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Écrit par : Elisabeth ANGEL-PEREZ, Jacques DARRAS, Jean GATTÉGNO, Christine JORDIS, Ann LECERCLE, Mario PRAZ
Toute histoire littéraire sous-entend une perspective et la perspective a rapport au temps présent, le passé étant vu en fonction de problèmes contemporains ; ainsi, maint écrivain dont le nom est consacré dans le panthéon des célébrités peut se trouver aujourd'hui ou demain dans la situation de la semence qui tombe sur le basalte. Si l'on conçoit ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Yves PÉTILLON
Bien que leur humeur ait plutôt été une amertume sarcastique ou boudeuse et leur rébellion un repli, un refus de souscrire plus longtemps à une vulgate officielle qui leur donnait des haut-le-cœur, on les a appelés, globalement, les « jeunes gens en colère », et le label est resté. Il désigne une poignée d'écrivains, romanciers dramaturges ou essa ... Lire la suiteÉcrit par : André TOPIA
Cénacle d'intellectuels et d'artistes liés à Cambridge, coterie d'esthètes londoniens ou confrérie secrète, le groupe de Bloomsbury fut une nébuleuse insaisissable qui, pendant les dix années précédant la Première Guerre mondiale, eut une influence déterminante sur la vie culturelle anglaise. Littérature, biographie, peinture, économie, sciences s ... Lire la suiteÉcrit par : Louis BONNEROT
Par une distinction sociale et politique plutôt que littéraire, on nomme poètes cavaliers, au milieu du xviie siècle, les poètes profanes, antipuritains, qui ont appartenu au parti royaliste. Successeurs de Ben Jonson, ils tirent de lui des exemples de sobriété et de régularité qui préparent le classicisme ; ils continuent auss ... Lire la suiteÉcrit par : Henri FLUCHÈRE
On désigne sous le terme de théâtre élisabéthain la production dramatique qui fit la gloire littéraire du règne d'Élisabeth Ire (1558-1603) et se prolongea jusqu'à la fermeture des théâtres, en septembre 1642, après la victoire des puritains. Toutefois, la critique anglaise utilise le terme « jacobéen » ou « Stuart » quand il s'agit de ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
L'Empfindsamkeit, la plus forte et la plus universelle des manifestations préromantiques, déferla d'Ouest en Est entre 1740 et 1790 sur toute l'Europe littéraire et artistique. La vague, partie de l'Angleterre, balaya devant elle le rationalisme tranquille de l'Aufklärung (les Lumières) pour le remplacer par l'inquiétante nostalgie de l'au-delà de ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Description divertissante d'un aspect du mode de vie d'un pays, généralement écrite à l'intention de lecteurs étrangers par quelqu'un qui se trouve sur place. Le portrait littéraire se présente comme une variante de l'esquisse. De style concret et journalistique, l'esquisse est moins dramatique, mais plus analytique et descriptive que le conte et ... Lire la suiteÉcrit par : Georges GRANJOUX
L'euphuisme, style maniéré qui tire son nom d'Euphues, œuvre romanesque en prose de John Lyly (1554 env.-1606) représente la première grande manifestation de la conscience, qui se développait chez les Anglais de la Renaissance, des possibilités de leur langue maternelle ; ce style a eu tout à la fois une fonction sociale, en marquant de s ... Lire la suiteÉcrit par : Henri FLUCHÈRE
En Angleterre, on désigne les périodes ou les écoles littéraires par l'adjectif formé avec le nom du souverain régnant : ainsi, le terme « georgien » s'applique à un groupe de poètes ou plutôt à une production poétique qui connut ses belles années sous le règne de George V, c'est-à-dire, en gros, pendant les deuxième et troisième décennies du ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Dans la littérature et la caricature anglaises, John Bull représente l'Anglais « typique » ; on trouve pour la première fois le personnage dans La loi est un puits sans fond... (Law is a Bottomless-Pit..., 1712), l'une des cinq satires politiques connexes écrites par John Arbuthnot et qui furent à nouveau publiées par Sw ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MELOT
Livre de luxe, sans aucune valeur utilitaire, mais de présentation très soignée et de contenu très anodin, que les Anglais offraient comme étrennes. Keepsake signifie : objet donné pour être gardé en souvenir. La vogue en fut lancée vers 1820 et correspond à l'époque romantique. Cette mode remplaçait celle du Taschenbuch allemand ... Lire la suiteÉcrit par : Louis BONNEROT
The Lake Poets, The Lake School, le terme apparaît pour la première fois en août 1817, sous la plume du critique et fondateur de l'Edinburgh Review, Francis Jeffrey ; il s'applique à Southey, Coleridge et Wordsworth qui, tous trois, ont résidé dans la région des Lacs au nord-ouest de l'Angleterre (The Lake District ... Lire la suiteÉcrit par : Robert ELLRODT
La poésie « métaphysique » anglaise, contemporaine et proche parente de la poésie que l'on dit baroque sur le Continent, est-elle une école – l'école de Donne –, un style, un ordre esthétique, un mode de sensibilité, un moment de l'histoire littéraire ou une catégorie universelle ? Le critique soucieux de précision en définira l'esprit dominant, l ... Lire la suiteÉcrit par : Ann Daphné GRIEVE
Roman « terrifiant », roman noir, ou encore, plus proche de l'anglais, roman gothique : il semble malaisé de définir cet ensemble d'œuvres romanesques, dont la vogue en Angleterre, à la fin du xviiie siècle et au début du xixe siècle, coïncide avec le romantisme, et qui ne se laissent pas enfermer dans un ge ... Lire la suiteÉcrit par : Henri PEYRE, Henri ZERNER
Dans le chapitre LittératureL'adjectif « romantique », qui apparut le premier dans plusieurs langues de l'Europe (romantic, romantisch, romántico), et le substantif qui en fut tiré sont mal choisis et obscurs. Mais il en est de même pour « baroque », « classique », « réaliste », « symboliste » et pour presque tous les termes qui désignent une période ou un mouvement ... Lire la suite
Écrit par : Max MILNER
On désigne par « satanisme » un certain nombre de courants qui se sont développés au xixe siècle, principalement en Angleterre et en France, dans l'orbite du romantisme. Il s'agit toujours, pour les auteurs qui magnifient Satan ou qui modèlent à son image des héros révoltés, de faire entendre leur protestation contre un ordre s ... Lire la suiteÉcrit par : Louis BONNEROT, Roland MARX
Dans le chapitre LittératureLa littérature victorienne, conditionnée par le climat de l'époque, reçoit son empreinte profonde des forces intellectuelles nouvelles. La prose domine, propice à l'exposé des problèmes religieux et des controverses que pose la pensée scientifique face à l'idéalisme. Mill (1806-1873) représente, en l'assouplissant, l'utilitarisme ; Darwin (1809-18 ... Lire la suite
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