21-22 septembre 1987France. Remous dans l'audiovisuel

 

Le 21, dans un entretien à l'hebdomadaire Le Point, François Mitterrand critique sans ménagement la Commission nationale de la communication et des libertés, qui n'a, selon lui, rien fait « qui puisse inspirer ce sentiment qu'on appelle le respect ». Élargissant son propos à l'ensemble du paysage audiovisuel français, il regrette la privatisation de chaînes publiques, et déplore les « chasses aux sorcières », y compris en 1981. Le jour même, la C.N.C.L. répond aux attaques présidentielles en estimant avoir agi en parfaite indépendance. Toutefois, les deux membres nommés par l'Élysée, Catherine Tasca et Bernard Labrusse, refusent de s'associer à cette réponse.

Le 22, la direction de T.F.1 annonce une procédure de licenciement contre Michel Polac, producteur-animateur de Droit de réponse, lui reprochant les attaques contre la C.N.C.L., mais surtout d'avoir laissé passer à l'écran des caricatures critiquant son employeur. Cette décision suscite dans la classe politique et chez les journalistes des polémiques, qui portent en particulier sur la suppression d'un « espace de liberté » télévisuel.

—  Universalis



Tous les événements concernant :

Tous les événements :

Pour citer l’article

«  21-22 septembre 1987 - France. Remous dans l'audiovisuel », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 avril 2022. URL : http://www.universalis.fr/evenement/21-22-septembre-1987-remous-dans-l-audiovisuel/