséquence, ne fabriquent plus la progestérone, égal ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis SCHLIENGER
La motiline est une hormone que libèrent les cellules EC2 du duodénum et du jéjunum, après alcalinisation de la muqueuse duodénale chez le chien (mais acidification chez l'homme). Favorisant l'activité motrice gastrique et intestinale, cette hormone aurait un rôle régulateur de la vidange gastrique. Elle est susceptible d'intervenir dans la pathog ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis SCHLIENGER
La neurotensine, composée de treize acides aminés, est localisée dans les neurones du cerveau et dans les cellules intestinales sécrétantes N. Elle est à la fois transmetteur peptidergique et hormone circulante. Elle entraîne une hyperglycémie avec des modifications de l'insulinosécrétion et des effets vasculaires périphériques avec hypot ... Lire la suiteÉcrit par : Christiane SINDING
À la fin du xixe siècle apparut l'idée que certaines structures anatomiques friables et très vascularisées sécrétaient des substances d'une grande importance pour l'organisme, qu'on appela « sécrétions internes », reprenant une expression inventée par Claude Bernard. Après qu'on eut montré que, dans certains goitres, la glande ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques MIROUZE, Éric RENARD, André RIBET
Dans le chapitre Pancréas endocrineLes îlots de Langerhans, qui constituent le pancréas endocrine, sont dispersés sur l'ensemble du pancréas, mais prédominent dans sa partie caudale. Leur nombre est de l'ordre de 1,5 à 2,5 millions pour un poids global de 1 à 2 g. Leur taille s'échelonne de 50 à 300 μm de diamètre, et ils contiennent des centaines à des milliers de cellules endocri ... Lire la suite
Écrit par : Alain REINBERG, Universalis
Les constatations convergentes faites chez l'homme et chez l'animal, la confrontation des syndromes d'hyposécrétion et d'hypersécrétion des parathyroïdes permettent d'affirmer que la fonction principale de ces glandes endocrines est de participer à la régulation du métabolisme phosphocalcique. Leur rôle essentiel est la régulation de la c ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique BIDET, Jean-Cyr GAIGNAULT, Jacques PERRONNET
Sous le terme de progestatifs on regroupe l'hormone naturelle, la progestérone, et toutes les molécules artificielles capables d'induire à des degrés divers des réponses biologiques. La progestérone est l'un des intermédiaires possibles de la biosynthèse des hormones stéroïdes des mammifères : c'est aussi le stade ultime de la biosynthèse ... Lire la suiteÉcrit par : Geneviève DI COSTANZO
Substances gonadotropes découvertes en 1927 chez la souris par Aschheim et Zondek, et qui se retrouvent en quantités considérables chez les mammifères supérieurs, dans le sang et dans les urines, au décours de la grossesse. Leur origine est placentaire, mais elles sont très proches des gonadotrophines hypophysaires, tant par leur nature que par le ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DECOURT, Jean-Marc LOBACCARO, Étienne PATIN, Lluis QUINTANA-MURCI, Charles SULTAN
Dans le chapitre Hormones sexuelles : rôle des androgènesLe rôle des estrogènes est étudié dans l'article appareil génital : ils sont responsables de la morphogenèse « neutre » à savoir féminine. Nous ne l'envisagerons pas ici. Les ont longtemps été considérés comme des hormones exclusivement virilisantes, c'est-à-dire responsables de la différenciation et du développement de l'appareil génital ... Lire la suite
Écrit par : Jean-Louis SCHLIENGER
Hormone initialement extraite de l'hypothalamus, la somatostatine a été retrouvée dans les cellules D tout au long du tractus digestif (surtout dans l'antre et le fundus gastrique) et dans le pancréas. Ce tétradécapeptide inhiberait, entre autres, toutes les sécrétions hormonales digestives, notamment la sécrétion de gastrine, d'insuline ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique BIDET, Jean-Cyr GAIGNAULT, Jacques PERRONNET, Daniel PHILIBERT
Dans le chapitre Les stéroïdes hormonaux naturelsChez les, les hormones stéroïdes proviennent de la transformation que le cholestérol subit dans des glandes endocrines. Les quantités de ce stérol dont disposent ces glandes ont différentes origines. En effet, bien qu'elles puissent en biosynthétiser par elles-mêmes de petites quantités, elles utilisent principalement le ... Lire la suite
Écrit par : Jacques DECOURT, Paul DI COSTANZO
Les glandes surrénales furent découvertes en 1543 par B. Eustachi, mais leur rôle n'apparut qu'en 1855 lorsque T. Addison décrivit la maladie bronzée et la rattacha à une destruction de ces glandes. C. E. Brown-Séquard (1856) démontra expérimentalement qu'elles étaient indispensables à la vie. En 1895, Oliver et Schäfer révélaient l'influ ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DECOURT
La glande thyroïde, la plus volumineuse des glandes à sécrétion interne, dérive d'une ébauche endodermique située à la partie antérieure du plancher pharyngien, au niveau de la base de la langue. Au cours de sa migration vers le cou pendant le développement embryonnaire, elle laisse parfois, le long du tractus thyréoglosse, des résidus qui peuvent ... Lire la suiteÉcrit par : Christiane SINDING
L'effet bénéfique des algues de mer sur les goitres myxœdémateux était connu depuis des siècles lorsque le chimiste Bernard Courtois isola l'iode de cendres d'algues. Après le succès thérapeutique obtenu sur un cas semblable par George Murray en 1891, grâce à l'administration orale d'extraits de thyroïde, on chercha à isoler le principe actif de c ... Lire la suite
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